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Ebola, ce que vous devez savoir

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image Koffi OLOMIDE et Cindy LE-CŒUR - Vieux et Mere Ebola ?

Provoquant fièvre, vomissements et diarrhées intenses, le virus Ebola a fait plus de 11.000 morts en 2014/2015 en Afrique de l'Ouest et suscité la peur au niveau mondial en raison de sa dangerosité. Historiquement Ebola s'est d'abord manifesté en Afrique centrale. Ce virus de la famille des filoviridae (filovirus) doit son nom à une rivière du nord de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) où il a été identifié pour la première fois en 1976. Cinq types distincts de virus Ebola ont depuis été répertoriés : Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston, Forêt de Taï. Le virus à l'origine de l'épidémie en Afrique de l'Ouest est de l'espèce Zaïre.

COMMENT SE TRANSMET-IL ?

Le virus circule parmi les chauve-souris mangeuses de fruits. Celles-ci sont considérées comme l'hôte naturel du virus Ebola dont elle ne développent pas la maladie.

D'autres mammifères comme les grands singes, les antilopes ou les porcs-épics peuvent le véhiculer puis le transmettre à l'homme.

Lors d'une épidémie, Ebola se transmet entre hommes par contacts directs et étroits. Une personne saine est contaminée par les "fluides corporels" d'une personne malade: sang, vomissures, matières fécales, etc.

Contrairement à la grippe, ce virus ne peut se transmettre par voie aérienne. Aussi Ebola est-il moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales.

Mais ce virus est redoutable en raison de son "taux de létalité" très élevé: il tue en moyenne la moitié des personnes qu'il atteint, selon l'OMS.

QUELS SYMPTÔMES ?

Après une période d'incubation de 2 à 21 jours (en moyenne autour de cinq jours), Ebola se manifeste par une brusque fièvre, avec une faiblesse intense, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête et maux de gorge.

Cette phase est souvent suivie de vomissements, de diarrhées, d'éruptions cutanées, d'insuffisance au niveau des reins et du foie. Dans certains cas, surviennent des hémorragies internes ou externes.

COMMENT S'EN PROTÉGER?

Les consignes reposent sur des mesures préventives simples mais rigoureuses (lavage des mains, désinfection avec des solutions hydro-alcooliques...), ainsi que sur la surveillance des premiers symptômes, la fièvre notamment.

Il est recommandé de ne pas s'approcher des malades ni des cadavres à moins de plusieurs mètres et, pour les soignants, de porter gants et masques.

QUELS TRAITEMENTS POSSIBLES ?

Plusieurs essais ont été menés avec des traitements expérimentaux et des vaccins durant l'épidémie en Afrique de l'Ouest.

Parmi ces traitements, figure le favipiravir (Avigan), un antiviral mis au point contre la grippe par une filiale du groupe japonais FujiFilm. Ce produit a donné des résultats encourageants lors d'un essai en Guinée.

Autre candidat traitement, le ZMapp (fruit d'une collaboration américano-canadienne) qui est un cocktail de trois anticorps monoclonaux, a été donné à titre expérimental à quelques malades et pourrait avoir aidé certains à guérir.

L'espoir le plus tangible vient peut-être des vaccins. Testé en Guinée sur plus de 4.000 personnes, le VSV-EBOV développé par l'Agence de la santé publique du Canada avec les laboratoires américains NewLink Genetics et Merck, s'est montré efficace à 100%, selon une étude publiée en juillet.

D'autres candidats vaccins ont également été testés, en particulier celui développé par la firme britannique GSK avec l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

[Afp]


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