Elections en RDC : MALU MALU tient à relever le défi

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image Abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu

Les concertations nationales ne feront pas ombrage à la poursuite du processus électoral. N’en déplaisent aux plus sceptiques qui pensent le contraire. Le président du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), M. l’abbé Apollinaire Malumalu, vient d’en donner la preuve en annonçant une série de consultations sur la feuille de route des élections pour la période 2013-2016. Toutes les parties prenantes, rassure-t-il, seront prises en compte, au premier rang desquelles les partenaires extérieurs.

Le processus électoral est en panne depuis les ratés des élections de novembre 2011. Le relancer, tel est le défi que le nouveau président de la CENI, M. l’abbé Apollinaire Malumalu, tient à relever le défi. C’est énorme et ambitieux, reconnaît-il, mais il a dit sa détermination à réussir son pari, qui consiste à reprendre le processus là il s’était arrêté et le parachever en impliquant tous les partenaires tant internes qu’externes. Raison pour laquelle il a élaboré une feuille de route qui va de 2013 à 2016. 

Son agenda prévoit des consultations de toutes les parties prenantes au processus électoral. lundi 16 Septembre 2013, le président de la CEN a présenté aux partenaires des Nations unies et de la Communauté internationale le projet de feuille de route des élections 2013-2016. 

Cette rencontre qui s’inscrivait dans le cadre du Comité de partenariat aux élections en RDC, faisait suite à une première organisée le 10 juillet 2013. Le Comité de partenariat est une structure qui réunit le gouvernement de la République démocratique du Congo, les partenaires qui soutiennent le cycle électoral en RD Congo et les membres du bureau de la CENI.

En rapport avec le plan stratégique de la CENI, M. l’abbé Apollinaire Malumalu a annoncé la nécessité de réaliser certaines activités pour le reste de l’année 2013. Il s’agit, notamment, de la mise à jour de la cartographie électorale, de l’organisation des inventaires des biens de la CENI, du lancement de la première campagne de sensibilisation et de communication. Comme quoi, il n’entend pas lâcher prise, et s’engage à offrir au peuple congolais des élections pluralistes après les scrutins de 2006 et ceux de 2011.

Quoiqu’il ne soit pas évident pour M. l’abbé-président de boucler ce challenge avant décembre 2013, il ne s’avoue pas pour autant vaincu. Devant les partenaires extérieurs, il a réitéré sa ferme volonté d’aller de l’avant, promettant de contourner tous les obstacles pour arriver à bon port en 2016.

En présence des membres du bureau de la CENI, M. l’abbé Malumalu a, dans la communication faite devant les ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques en RDC, rappelé les objectifs visés par le séminaire de formation des membres et cadres de la CENI organisé, du 12 au 22 août 2013. Il s’est appesanti sur les grandes activités menées par les membres de la CENI depuis l’entrée en fonction du bureau actuel, en rapport avec la formation sur le leadership, la prévention et la gestion des conflits électoraux d’une part, et l’imprégnation et la planification stratégique de la CENI, d’autre part.

Pour le président de la CENI, une nouvelle architecture institutionnelle est indispensable pour répondre au rendez-vous des élections à l’échéance 2016. Devant les partenaires extérieurs, il a succinctement présenté les grandes lignes de ce que devra être la nouvelle architecture de la CENI au regard des dispositions de la loi organique précitée.

MALUMALU RASSURE

Répondant aux questions de la presse, l’abbé Malumalu a recadré les grands sujets abordés au cours de cette première consultation. « Ensemble, nous avons passé en revue un certain nombre de questions liées à la matérialisation du processus électoral en République démocratique du Congo. En premier lieu, les informations les plus pertinentes sur le séminaire de formation en leadership et gestion des conflits électoraux qui était organisé à l’intention de tous les membres et cadres de la CENI au niveau du siège, le séminaire d’imprégnation et d’élaboration du plan stratégique qui a été achevé aussi du 12 au 22 août dernier lors de notre séminaire à Maluku.

En troisième lieu, il s’est agi de partager quelques informations sur le diagnostic organisationnel et le diagnostic du fichier électoral et enfin, les activités autour du projet de la feuille de route du cycle électoral 2013-2016 qui sera l’objet d’un certain nombre de consultations avant d’être rendue publique ».

Preuve de sa détermination à remplir sa mission, le président de la CENI a indiqué « ce projet  de feuille de route a déjà permis à la CENI de donner au gouvernement une projection sur le budget 2014, un plan opérationnel et un plan de décaissement budgétaire sur ce qui reste encore de l’année 2013 ».

Selon lui, la communauté internationale a clairement pris l’engagement de faire aboutir le processus électoral en RDC. Aussi a-t-il annoncé l’arrivée prochaine en RDC - du 26 septembre au 4 octobre 2013-, d’une mission d’évaluation des besoins électoraux. « Les Nations unies seront là pour l’évaluation des besoins du processus électoral congolais et pour la structuration de l’assistance internationale », a-t-il renchéri.

LES PARTENAIRES EXTERIEURS ADHERENT A LA VISION

Directeur-pays du PNUD en RDC, Adama Coulibaly a déclaré : « La communauté internationale s’impliquera sérieusement dans la prise en charge des élections en tenant compte de la participation financière du gouvernement congolais. Il s’agira de voir, juste après la mission d’évaluation, des besoins en assistance électorale, les recommandations qui vont en sortir et comment la communauté internationale, avec les Nations unies vont s’organiser pour déterminer les paramètres de leur appui aux élections en RDC.

Une question a été soulevée au sujet du financement des élections prochaines. Vous savez que les élections en RDC sont financées essentiellement par la partie nationale. A ce sujet, il est bon également que cela soit dit et qu’on sache quels sont les efforts déployés par la partie nationale (la RDC) ensuite, quelle sera la contribution de la partie internationale comme elle vient en appui et en complément des efforts déjà déployés au niveau national ».

Une chose est sûre cependant, a précisé Adama Coulibaly : « Tous les partenaires étaient présents à cette réunion avec la même volonté d’accompagner le processus électoral congolais ».

Le plus évident est que le président de la CENI a donné le signal qui, selon toute vraisemblance, devait rassurer tout le monde. Car de plus en plus dans l’opinion publique, certains craignaient que les concertations nationales ne déroutent le processus électoral sur l’objectif 2016. Apparemment, à en croire M. l’abbé Malumalu, il n’en sera pas ainsi.

Même son de cloche du côté de la communauté internationale qui ne cache plus sa volonté d’accompagner la RDC à poursuivre le processus électoral. La série de consultations inaugurée par le président de la CENI et qui s’étendra aux acteurs institutionnels en passant par le forum des partis politiques et la Société civile écarte toute forme de doute sur la poursuite du processus électoral en RDC. 

Les acteurs politiques devaient déjà se projeter à l’échéance 2016. Car rien ne devrait empêcher la RDC  de répondre à ce rendez-vous de la démocratie.

[lePotentiel]


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