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Les « combattants » d'Ebola honorés par Times magazine

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image Ebola - Person of the year 2014, Times magazine cover.

Le magazine Times » a publié le week-end dernier les personnalités de l’année 2014.  Pour cette année le magazine américain  a désigné les personnes qui luttent contre le virus Ebola comme étant les personnalités de l’année 2014. Selon Times, ces personnes qui, en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis se dévouent à leur mission principale, celle de soigner les malades d’Ebola, en dépit d’énormes risques de contamination ne méritaient pas mieux que d’être désigné comme des hommes et des femmes de l’année 2014. Au nombre de personnel médical cité par Time Magazine comme personnalités de l’année figurent aussi des médecins  et infirmières congolais qui n’ont pas hésité à soigner des personnes atteintes d’Ebola à Djera, dans la province de l’Equateur. D’autres encore sont allés soigner des victimes de cette fièvre hémorragique d’Ebola en Sierra Leone et en Guinée Conakry.

Les paris ouverts

Depuis plusieurs semaines, les paris étaient ouverts : qui pour succéder au pape François ? Vladimir Poutine ? Taylor Swift ? Perdu : le magazine Time a choisi comme personnalité de l’année 2014 les « combattants » qui luttent contre l’épidémie d’Ebola au péril de leur vie.

L’hebdomadaire américain a révélé le mercredi 10 décembre cinq « unes » différentes, montrant des figures emblématiques de ce combat : le médecin Kent Brantly, guéri après avoir été le premier Américain à contracter le virus en juillet, alors qu’il était en mission au Liberia ; Jerry Brown, un chirurgien libérien qui a fait de la chapelle de son hôpital le premier centre de traitement d’Ebola du pays ; Foday Gollah, chef d’une équipe d’ambulanciers qui a survécu à l’infection ; Salome Karwah, aide-soignante de Médecins sans frontières qui s’est occupée de patients après avoir perdu ses deux parents et avoir survécu à Ebola ; et Ella Watson-Stryker, une éducatrice américaine de Médecins sans frontières qui travaille en Afrique de l’Ouest depuis mars dernier.

Cette année, plutôt que de désigner une personne en particulier comme personnalité de l’année 2014, le Time magazine a décidé de célébrer un groupe d’anonymes: tous ceux qui luttent contre Ebola sur le terrain, des médecins et infirmiers au personnel funéraire.

Déjà en 2011, le magazine avait choisi une entité symbolique plutôt qu’une personnalité: « le manifestant », aussi bien celui des révolutions arabes que d’Occupy Wall Street, et en 2006, la personnalité de l’année était « vous », car grâce à Internet, « vous contrôlez l’ère de l’information ».

C’est en 1950 que, pour la première fois, Time magazine avait choisi d’honorer un groupe d’anonymes: les soldats américains de la guerre de Corée.

Si le reste du monde peut dormir tranquille, c’est grâce à eux

« Ebola est une guerre et un avertissement », a écrit le magazine Time dans un article expliquant son choix. « Le système de santé mondial est très loin d’être assez robuste pour nous préserver des maladies infectieuses. (…) Si le reste du monde peut dormir tranquille, c’est grâce à un groupe d’hommes et de femmes prêts à tenir bon et à se battre. Pour leurs actes infatigables marqués du sceau du courage et de la compassion, pour avoir offert au monde du temps pour renforcer ses défenses, pour avoir tant risqué, persévéré, sacrifié et sauvé », ces combattants sont la personne de l’année de 2014,  » conclut Time.

L’expertise congolaise

Au nombre de personnel médical cité par Time Magazine comme personnalités de l’année figurent aussi des médecins  et infirmières congolais qui n’ont pas hésité à soigner des personnes atteintes d’Ebola à Djera, dans la province de l’Equateur. D’autres encore sont allés soigner des victimes de cette fièvre hémorragique d’Ebola en Sierra Leone et en Guinée Conakry.

Dans une déclaration faite au mois de novembre 2014. Les médecins congolais ont tenu à rassurer la population congolaise et l’opinion internationale sur leurs capacités à faire face à l’épidémie de la fièvre d’Ebola. Les médecins congolais tiennent à rassurer la population qu’elle dispose depuis 1976  des experts, des médecins et des infirmiers capables capable de faire face à l’épidémie d’Ebola.

Le virus Ebola est apparu pour la première fois à Yambuku, localité de la province de l’Equateur. Il s’agissait du virus de la souche  » Zaïre  » très meurtrière.

En 1995, le virus Ebola se localise à Kikwit, dans la province du Bandundu ; Il fait plus de 300 morts. La RDC a du faire face à sept reprises à l’épidémie d’Ebola. Les 14 volontaires doivent s’envoler en Afrique de l’Ouest, au Libéria, en Sierra Léone et en Guinée Conakry à la mi-novembre 2014.  Ces experts ont réussi à contenir l’épidémie d’Ebola dans le district de boende.

Près du village Yambuku, territoire de Bumba, district de Mongala, dans la province de l’Equateur, dans le Nord de la République démocratique du Congo, à l’époque République du Zaïre- coule la rivière au nom d’Ebola (signifiant eau blanche). Nous sommes en septembre 1976 ; lorsqu’un directeur d’école et une religieuse meurent d’une maladie effroyable qui provoque des fièvres intenses, puis génère des caillots sanguins et des hémorragies mortelles.

C’est à l’hôpital de cette localité que le premier cas de fièvre hémorragique Ebola fut identifié en septembre 1976 par le médecin belge Peter Piot de l’Institut de médicine tropicale du port d’Anvers en Belgique. Annonçant une première épidémie qui allait alors toucher 318 personnes et en tuer 280 !!!

Le virus responsable est identifié à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers en Belgique et aussitôt répertorié  »  pathogène de classe 4 (P4), soit hautement dangereux et contagieux, uniquement manipulable en laboratoire protégé. On lui donne le nom de la rivière Ebola et de la maladie qu’il induit  »  Fièvre hémorragique Ebola « .  En 1995, le virus Ebola réapparaît à Kikwit, dans la province du Bandundu ; Il fait plus de 300 morts.

Entre 1976 et 2012, l’épidémie à  virus Ebola touche quatre pays d’Afrique Centrale et Orientale ; la République démocratique du Congo, le Gabon, l’Ouganda et le Soudan. Depuis janvier 2014, la fièvre hémorragique d’Ebola a touché l’Afrique occidentale, notamment le Libéria, la Sierra-Léone, la Guinée Conakry, avec un peu le Nigeria. Les équipes de santé multiplient la publication de rapports effrayants. En plus des hommes, la maladie à virus Ebola affecte des milliers des grands primates et d’autres animaux sauvages. Le simple contact avec le sang, la salive, la sueur, les excréments, la peau suffit pour transmettre le virus, si bien que les familles et les soignants peuvent être facilement Infectés.

Luc-Roger Mbala Bemba


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