RDC : La CENI bientôt au pied du mur par manque de calendrier et conformément à l'article 73 de la constitution

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image CENI - Des listes des candidats

En ce moment où les élections sont à la une de l'actualité politique en Rdc, il y a des comportements, des discours et surtout des surenchères verbales du gouvernement et de la CENI jetant le trouble voire l'enfumage politique qui ne doivent que nous interpeler. Face à ce qui peut faire naître une révolte contre tous ces bordels de merdre qui veulent conduire la Rdc au chaos, nous  condamnons   au  premier chef le flou entretenu par Joseph Kabila et sa clique mafieuse qui ne sont que des gangsters de la République et ne semblent pas pressés de s'engager sur le processus d'organisation  des élections en Rdc , ce qui verse évidemment dans l'incertitude politique tous les congolais et  tous les partenaires occidentaux de la Rdc. Depuis de mois, le prince des ténèbres et ses proches toujours obsédés par l'argent facile ne font que des buzz et se complaisent sur le statu quo pourvu que le contexte géopolitique sous-régional évolue inexorablement  vers le sens de leurs voeux machiavéliques. Nous ne devons pas abdiquer à nos responsabilités , c'est au contraire le temps de résister pour ne pas s'engluer.

Et  le temps presse , le gouvernement traîne les pieds pour renflouer  les caisses de la CENI avant de compter sur les partenaires extérieurs  en vue de  l'organisation des élections. Les  déclarations du gouvernement et de la CENI prêtent à  confusion et les observateurs politiques se posent la question de savoir pourquoi cette opacité dans le transfert de fond alloués à la CENI ? Quand le gouvernement et la Commission électorale nationale indépendante ne se mettent pas au diapason pour l'organisation des élections, il y a un mauvais signal dans l'alternance politique en 2016 . Le  scepticisme est de mise quand le même rapporteur de la CENI Jean Pierre Kabamba  dit d'une part : " le gouvernement libère progressivement et régulièrement ce qu'il doit à la CENI "  et  d'autre part c'est le même monsieur  qui réclame une séance de clarification avec le gouvernement  au sujet du financement des élections  après la déclaration d'un membre du gouvernement affirmant que le gouvernement verse régulièrement des fonds à la CENI.

Au  regard de tout ce qui précède et du retard occasionné dans l'organisation des élections, Joseph Kabila a déjà ouvert les vannes du robinet de glissement du calendrier électoral pour tomber sous le coup de l'article 70 de la constitution . Le  président  Joseph Kabila croyant jouer  au  bon chevalier félon  en recourant à toutes formes de stratagèmes ,sera  cloué au pilori et  pris à son propre piège en subissant le même sort comme tous les despotes chassés du pouvoir. D'abord c'est la CENI qui se retrouvera au pied du mur conformément  à l'article  73 de la constitution qui dit :" Le  scrutin pour l'élection du président de la République est convoquée par la commission électorale nationale indépendante , quatre-vingt dix jours avant l'expiration du mandat du président  en exercice ", cela signifie  que 3  mois  avant  la fin  du dernier mandat de Kabila , donc au mois de septembre 2016,  la CENI  doit organiser le scrutin pour l'élection du président  et c'est la constitution qui le dit, c'est une loi fondamentale. Qu'adviendra-t-il si la CENI   ne  respecte  pas cette loi ? Elle violerait davantage  la constitution  et n'aurait plus de légalité pour sortir de l'impasse . Il   appartiendra aux partis politiques de l'opposition, aux ONG de mobiliser les congolais pour réagir à toute violation grave de la  constitution , car les mécanismes juridiques du pays ne présentent aucune meilleure garantie  contre les violations de la constitution. Ces  mécanismes présentent plus d'inconvénients que d'avantages.La meilleure source de protection de la constitution ne peut être qu'une certaine  alerte de l'opinion . Dans ce  cas de force majeure, l'arme de l'insurrection populaire devra  être réservée à la violation de la constitution. Donc le recours   à l'article 64 qui dit clairement: " tout   congolais a le droit de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend  le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation des dispositions de la présente constitution" demeurera  une ultime attitude devant une énième  violation de la constitution par la CENI  et  Joseph Kabila.

Nous ne pouvons pas laisser un prince  des ténèbres imposer  une démocrature et  mettre   en péril la paix   sociale. Ce  qui nous intéresse , c'est qu'il dégage  à la fin de son dernier  mandat. S'il veut sortir par la grande porte et éviter  le suicide collectif de ses proches  obsédés  par  l'argent , par des surenchères verbales et des  idéologies mortifères, Joseph Kabila   doit  préparer  son départ  , à défaut  ses biens mal acquis  ne seront  pas à l'abri même   s'ils sont des comptes ouverts dans des paradis fiscaux.  La politique est  une science  lisible, mais si Mr  Kabila n'a pas conscience de la marche de l'histoire , il  va subir le même   sort comme Mobutu  ou  Kadhafi. Dommage  quand le président ne comprend rien.

[Professeur Florent Kaniki G.]


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