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Pour une riposte appropriée et durable : La RDC doit s’approprier la lutte contre le Sida

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Plus de 80% des fonds engagés dans la lutte contre le Sida en République démocratique du Congo viennent des partenaires et bailleurs. Une réalité, qui fait échapper à l’Etat congolais la lutte, simplement parce que ces bailleurs ne s’arrêtent pas seulement à financer, mais aussi à dicter leurs politiques de lutte. « J’estime qu’il est temps que l’Etat congolais avec l’appui de ses partenaires s’approprie la lutte contre le Sida pour une riposte appropriée et durable », a indiqué le professeur Kapeng Kalala, Secrétaire exécutif du Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (Pnmls), lors de la Conférence nationale sur le Sida au Katanga. Conscient de cela, le professeur Kalala a plaidé pour que cette appropriation ne soit pas seulement centrale, mais plutôt nationale, qu’elle s’étende à tous les niveaux du pays.

Le Réseau des journalistes et communicateurs pour la population et le développement (Rcp) a plaidé pour le renforcement des capacités des professionnels dans le domaine de la santé et précisément dans la lutte contre le Sida. Son point focal Vih/Sida, M. Prince Yassa, l’avait dit hier lors de la table-ronde réunissant sept panelistes de la deuxième journée des travaux de la Conférence nationale sur le Sida, qui se tient à Lubumbashi au Katanga.

« Les médias sont sur le terrain, nous sensibilisons les populations au travers des émissions, des articles de presse publiés,… ». Cependant, le problème se pose dans le renforcement des capacités, qui doit être continuelle afin de permettre aux professionnels des médias de traiter les problèmes de santé avec maitrise. Aussi, nous demandons à ce que l’Etat nous accompagne dans ce que nous faisons. Car, on ne peut pas comprendre que dans une grande activité comme celle-ci qu’il y ait seulement deux journalistes qui sont venus de Kinshasa et pris en charge par les partenaires, dont C-change et que l’Etat n’ait pris aucun professionnel de médias en charge », a déploré ce journaliste du quotidien L’Avenir.

Le Rcp a aussi sollicité la collaboration avec tous les programmes publics de santé, et la disponibilité des personnes ressources lorsqu’elles doivent intervenir dans des émissions.

Enfin, cette structure membre du Réseau des médias africains de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (Remastp) et présente dans toutes les provinces par ses antennes, a demandé à ce que l’Etat par ses différents programmes de santé mette à la disposition du réseau de la documentation et autres outils. Car, comme a souligné son point de focal : « On ne peut mieux informer que lorsqu’on est bien formé » Crée le 13 mai 2005, grâce à l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), le Rcp intervient sur plusieurs points. A savoir :les Vih/Sida, les violences sexuelles, le paludisme, la tuberculose, l’environnement, le recensement, la jeunesse, la planification familiale… Et vise la promotion des questions de population par les médias.

Les participants appellent à l’appropriation de la lutte

Les participants de la deuxième conférence nationale sur la pandémie du Vih/Sida appellent le gouvernement congolais à s’approprier la lutte contre cette maladie, dont le taux de mortalité est très élevé en Afrique subsaharienne.

Plus de 80% des fonds engagés dans la lutte contre le Sida en République démocratique du Congo viennent des partenaires et bailleurs. Une réalité, qui fait échapper à l’Etat congolais la lutte, simplement parce que ces bailleurs ne s’arrêtent pas seulement à financer, mais aussi à dicter leurs politiques de lutte.

« J’estime qu’il est temps que l’Etat congolais avec l’appui de ses partenaires s’approprie la lutte contre le Sida pour une riposte appropriée et durable », a indiqué le professeur Kapeng Kalala, Secrétaire exécutif du Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (Pnmls), lors de la table ronde traitant de la problématique d’une riposte appropriée à cette maladie.

Conscient de cela, le professeur Kalala a plaidé pour que cette appropriation ne soit pas seulement centrale, mais plutôt nationale, qu’elle s’étende à tous les niveaux du pays.

L’Organisation des Nations unies de lutte contre le Sida (Onusidap), qui est l’un des grands partenaires de la Rdc dans la lutte contre le Sida, par son Directeur Pays, a sollicité à ce que la lutte contre le Vih/Sida soit intégrée dans tous les programmes du pays. « Nous ne voulons pas l’isolation de l’épidémie du Vih/Sida. L’intégration doit être multisectorielle, toucher les ministères de la Justice, de la Jeunesse, de l’Education, du Tourisme, de l’Environnement, du Transport, du Genre, … », a fait savoir le docteur Sakho.

S’exprimant à cet effet, le délégué du bureau du Fonds des Nations unies pour la population en Rdc (Unfpa) en Rdc, a estimé que cette appropriation doit commencer au niveau de la politique et de la prestation. Le souhait ici est que même les programme n’ayant pas la santé dans leurs prérogatives, intègrent la problématique du Sida et que cette maladie soit non seulement prise en compte, mais évoquée.

Les conférenciers ont émis le vœu pour les prestataires des services d’intégrer également la lutte contre le Sida sur le terrain. Cependant, ils ont décrié la multitude de prestations.

[Yassa]


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