Délai constitutionnel : ONU - OIF accentuent la pression sur « KABILA »

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image Conseil de sécurité de l'ONU

Réuni lundi à New York, le Conseil de sécurité des Nations Unies demande à ce que la présidentielle et les législatives se déroulent en novembre 2016 en RDC. Même son de cloche du côté de la Francophonie. L’Onu s’est dit ’’préoccupée à nouveau par l’intensification des tensions politiques en République démocratique du Congo (RDC)’’, le Conseil de sécurité demande au Gouvernement de Kinshasa de ’’veiller à ce que les élections se déroulent sans encombre et dans les délais constitutionnels prévus, notamment les élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir en novembre 2016’’.

L’Onu persiste et signe. Les élections présidentielle et législatives doivent se dérouler dans le délai constitutionnel. C’est ce qui ressort notamment de la réunion du Conseil de sécurité du lundi 9 novembre. L’Organisation internationale de la Francophonie abonde aussi dans le même sens. Tout en apportant son soutien à la tenue d’un dialogue inclusif, la Francophonie est d’avis que ce forum va permettre d’organiser des élections apaisées conformément à la Constitution.

Dans une déclaration lue par le président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, le Britannique Matthew Rycroft, l’Onu s’est dit ’’préoccupée à nouveau par l’intensification des tensions politiques en République démocratique du Congo (RDC)’’, le Conseil de sécurité demande au Gouvernement de Kinshasa de ’’veiller à ce que les élections se déroulent sans encombre et dans les délais constitutionnels prévus, notamment les élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir en novembre 2016’’.

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo ainsi que les parties concernées sont ainsi priés de veiller à ’’la tenue d’élections libres, justes, crédibles, inclusives, transparentes et pacifiques’’ afin de poser les bases d’une stabilité et d’un développement durables.

DIALOGUE STRATEGIQUE

Par ailleurs, " le Conseil salue l’engagement pris par le Gouvernement de la République démocratique du Congo de participer pleinement au dialogue stratégique engagé par la MONUSCO, conformément aux dispositions de sa résolution 2211 (2015), et espère la reprise rapide des pourparlers’’. 

’’Il réaffirme, par cette occasion, son plein appui à la MONUSCO et appelle toutes les parties à coopérer pleinement avec celle-ci et à rester attachées à l’exécution complète et objective de son mandat’’. Raison pour laquelle le Conseil de sécurité de l’Onu exprime ’’son plein appui au nouveau Représentant spécial du Secrétaire général, Maman S. Sidikou’’.

NEUTRALISER DEFINITIVEMENT LES GROUPES ARMES

Notant une amélioration sensible des conditions de sécurité dans l’est du pays au cours des quatorze dernières années, le Conseil de sécurité reste néanmoins vivement préoccupé par la crise humanitaire et la situation sécuritaire ’’dues aux activités déstabilisatrices que continuent de mener des groupes armés nationaux et étrangers’’.

Les membres du Conseil insistent ’’une fois encore’’ sur la nécessité absolue de neutraliser définitivement les groupes armés qui sévissent en République démocratique du Congo, en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), mais aussi les Forces démocratiques alliées (ADF), les Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI) et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

INJONCTION POUR LA REINTEGRATION DES EX-M23 AU SEIN DES FARDC

A travers cette déclaration, le Conseil signale que les opérations offensives menées conjointement par les forces armées de la République démocratique du Congo et la brigade d’intervention en coopération avec l’ensemble de la MONUSCO n’ont toujours pas repris. Il appelle donc à ’’la reprise immédiate d’une coopération totale afin de neutraliser les groupes armés qui agissent en République démocratique du Congo, en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda, comme le prescrit sa résolution 2211 (2015)’’.

Le Conseil se déclare, en outre, préoccupé par ’’la lenteur de la mise en œuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région, signé à Addis-Abeba en février 2013, et des Déclarations de Nairobi de décembre 2013. Toutes les parties, y compris les chefs de l’ex-M23, doivent coopérer pleinement pour accélérer le rapatriement et la réintégration des combattants de l’ex-M23 se trouvant toujours en Ouganda et au Rwanda’’. 

[Yves KALIKAT]


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