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Faux médicaments : Des dépôts pharmaceutiques fermés en RDC ont repris du service

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image Dépôt pharmaceutique, Kinshasa

Le ministre de la Santé en RDC, a mené une lutte acharnée contre les officines pharmaceutiques et les usines pharmaceutiques qui ne travaillent pas dans les normes. Il a même à l’occasion, eu à fermer quelques usines pharmaceutiques qui ne travaillaient pas dans les normes. Il a même  eu à l’occasion, à fermer quelques usines pharmaceutiques à Kingabwa et Limete afin qu’elles remplissent les conditions. Ses services ont pu dénombrer plus de 5.000 officines pharmaceutiques qui fonctionnent sans autorisation. Des dépôts pharmaceutiques étaient également ciblés. Mais on ne sait pas par quelle magie, on n’avait plus reparlé de ce dossier. Certains dépôts pharmaceutiques des Libanais et des Indiens visés et qui ne fonctionnaient pas dans les normes, avaient repris du service. Peut-être qu’ils ont rempli des conditions, mais aucun rapport n’a été officiellement communiqué au public. D’où la question, l’Etat congolais censé protéger la santé de la population, va-t-il se laisser faire au nom des puissants lobbies qui travaillent dans l’ombre ?

La vie des Africains est menacée alors sérieusement menacée. Cette menace n’est pas le fait de milices armées, ou des organisations islamistes qui tuent à longueur des journées et des nuits, bien qu’elle soit une réalité, mais le danger vient de la  circulation de faux médicaments qui circulent à travers nos frontières au vu et au su de ceux qui sont censés extirper ce poison de produits qui sont autorisés à entrer dans notre territoire national.

Cette tragédie se vit malheureusement sur toute l’Afrique subsaharienne où la quasi-totalité de nos frontières sont poreuses. Du Mali à l’Erythrée, de la Lybie à l’Afrique du Sud en passant par le Bénin, le Nigeria, la RD Congo ou la Zambie, ou le Cameroun, faux médicaments traversent  les frontières selon le vœu de ces trafiquants qui ont acquis une sorte de pouvoir de vie ou de mort sur  nos vies.

La révélation vient d’être faite par la Fondation  » Chirac  » qui a dans une diffusion à RFI, rendue publique ce fait. Cette fondation crée par un ancien président français, a publié ces faits après des études qu’elle a menée après plusieurs années dans différents pays africains et les principaux pays d’Asie où les Africains s’approvisionnent tels la Chine et l’Inde.

Selon cette fondation citée par la Radio France internationale, la vente de faux médicaments rapportent à leurs auteurs 20 à 45 fois plus que le trafic de drogue. C’est un réseau bien organisé qui a tissé des tentacules à travers le monde. Mais parmi le produit le plus concerné, on cite la quinine. En provenance notamment de l’Asie. Des études que cette fondation a menées, démontrent que plusieurs antipaludéens sont fabriqués sur base de peintures, de produits appelés Morora et d’autres substances sur lesquelles on étiquette  Quinine ou un autre produit antipaludique.

L’Afrique où le taux de paludisme reste le plus élevé au monde, se laisse facilement attiré par l’appât. La deuxième faiblesse des pays africains, c’est le manque de rigueur dans le contrôle des médicaments qui  passent par les frontières, ports, aéroports ou autres frontières terrestres. Un autre problème est naturellement, le manque d’équipements de laboratoires appropriés par les services de contrôle.

Mais si d’aventures, toutes ces conditions sont réunies, les agents chargés de ces contrôles aux frontières sont pour la plupart achetés et entretenus en haut lieu. Mais un autre danger qui s’est ajouté dans la circulation de faux ou des mauvais médicaments, c’est  l’achat de ces produits en  ligne. Par exemple la France à elle seule, on a enregistré 226 maison spécialisées dans la vente en ligne de produits pharmaceutiques. Ces maisons, selon des études, ne sont pas  toutes agrées par des services spécialisés de la  santé publique de la France sensées veiller sur l’authenticité des produits qu’elles livrent à distance à leurs clients.

Devant cette réalité, la grande question qui se pose au niveau déjà de la France, faut-il interdire à ces maisons d’exercer et dans quelle période de temps, peut-on arriver à cerner des vrais des faux. Parce qu’il n’est pas dit que toutes ces maisons sont dans des mauvaises pratiques. Mais comment reconnaître, ce qui s’y sont déjà engagées depuis des années et comment les couper de leurs clients qui se retrouvent pas seulement en Afrique mais aussi dans certains pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique. C’est en tout cas là, la grande problématique.

Dans des pays comme la RDC, où la technologie de l’information et de la communication commence à s’installer et où la surveillance informatique n’est pas vraiment tout à fait structurée comme sous d’autres cieux, le pays est encore loin de prétendre assurer une surveillance sur ce secteur. Déjà sur le plan de la téléphonie cellulaire, des réseaux maffieux gérés depuis l’Europe avec des antennes bien plantées à Kinshasa, continuent  à opérer en toute quiétude jusqu’à ce jour malgré quelques actions menées par Typhon Kin Kiey du temps où il pilotait le ministère des PT NTIC.

Jusqu’à ce jour, il y a des appels en provenance de l’Europe et qui apparaît sur nos téléphones avec des numéros de réseaux locaux. (soit Airtel, Vodacom)… comme pour dire, le problème n’est pas encore résolu peut-être qu’avec le nouveau DG de la SCPT, les choses peuvent changer mais en attendant la lutte doit se poursuivre.

Quelle est la situation de faux médicaments en RDC ?

La problématique des faux médicaments en RDC n’est pas en tout cas une nouveauté. Il y a deux ans, le ministre national de la Santé, Félix Kabange pour ne pas le citer, a mené une lutte acharnée contre les officines pharmaceutiques et les usines pharmaceutiques qui ne travaillent pas dans les normes. Il a même à l’occasion, eu à fermer quelques usines pharmaceutiques qui ne travaillaient pas dans les normes. Il a même  eu à l’occasion, à fermer quelques usines pharmaceutiques à Kingabwa et Limete afin qu’elles remplissent les conditions. Ses services ont pu dénombrer plus de 5.000 officines pharmaceutiques qui fonctionnent sans autorisation. Des dépôts pharmaceutiques étaient également ciblés.

Mais on ne sait pas par quelle magie, on n’avait plus reparlé de ce dossier. Certains dépôts pharmaceutiques des Libanais et des Indiens visés et qui ne fonctionnaient pas dans les normes, avaient repris du service. Peut-être qu’ils ont rempli des conditions, mais aucun rapport n’a été officiellement communiqué au public.

D’où la question, l’Etat congolais censé protéger la santé de la population, va-t-il se laisser faire au nom des puissants lobbies qui travaillent dans l’ombre ?

Dans l’entretemps, l’OCC qui a la charge de vérifier, de contrôler tout ce qui entre au pays, a-t-il  tous les moyens de sa politique ? Parce qu’ici, il ne s’agit pas seulement des médicaments mais aussi de produits alimentaires et la qualité d’autres articles.

[Jean-Pierre Seke]


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