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Victoire des Léopards : Le message subliminal des Congolais à KAGAME et «KABILA»

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image Les Léopards de la RDC - Champion de la CHAN 2016 avec le sortant "Joseph KABILA"

Et lorsque le hasard de classements du CHAN amène les Congolais, vainqueurs des Ethiopiens (3-0) et des Palancas Negra d’Angola (4-2) avant une chute face au Lions Indomptables du Cameroun (1-3), à croiser le fer avec le pays organisateur le 30 janvier dernier, les Congolais n’en entrevoient pas moins une bonne occasion d’adresser là un message clair aux Rwandais. C’est le sens même des propos que l’entraineur congolais a adressé à ses poulains avant ce fameux match : «Vous savez que nous ne pouvons perdre ce match pour rien au monde, et cela pour des raisons que vous connaissez et que nous ne pouvons pas évoquer ici… !» C’est tout dire ! Déjà des milliers de leurs compatriotes venus de Goma et de Bukavu assister au match Rwanda-RDC répètent à l’envie les mêmes propos, affirmant que si un match de football à ce niveau de la compétition est fait pour être gagné ou perdu, «par contre, nous ne pouvons pas perdre le match contre le Rwanda » ! Tous les Congolais avaient compris que cette rencontre-là n’était pas simplement sportive, mais porteuse d’une lourde charge politique. C’est une occasion où se jouent leur honneur et leur dignité. Il fallait donc gagner un derby dont l’honneur, le sursaut patriotique et finalement la souveraineté confisquée du Congo étaient le prix. Et contrairement aux “hommelettes” (entendez ces hommes politiques congolais, ces «chiens de Pavlov» qui accompagnent l’occupation) qui, devant les Rwandais préfèrent courber l’échine, les jeunes Congolais, eux, ont saisi l’occasion de ce Chan 2016 pour administrer à l’occupant rwandais, en tant que pays organisateur, non seulement une “giffle” à la hauteur de son arrogance (2-1), mais aussi une «humiliation publique» à son Président le 7 Février 2017. En effet, en battant le Mali (3-0), les jeunes Congolais du Léopards ont contraint ainsi Paul Kagame lui-même, l’arrogance incarnée et orfèvre des malheurs Congolais, de se courber, du haut de ses 1,86 m de long, devant le grand Congo et sa jeunesse pour leur remettre de ses propres mains (comme le veut la tradition) le trophée continental qu’il avait tant convoité pour lui et son peuple ! Pour quiconque connaît l’homme, son dédain schizophrénique devant ce qu’ils appellent là-bas les “Bicucu” (les fainéants Congolais), Il faut dire que c’est le cœur meurtri, le sphincter serré et la main lourde qu’ à côté de M. Issa Hayatou, président de la CAF et président ai de la FIFA que le président Paul Kagame a sacrifié au rituel de remise de trophée aux Congolais. Faute de son propre pays, il aurait tant souhaité le remettre à quelque autre pays participant et non aux Congolais. En témoigne, le rictus qu’on pouvait lire sur les lèvres moites du dictateur Rwandais tout au long de cet exercice.

Indiscutablement, Paul Kagame savait dès le jour où son pays avait obtenu de la CAF (Confédération Africaine de Football) l’organisation de la 4ème édition du Championnat d’Afrique des Nations de Football (CHAN 2016), que c’est lui qui aurait la charge de remettre les médailles et le trophée aux joueurs vainqueurs de cette épreuve. Seulement aux fins fonds de lui-même, il avait la ferme conviction de voir le fameux trophée et les 750.000 dollars us qui l’accompagnent rester au Rwanda. Mais voilà que ce rêve a été démoli, tel un château de sable, par les insaisissables Léopards de la République Démocratique du Congo. Les poulains du sélectionneur congolais Floribert Ibenge qui avaient déjà concédé (stratégiquement?) une victoire aux Rwandais dans un cadre amical disputé l’avant veille du début du tournoi, ont surpris leurs adversaires rwandais en leur sortant un autre jeu qui leur était totalement inconnu, les éliminant ainsi dans leur propre stade « Amahoro » plein comme un œuf et cela, devant leurs propres suporters rwandais médusés et assommés ! Un seul petit but obtenu pendant la prolongation avait en effet brisé net les prétentions de la «supériorité» du pays organisateur ainsi que les illusions pharaoniques de son satrape de président.

Tenez ! La veille de ce derby Rwanda-RDC, le président Paul Kagame avait personnellement reçu dans sa résidence les athlètes rwandais afin de les exhorter à donner le meilleur d’eux-mêmes pour gagner la partie qui les opposait aux Congolais. C’est dire que derrière l’enjeu sportif, pour l’homme fort de Kigali, la rencontre Rwanda-RDC revêtait un grand enjeu géopolitique dans la région des Grands Lacs. Ce match offrait en effet au patron du Tutsi-power et à son pays le Rwanda de confirmer au monde leur supposée «supériorité congénitale» et prouver une fois pour toute que les Congolais ne sont rien d’autres que des simples “Bicucu” (des fainéants, comme on nous qualifie là-bas au pays des milles collines) devant les “intrépides” Tutsi-Rwandais !

C’est donc dans cet état d’esprit-là qu’il faut expliquer l’absence remarquée de celui que certains Congolais appellent «Président de la RDC», « Joseph Kabila » pour ne pas le nommer, au stade Amahoro du Rwanda durant toutes les étapes des épreuves, y compris pour la finale où la RDC a été auréolée pour la deuxième fois. Deux présidents ne peuvent pas représenter un seul pays ! Sous le régime d’occupation, Kagame est le Président du Congo-Rwanda. Et en cette qualité, sa seule présence représente les deux pays !  

Le message subliminal de la jeunesse congolaise à Kagame et «Kabila» : Recouvrer la souveraineté et la fierté bafouée et confisquée

Ce que les Rwandais ont cependant jusqu’à présent  manqué d’intégrer dans leur obscurs et sournois calculs empreints de mépris à l’endroit de leurs voisins Congolais, c’est d’une part le travail de fourmi qui se fait par des mouvements de résistance congolaise, notamment l’APARECO et son leader Honoré Ngbanda, auprès des jeunes Congolais pour leur insuffler le vent du éveil patriotique, et de l’autre la prise de conscience de plus en plus aguerrie des méfaits de l’occupation qui s’en suit.  De fil en aiguille en effet, et forts de ces deux facteurs déterminants, les jeunes congolais supportent de moins en moins l’humiliation que les occupants rwandais font subir à leurs parents, sœurs et filles. Ils attendent ainsi une occasion rêvée pour leur rendre la monnaie de leur pièce.

Et lorsque le hasard de classements du CHAN amène les Congolais, vainqueurs des Ethiopiens (3-0) et des Palancas Negra d’Angola (4-2) avant une chute face au Lions Indomptables du Cameroun (1-3), à croiser le fer avec le pays organisateur le 30 janvier dernier, les Congolais n’en entrevoient pas moins une bonne occasion d’adresser là un message clair aux Rwandais. C’est le sens même des propos que l’entraineur congolais a adressé à ses poulains avant ce fameux match : «Vous savez que nous ne pouvons perdre ce match pour rien au monde, et cela pour des raisons que vous connaissez et que nous ne pouvons pas évoquer ici… !» C’est tout dire ! Déjà des milliers de leurs compatriotes venus de Goma et de Bukavu assister au match Rwanda-RDC répètent à l’envie les mêmes propos, affirmant que si un match de football à ce niveau de la compétition est fait pour être gagné ou perdu, «par contre, nous ne pouvons pas perdre le match contre le Rwanda » ! Tous les Congolais avaient compris que cette rencontre-là n’était pas simplement sportive, mais porteuse d’une lourde charge politique. C’est une occasion où se jouent leur honneur et leur dignité. Il fallait donc gagner un derby dont l’honneur, le sursaut patriotique et finalement la souveraineté confisquée du Congo étaient le prix. Et contrairement aux “hommelettes” (entendez ces hommes politiques congolais, ces «chiens de Pavlov» qui accompagnent l’occupation) qui, devant les Rwandais préfèrent courber l’échine, les jeunes Congolais, eux, ont saisi l’occasion de ce Chan 2016 pour administrer à l’occupant rwandais, en tant que pays organisateur, non seulement une “giffle” à la hauteur de son arrogance (2-1), mais aussi une «humiliation publique» à son Président le 7 Février 2017. En effet, en battant le Mali (3-0), les jeunes Congolais du Léopards ont contraint ainsi Paul Kagame lui-même, l’arrogance incarnée et orfèvre des malheurs Congolais, de se courber, du haut de ses 1,86 m de long, devant le grand Congo et sa jeunesse pour leur remettre de ses propres mains (comme le veut la tradition) le trophée continental qu’il avait tant convoité pour lui et son peuple!

Pour quiconque connaît l’homme, son dédain schizophrénique devant ce qu’ils appellent là-bas les “Bicucu” (les fainéants Congolais), Il faut dire que c’est le cœur meurtri, le sphincter serré et la main lourde qu’ à côté de M. Issa Hayatou, président de la CAF et président ai de la FIFA que le président Paul Kagame a sacrifié au rituel de remise de trophée aux Congolais. Faute de son propre pays, il aurait tant souhaité le remettre à quelque autre pays participant et non aux Congolais. En témoigne, le rictus qu’on pouvait lire sur les lèvres moites du dictateur Rwandais tout au long de cet exercice.

En réalité outre l’arrogance blessée, Paul Kagame avait deux autres raisons et non de moindre de se sentir gêné aux entournures pendant cette cérémonie de remise de trophée. Pendant qu’il remettait de ses propres mains ce trophée aux jeunes Congolais, lui, qui est loin d’être naïf et encore moins ignorant de la symbolique ni de la sémiologique ou la science de signes, a sans doute réalisé qu’il était en même temps entrain de remettre à ces derniers deux choses importantes : d’abord il remettait aux Congolais la fierté qu’il leur avait vole ; et ensuite il leur rendait, et c’est très important de le souligner, le destin et le leadership de la RD Congo qu’il avait frauduleusement confisqués.

Or si Kagame qui trône à Kigali se fait passer pour le modèle de bonne gouvernance, c’est grâce aux retombées économiques et géopolitiques que pendant de longues années son pays et son régime tirent de leur occupation du Congo. En remettant de ses propres mains la coupe et les médailles aux Congolais le dimanche 7 février, sans le vouloir (mais pouvait-il s’y opposer?), Paul Kagame a mis symboliquement et spirituellement une croix sur son leadership politique et économique en RD Congo. Il pourrait s’arc-bouter et se débattre pendant un certain temps encore, mais le fait est que le geste symbolique et spirituel est posé : c’en est fini de sa suprématie sur la RDC et le peuple congolais!

Par ailleurs l’homme fort du Rwanda, grâce à ses milliers d’hommes qui opèrent au sein des services congolais de renseignement à Kinshasa comme dans les principales régions congolaises sous sa botte, doit avoir reçu en temps réel des rapports sur la liesse populaire qui a suivi la victoire des Congolais au Chan 2016. Ainsi il doit avoir appris que dans les rues de Kinshasa, Goma, Bukavu, Kisangani et presque partout en RD Congo, la jeunesse congolaise a envahi les grandes artères et rappeler à son pro-consul à Kinshasa, «Joseph Kabila», que c’en était fini de lui au Congo. Le message de la jeunesse congolaise est clair : “Kabila, yebela mandat esili” (sache-le Kabila, ton mandat c’est fini), ont scandé dans les rues de la capitale des dizaines de milliers des jeunes. Au point que le patron de la police nationale congolaise, le général rwandais Charles Bisengimana, membre influent de la galaxie Kagame en RD Congo, s’est vu obligé d’envoyer des éléments anti-émeute de la police disperser l’expression de liesse populaire qui visiblement prenait la forme d’une manifestation anti-Kabila, anti-occupation. A Kinshasa c’est aux coups des grenades lacrymogènes, dans une exhibition de force sans commune mesure avec l’expression spontanée mais pacifique d’un sentiment refoulé depuis des années, que la police a chargé sans ménagement les “manifestants”. Une dépêche de l’AFP corroborée par des centaines de témoignages vidéos mis en lignes dans des médias sociaux a fait le tour du monde indiquant en effet que la police a été amené à tirer sur des jeunes Congolais qui, à cette occasion, scandaient des messages hostiles au président «Joseph Kabila».

Or Joseph Kabila n’est pas n’importe qui dans le dispositif kagaméen en vue de faire main basse sur toute la région des grands lacs au profit du tutsi-power. En effet, c’est par le truchement de son meilleur cheval de Troie, «Joseph kabila», que Kagame contrôle, régente, occupe et pille la RD-Congo. Donc mettre en échec le plan de “glissement” dont Joseph Kabila entend se servir pour rester au pouvoir à la tête de la RD Congo, c’est priver Paul Kagame des moyens de sa politique hégémonique. Sans «Joseph Kabila», son pro-consul à la tête de la RD Congo, Paul Kagame est réduit à sa plus simple expression.

Ironie du sort, c’est son propre CHAN, celui-là même qu’il a organisé dans l’euphorie de sa mégalomanie qui aura sonné le dernier glas pour ses chimères pharaoniques. Et celui de son protégé, «Joseph Kabila».

Il importe maintenant que l’élan du sentiment de fierté congolaise retrouvée dans ce stade Amahoro de Kigali ainsi que la flamme du patriotisme qui y a été allumée par les vaillants Léopards congolais accompagnés de leurs frères et sœurs du Congo profond ne faiblissent pas, mais se transforment en une dynamique de soutien à la résistance populaire congolaise qui conduira à “dégager” l’imposteur Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila et le Tutsi-power qui occupent notre pays la République Démocratique du Congo.

Paris, le 08 Février 2016

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE


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