RDC : Un coup d’Etat constitutionnel en préparation

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image Joseph KABILA - President sortan de RDC, signe au nom d’Hypolite Kanambe

Un analyste politique appelle au sursaut patriotique pour faire échec au coup d’Etat constitutionnel en gestation en RDC et qui est destiné à donner un troisième mandat au président Joseph Kabila. Cet analyste tire la sonnette d’alarme pour que tout Congolais s’approprie la préservation des valeurs démocratiques chèrement acquises.

Congolais de l’étranger, l’analyste politique Guylain Gustave Moke appelle au sursaut patriotique pour faire échec au coup d’Etat constitutionnel en gestation en République démocratique du Congo (RDC) et qui est destiné à donner un troisième mandat au président Joseph Kabila.

Ancien rédacteur politique du Journal « La cloche », paraissant à Kinshasa, Guylain Gustave Moke tire la sonnette d’alarme pour que tout Congolais s’approprie la préservation des valeurs démocratiques chèrement acquises.

Après les révélations sur le plan du référendum constitutionnel destiné à offrir un troisième mandat à Joseph Kabila, publiées sur son blog et relayées par le site 7sur7.cd, ce Congolais vivant en exil à Londres (Grande-Bretagne) depuis près d’une décennie entend jouer sa partition aux côtés des autres Congolais engagés à préserver les acquis démocratiques en RDC.

« Des lieutenants de la Majorité présidentielle ne cachent plus leur stratégie de freiner la démocratie. Ils sont prêts à tout et considèrent malheureusement qu’en dehors de l’actuel chef de l’Etat, personne d’autres après 2016! », regrette-t-il dans une de ses publications sur son blog.

Pour Guylain Gustave Moke, la classe politique est consciente de ce coup d’Etat constitutionnel en préparation. « Cela va se passer par un référendum. D’où, la nécessité des actions communes et à l’unisson pour barrer la route à ceux qui veulent régresser le pays pour leurs intérêts égoïstes », note-t-on dans l’une de ses dernières publications.

« Le Congo de Lumumba n’a pas besoin d’hommes forts, mais des institutions fortes. Le pouvoir doit effectivement retourner au niveau de la base, donc à la population. C’est ça la démocratie. Celle-ci exige l’alternance au pouvoir et la plénitude de son exercice par les Congolais eux-mêmes. Le partage équitable des ressources du sol et sous-sol, le respect des droits de l’homme et des biens communs, la tolérance… sont des éléments qui l’accompagnent », souligne ce compatriote.

Absence de la liberté de la presse en RDC

Comme d’autres Congolais vivant à l’étranger, Guylain Gustave Moke dit n’avoir « aucun sentiment d’acharnement contre le pouvoir en place », en dépit des circonstances de son départ de Kinshasa pour l’Europe. « J’agis et je fais des analyses d’éveil par devoir patriotique et citoyen », explique-t-il.

Se confiant il y a quelques jours à Radio Okapi dans sa rubrique « Congolais de l’étranger », ce journaliste est revenu sur les circonstances de son départ forcé de son pays avant de déplorer l’absence de la liberté de la presse.

Détenu arbitrairement et sans charge, suite aux révélations portées sur la mort macabre de Laurent Désiré Kabila et sur les publications relatives à la corruption rampante du régime, Guylain Gustave Moke avait - comme d’autres détenus -  réussi à s’extraire des filets carcéraux puis a été obligé de vivre dans l’anonymat.

Et même la rumeur de son retour au pays en 2010 avait occasionné la visite indésirable, auprès des siens (famille), des personnes s’identifiant comme agents des services de renseignements.  Une situation qui avait fait couler beaucoup d’encre dans la presse locale.

Il se réjouit ainsi d’œuvrer comme analyste politique et journaliste indépendant d’investigation dans un pays où la liberté de la presse est garantie. Cela  lui accorde une certaine flexibilité et la liberté de traiter les sujets de son choix, loin de son pays.

Pour rappel, après avoir excellé dans des publications sur les sites internet, notamment celui de la Démocratie chrétienne (Opposition) par l’entremise de Diomi Ndongala actuellement en prison, le jeune journaliste Guylain Gustave Moke continue son travail en utilisant ses blogs personnels. 

[P.M.]


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