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RDC : 75 millions Usd pour la réhabilitation du secteur de la santé

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La Banque mondiale a approuvé une subvention supplémentaire de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 75 millions Usd pour le Projet d’appui à la réhabilitation du secteur de la santé (PARSS). Ce projet a pour objectif d’améliorer les soins de santé primaires pour 11 millions de bénéficiaires. La nouvelle subvention sera utilisée pour fournir des services de santé primaires en vue d’améliorer la survie chez les femmes et les enfants en RDC.

Le Projet d’appui à la réhabilitation du secteur de la santé (Parss) a de l’avenir devant lui. Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a levé, le mardi 17 juillet 2012, l’option d’un nouveau financement additionnel en faveur de ce projet. En injectant 75 millions Usd de plus dans le projet PARSS, la Banque mondiale contribuera à l’amélioration des soins de santé de 11 millions de personnes en RDC, en particulier des femmes.

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé une subvention supplémentaire de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 75 millions Usd pour le Projet d’appui à la réhabilitation du secteur de la santé (PARSS). Ce projet a pour objectif d’améliorer les soins de santé primaires pour 11 millions de bénéficiaires. La nouvelle subvention sera utilisée pour fournir des services de santé primaires en vue d’améliorer la survie chez les femmes et les enfants.

« En République démocratique du Congo, un trop grand nombre de mères meurent de causes liées à la maternité en dépit du fait qu’elles peuvent avoir accès à des soins de santé relativement facilement », a affirmé le directeur des opérations de la Banque mondiale en République démocratique du Congo, Eustache Ouayoro. « Le principal problème est la qualité des soins de santé primaires dont bénéficient les femmes dans les cliniques ; cette nouvelle subvention de la Banque mondiale permettra d’améliorer directement les services qui leur sont offerts ».

La subvention, consentie sous forme d’un don, sera utilisée pour réduire les décès prématurés chez les femmes et pour effectuer la promotion d’accouchements plus sécuritaires en améliorant la capacité des établissements de santé à fournir des soins obstétriques de bonne qualité. Cette subvention permettra également de former les membres du personnel afin qu’ils puissent accueillir les femmes qui ont été victimes de violence sexospécifique et rendre les méthodes de contraception modernes plus accessibles.

L’état de santé des femmes en RDC reflète les grandes inégalités qui existent entre les hommes et les femmes. En effet, indique la Banque mondiale, près d’une femme sur cinq souffre d’un poids insuffisant et les femmes habitant dans les villes sont considérablement plus à risque de contracter le Vih. Pour essayer de réduire cet écart entre les hommes et les femmes dans le domaine de la santé, cette subvention, pense-t-elle, renforcera les activités relatives à la nutrition ciblant les femmes et les enfants dans les cliniques et contribuera à maintenir la fourniture du traitement antirétroviral pour les personnes atteintes de Vih/sida.

Enfin, la subvention financera également un projet pilote à Katanga qui utilise le financement axé sur les résultats pour améliorer les services dans les établissements de santé et accroître d’un million le nombre de leurs bénéficiaires. Bien que les résultats préliminaires de ce projet pilote soient encourageants, il est important de compléter l’évaluation en cours de cette approche afin que la RDC puisse prendre une décision éclairée quant à l’adoption de cette approche à plus grande échelle.

A noter que ce projet est financé par l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960 et chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des dons et des crédits ne portant pas intérêt pour la mise en œuvre de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 81 pays les plus déshérités de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique.

Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis 1960, l’IDA a soutenu des activités dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.
Faustin Kuediasala


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