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La crise en RDC engendre des besoins dans tous les secteurs humanitaires

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image Déplacés - Des Congolais forces de fuir

En 2015, 7 millions de personnes – 9% de la population de la RDC – avaient besoin d’assistance humanitaire. Suite à une très probable dégradation de la situation sur différents plans (sécuritaire, socio-économique, politique, etc.), ce chiffre devrait passer à 7,5 millions en 2016. La crise en RDC engendre des besoins dans tous les secteurs humanitaires, plus particulièrement dans les provinces de l’est. 4,2 millions d’enfants, 3,6 millions de femmes et 315 000 personnes âgées sont les plus vulnérables parmi la population dans le besoin d’assistance humanitaire.

En ce début d’année, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) estime qu’environ 7,5 millions de personnes seront dans le besoin d’assistance humanitaire et de protection, soit près de 9% de la population totale de la République démocratique du Congo (RDC) en raison de la crise humanitaire aux proportions massives qui sévit dans plusieurs provinces congolaises.

La RDC traverse une crise complexe et prolongée qui touche plusieurs millions de personnes. Ce qui a provoqué et intensifié les besoins humanitaires et la vulnérabilité, augmentant progressivement la part de la population en proie à l’impact des violences et des conflits, des flambées d’épidémies, de la malnutrition aiguë persistante et de l’insécurité alimentaire.

Selon un document du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), si les besoins humanitaires se manifestent sur l’ensemble du territoire, la partie orientale du pays reste la plus frappée par la crise avec plus d’ 1,6 millions de déplacés internes, fuyant principalement la violence et les conflits armés. Pour plusieurs raisons,  le nombre de personnes en besoin d’assistance humanitaire devrait passer de 7 millions à 7,5 millions en 2016.

Au sujet des conflits armés, il s’avère que les civils sont les plus touchés par l’insécurité liée aux opérations militaires contre les groupes armés à l’Est du pays, aux accrochages entre groupes armés, aux violences intercommunautaires et aux nombreux conflits fonciers. Dans ces contextes, les atteintes à l’existence et à l’intégrité physique et psychologique sont nombreuses, ainsi que les violations massives des droits fondamentaux et de la dignité humaine – notamment des femmes et des enfants. Plus de 50 groupes armés continuent d’opérer en RDC, principalement dans les provinces de l’Est.

Une crise complexe de longue durée

La crise humanitaire congolaise dure depuis plusieurs décennies. Des efforts considérables sont en train d’être faits par les autorités congolaises pour notamment sécuriser la partie déchirée par l’insécurité due aux conflits armés, mais beaucoup reste encore à faire. La majorité de la population continue de vivre dans la précarité la plus profonde, la rendant plus vulnérable aux chocs multiples causés notamment par les conflits, les tensions dans les pays voisins, les épidémies et les phénomènes naturels dévastateurs. Dans de nombreux cas – surtout en zones de conflits – l’assistance humanitaire est l’unique moyen de répondre aux besoins les plus vitaux des communautés. Sans cet appui essentiel, la survie de centaines de milliers de personnes serait en question.

Dans les zones affectées par la crise, 4,5 millions de Congolais sont en crise alimentaire et des moyens d’existence aiguë. En 2016, la réponse aux besoins alimentaires de base demandera l’acheminement de vivres et de moyens de subsistance à 3,5 millions de personnes.

Par ailleurs, le rapport médecin-habitants est très faible, avec un ratio de moins d’un médecin pour 20 000 habitants dans les zones les plus touchées par les conflits. En 2016, 7,7 millions de personnes nécessiteront une assistance en soins de santé de base (y compris l’aspect de prévention des épidémies).

En 2016, les besoins projetés pour les abris et les AME s’élèveront respectivement à 1, 9 et 3 millions des personnes. L’accès à l’éducation de base est également problématique.

Parmi les enfants en âge scolaire, nombreux continuent de grossir les rangs des non-scolarisés pour des motifs multiples,  notamment l’insécurité dans certaines zones de l’Est du pays. Sans une intervention humanitaire, près de 2 millions d’enfants risquent de ne pas aller à l’école l’année prochaine, voire de ne pas terminer l’année en cours, à cause des conflits et violences généralisées.

Personnes ayant besoin d’assistance

En 2015, 7 millions de personnes – 9% de la population de la RDC – avaient besoin d’assistance humanitaire. Suite à une très probable dégradation de la situation sur différents plans (sécuritaire, socio-économique, politique, etc.), ce chiffre devrait passer à 7,5 millions en 2016. La crise en RDC engendre des besoins dans tous les secteurs humanitaires, plus particulièrement dans les provinces de l’est. 4,2 millions d’enfants, 3,6 millions de femmes et 315 000 personnes âgées sont les plus vulnérables parmi la population dans le besoin d’assistance humanitaire.

Besoins par secteur

Les besoins humanitaires sont répartis en huit secteurs : articles ménagers essentiels et abris avec 1,9 million de personnes dans le besoin ; eau, hygiène et assainissement (7 millions de personnes) ; éducation (3,4 millions de personnes), logistique (107 organisations partenaires y travaillent), nutrition (4,2 millions de personnes), protection (5,3 millions de personnes), santé (7 millions de personnes), sécurité alimentaire (4,5 millions de personnes).

[Kléber Kungu]


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