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Crise alimentaire - développement humain : Situation «extrêmement alarmante» au Kongo de «KABILA»

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image Joseph KABILA - President sortant de la RDC

Dans son rapport annuel 2011, le Programme alimentaire mondial (PAM), indique que la RDC est en bas de deux classements : celui du développement humain et celui de l’indice de la faim dans le monde. Pour le PAM, la situation est considérée comme «extrêmement alarmante». Il dit également que 70% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, un enfant sur quatre est malnutri et plus de 4,5 millions de Congolais, sur une population totale de près de 70 millions, sont considérés en phase de crise alimentaire aigue.

Dans son rapport annuel 2011, le Programme alimentaire mondial (PAM) fait un portrait sur la crise alimentaire en RDC.

Dans son rapport annuel le PAM indique qu’en fin 2011, la RDC est en bas de deux classements : celui du développement humain et celui de l’indice de la faim dans le monde. Pour le PAM, la situation est considérée comme «extrêmement alarmante». Il dit également que 70% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, un enfant sur quatre est malnutri et plus de 4,5 millions de Congolais, sur une population totale de près de 70 millions, sont considérés en phase de crise alimentaire aigue.

Selon les enquêtes du PAM, cette crise alimentaire touche les zones en proie à l’insécurité (Les deux Kivu, Nord Katanga, Ituri, Province Orientale), mais aussi les régions épargnées par les groupes armés comme les Kasaï ou le Bandundu. Les villes sont aussi concernées, notamment la capitale, soumise aux «délestages alimentaires», expression locale signifiant le fait de ne manger qu’un jour sur deux. Marquée par des années de guerre, la RDC est sur la voie d’un retour à la normale, autrement dit en «Phase de stabilisation», fait remarquer le PAM.

Cependant, elle note que le chemin vers cette stabilisation s’avère long, chaotique et semé d’obstacles. Toute la partie Est du pays, de la Province Orientale au Katanga, en passant par les deux Kivu, est encore en proie aux attaques de miliciens armés ou groupe d’autodéfense, auxquelles s’ajoutent les exactions commises par certains éléments de l’armée régulière ou de la police, révèle le PAM. Et que l’intensité et le nombre des attaques ont sensiblement diminué ces dernières années, mais restent suffisamment importantes pour perturber profondément la vie des populations dans ces provinces. 

On notait début 2012, une recrudescence de la violence dans le Sud-Kivu et Nord Katanga, dit le PAM. Selon le bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), à cette période de l’année quelque 1,7 millions de personnes étaient déplacées dans le pays. L’Ouest du pays, moins soumis aux problèmes d’insécurité et de violence, n’en reste pas moins touché par l’insécurité alimentaire, notamment à cause de l’enclavement, de la faible production agricole, du faible accès à l’eau et aux services de santé et de hausse générale des prix des produits alimentaires, indique le PAM. Tout en précisant que l’Unité VAM (Vulnerability assessement and monotoring) du PAM a effectué en 2011 des études sur les cinq provinces les plus touchées qui montrent qu’au moins 11 millions de personnes sont soumises à une insécurité alimentaire sévère ou modérée. Pour réduire l’impact de l’insécurité alimentaire sur la population, le PAM a mis en place deux programmes, l’Intervention prolongée de secours et de redressement (IPSR) dans huit des zones provinces du pays, et une opération d’urgence dans les districts du Haut et Bas-Uélé (Province Orientale).

Pour mener à bien sa mission, qui est de sauver des vies et aider les plus vulnérables à retrouver les moyens de se nourrir, le PAM a différents moyens d’intervention. Les distributions générales de vivres sont adaptées aux urgences, comme les déplacements soudains de population. Elles visent les personnes les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire. Le PAM a, en effet, changé de stratégie depuis 2011 et ne cible plus les bénéficiaires selon leur statut (déplacés, réfugiés…) mais selon leur «vulnérabilité» 

Mimi Tayele


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