La présidentielle en RDC : L’art subtil de la poudre aux yeux

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image Etienne TSHISEKEDI - Président nationale de l'UDPS à Raleigh le 10 octobre 2011

Tshisekedi Wa Mulumba Etienne, Agé de 79 ans et diminué physiquement par la maladie, l’opposant charismatique est resté fidèle à sa réputation de fonceur et imbu de lui-même : l’avenir de la RD Congo, c’est moi et rien que moi.

La campagne n’est pas encore ouverte officiellement mais les choses bougent et les candidats à la présidentielle de 2011 ont commencé les grandes manœuvres de manipulation, jouant une même musique avec les mêmes instruments afin d’enchanter des électeurs poussés à bout par la misère et le désespoir. Le discours de campagne devrait pratiquement être le même car dicté par des lobbies extérieurs solidaires qui tirent les ficelles de nos pantins-candidats. Tous sont en tournées euro-américaines pour recevoir les dernières directives. Quand au président Kabila, qui doit veiller au bon déroulement de la grande mascarade, des émissaires sont dépêchés à Kinshasa afin de vérifier que la leçon a été bien gobée.

Et le peuple congolais ? Et bien, les médias ont été chargés de lui administrer une dose létale afin de bien le conserver dans un état commotionnel devant faciliter la future gestion du pays par l’oligarchie internationale. En effet il est insupportable, en cette période électorale, de voir comment est traité le devoir d’information : beaucoup de bruit et peu de fond. Il faudrait rapidement réagir, me direz-vous. Mais comment y parvenir lorsque les rares congolais qui peuvent encore suivre et comprendre le sens des évènements tirent 99% de leur information des mêmes sources qui leur font subir une cure d’angoisse. Les valeurs dominantes du spectacle médiatique conçu par les véritables décideurs, ce sont : le sanglant, la méfiance de l’autre, le dégout de soi qui conduit à l’abnégation, au renoncement. Pour mieux réussir ce matraquage, la forme reste au service du fond à travers des plans courts qui bloquent tout raisonnement au profit de l’émotion et la pulsion. Tout ceci rend impossible la production d’une pensée construite de la part de ceux qui veulent encore du bien à la RD Congo. En fait le système médiatique - surtout l’internet où pullulent ces griots de la haute finance- ne se contente pas de rendre compte de la réalité devant le peuple. Il propose une sélection des faits reformulés et remâchés dans l’ultime but de modifier la perception des évènements par les congolais.

Pour preuve, voici ce qui est actuellement servi par les médias sur les élections en RD Congo : " C’est dans un contexte difficile marqué par la crainte de violences et des contraintes logistiques que le processus électoral en RD Congo entre dans sa dernière ligne droite : périlleuse et décisive. 

La date du 28 novembre continue de susciter la controverse, et pour cause : dans un pays grand comme 4 fois la France, le déploiement du matériel électoral dans les quelques 62.000 bureaux de vote est un casse-tête logistique. Avec près de 32 millions d’électeurs attendus pour ces scrutins, la commission électorale nationale indépendante (Céni), et la mission de l’ONU (Monusco) sont désormais sous forte pression. « Les urnes en Allemagne, les isoloirs à Beyrouth, les kits électoraux en Chine, les bulletins de vote en Afrique du Sud, c’est costaud ! », reconnaît Matthieu Mpita, rapporteur de la Céni. L’autre inquiétude, concerne la sécurité, à l’heure où les rues de Kinshasa sont le théâtre de tensions et de violences persistantes depuis le mois de juillet. […] La Belgique est inquiète d'un possible retard du calendrier électoral en RDC. Les Belges menacent même de retirer leur aide d'un million d'euros si le processus électoral ne se passe pas dans de bonnes conditions. En cause, le possible découplage de l'élection présidentielle et des législatives alors que les deux scrutins sont prévus le 28 novembre prochain. […]  A en croire les premiers éléments d’information en provenance de Washington, les Etats-Unis ne sont pas encore convaincus de la tenue des élections à la date convenue. Leur scepticisme se fonde sur la logistique qui devrait être déployée dans des délais raisonnables et acceptables. Ce qui semble ne pas être le cas, selon des éléments en leur possession. Il ne restait plus qu’à descendre sur le terrain et vérifier les faits. Ce que Johnnie Carson compte faire ce dimanche 16 octobre. […] A quelques semaines des élections, fixées au 28 novembre prochain, on reparle donc du découplage du scrutin. Si le calendrier de la présidentielle devrait être tenu, celui des législatives paraît plus incertain que jamais. Les multiples retards accumulés par la Commission électoral congolaise (CENI) et l'importance du nombre de candidats à la députation (plus de 20.000) sont les principales raisons qui pourraient provoquer le report des législatives en RD Congo.

Premier retard : les listes définitives pour la députation devaient  être rendues publiques 30 jours avant le début de la campagne (fixée au 28 octobre)... et ce n'est toujours pas le cas.

Deuxième retard : le fabricant allemand d'urnes électorales s'est désisté au dernier moment. La CENI s'est donc adressée à un prestataire chinois. Question : tiendra-t-il les délais ?

Troisième retard : la fabrication des bulletins de vote. Au vu du nombre de candidats pour les législatives, la taille (gigantesque) des bulletins pose problème.

Et enfin, dernier point d'interrogation : la MONUSCO qui surveillera et protégera le scrutin, mais n'est pas dans l'obligation de transporter la logistique électorale (comme c'était le cas en 2006). Question: qui transportera le matériel ?".

En fait la plus grave manipulation ne se concentre pas dans le fil des évènements politiques tel que relaté par les médias. Il y a plus sournois, qui marque davantage les esprits sans qu’ils s’en rendent compte. C’est tout simplement la représentation de la RD Congo qui passe dans ce qui est montré. Et malheureusement dans ce qui n’est pas montré également.  Autrement dit, il y a le phénomène « Vu à la télé ou lu à l’internet », mais aussi son contraire « Vu ou lu nulle part ». Et si on ne le voit pas, c’est que ça n’existe pas ou que ce n’est pas important. Voilà le truquage quotidien télécommandé par les vrais décideurs du monde.

Et comme ce qui est montré et lu formate les consciences, j’aimerais que nous réfléchissions au-delà de ces émissions et articles abrutissants, de la multiplication des spectacles d’abjectes violences et tant d’autres dégradantes qui avilissent ceux qui s’y impliquent en les regardant ou en les lisant. Au regard de la liste des onze candidats à la présidentielle, je souhaiterais que l’on scrute un peu la personnalité des quatre en pole position des sondages dont l’un devrait gagner ces élections à un tour : Kabila Kabange Joseph, Kamerhe Lwa-Kanyinginyi Vital, Kengo Wa Dondo Léon et Tshisekedi Wa Mulumba Etienne.

Il y a parmi eux ceux qui vont recourir à des arguments auxquels ils ne croient pas eux-mêmes pour mieux convaincre les électeurs. Ils peuvent croire en une cause mais emploient des méthodes malhonnêtes pour la défendre. Ce sont donc des « faussaires » qui fabriquent de la fausse monnaie électorale pour assurer leur triomphe sur le marché de la conviction. Pire encore : les « mercenaires ». Ceux-là ne croient en rien. Ils vont adhérer (ou plutôt faire semblant d’adhérer) à des causes, non parce qu’ils sont convaincus de leur bien-fondé, mais parce qu’ils estiment qu’elles sont porteuses, qu’elles vont dans le sens du vent dominant. A force de répéter les mêmes arguments, les « mercenaires » peuvent finir par s’autoconvaincre du bien-fondé de leur engagement. La frontière entre « faussaires » et « mercenaires » n’est pas étanches car ils sont tous conscients qu’ils sont aux antipodes de l’honnêteté intellectuelle et qu’ils travaillent pour les intérêts d’autrui et non du peuple. Ils ne s’en soucient pas pour deux raisons : la première est que pour eux la fin justifie les moyens et la seconde est qu’à partir du moment où ils défendent les thèses dominantes (la bonne gouvernance, la paix et la sécurité, la lutte contre la balkanisation, etc...), leurs méthodes répréhensibles ne seront jamais sanctionnées aussi bien par la population que la communauté internationale. Pourquoi s’embarrasser de scrupules ?

M. Kabila Kabange Joseph 

Au lendemain de sa prise de pouvoir en 2001 après la mort de son père, personne ne pouvait penser que ce jeune homme timide, introverti ferait longtemps au pouvoir dans une sorte de non-Etat contenu sur un espace de 2,4 millions de Km2 potentiellement riche où vivent des populations clochardisées par l’incurie des dirigeants. Et voilà que 11 ans plus tard, le jeune péquin est toujours aux mannettes et bien entouré par la même élite qui le traitait d’arriviste. S’il est toujours aux commandes c’est justement qu’il a su développer au fil de temps certains reflexes convaincants aux yeux des décideurs de ce monde. Courtois, peu bavard (par manque d’arguments valables), notre rikiki parviendra à s’attirer la sympathie des Occidentaux en acceptant le partage du pouvoir avec les chefs rebelles. Prédisposé à servir les intérêts des Oligarques, il sera élu en tripatouillant sur les résultats des élections de 2006.

Dès cet instant, il va s’appuyer sur les deux mamelles de la dictature (l’argent et la terreur) pour imposer son image en appliquant une des recettes de Machiavel : " S’il est nécessaire au prince de vivre toujours avec le même peuple, il peut à sa volonté élever ou perdre les nobles qui l’avaient jusque-là entouré, les combler de faveurs ou les disgracier". Pour ce faire, il va se moquer des durs à cuir de son entourage en les dégommant tandis que pour les faibles d’esprit, les plus gourmands et les plus déçus, il va les amadouer en les amalgamant dans des gouvernements successifs afin qu’ils constituent une magnifique collection de postiches, en vitrine à côté des autres choisis pour leur mine, bien brassés, bien peignés, bien propres sur eux et souriant de l’aubaine en déclamant la magnanimité du Guide. Et voilà comment ce chétif despote, dépourvu de la moindre pensée, est parvenu à visser la couronne sur sa tête à coups d’intrigues et de menaces (rancunier, il tue facilement, dit-on !).

A ce sujet, les témoignages sont édifiants: adepte d’amphétamines, l’homme collectionne également des bouteilles d’alcool au gout de punaise. Ce qui le rend fougueux avec une envie hypertrophiée du pouvoir et une avidité aux aventures sexuelles. Pour réussir tout ce pari, il a mis au point une machine à produire des sous grâce à un trio de choc (Jean Claude Masangu-Augustin Katumba-Dan Getler) qui sait multiplier l’argent pour les uns et la misère pour les autres. Après dix ans de règne, le bilan est si bien décrit par M. Béchir Ben Ahmed de JA : « Le bilan de Kabila est désastreux. Le pays n’est ni gouverné, ni géré. Il est pillé. Il dérape. Et je pense qu’il faut que Jeune Afrique se prononce. Il y a une limite au-delà de laquelle le silence n’est plus possible. C’est un grand pays qui est en train d’être bradé avec la complaisance de la communauté internationale, l’ONU, les États-Unis, la France. Ce malheureux pays connaît la même malédiction que la Guinée. Il est sorti de Mobutu pour tomber dans les Kabila… ».

Kamerhe Lwa-Kanyinginyi Vital

Cet économiste et ancien président du parlement est tout sauf un enfant de chœur. Bon calculateur et fin opportuniste, ce fils d’administrateur territorial manie les langues nationales avec aisance, ce qui lui a permis de se faufiler dans plusieurs cercles tribaux. Lors de l’arrivée du conglomérat d’aventuriers AFDL qui ignoraient complètement les réalités du pays, Kamerhe se positionnera comme le connaisseur des lieux et en profitera pour gravir tous les échelons. Lors de l’avènement de notre petit béotien, il l’aidera à confirmer son pouvoir contre des millions de dollars lors de la campagne 2006 (Kamerhe a géré une enveloppe de $200 millions dont la moitié siphonnée). Ambitieux et sans aucune retenue, Kamerhe s’est vu subitement propulsé dans la cour des grands et a perdu son self control en critiquant son chef auprès des protecteurs.

La traitrise étant le propre des satrapes, il fut lâcher par ces mêmes protecteurs qui voyait en lui un électron ambitieux (au-delà de ses capacités) et noueur d’intrigues. Et voilà comment ce péquenot a basculé dans l’opposition opportuniste tout en gardant la part obscure et scélérate du kabilisme (présenté comme son Jupiter) où il fut un praticien du truquage, de la manœuvre et du coup fourré. Ainsi ce montage grossier de son refus de l’arrivée des soldats rwandais à l’est de la RD Congo n’est que du pipeau pour s’attirer la sympathie populaire car l’homme était déjà dans le viseur du petit fripon. Narcisse et souffrant d’addiction sexuelle comme son ex-patron, Kamerhe est une grande gueule, un bon exécutant et un trublion qui a tendance à croire que la politique c’est du  théâtre et pas plus. Un dessinateur l’avait récemment caricaturé avec des stylets à planter dans les dos de ses adversaires…

Kengo Wa Dondo Léon 

Tout est connu sur ce vieux briscard de la politique congolais qui a connu sa gloire durant le règne de Mobutu, et dont la crédibilité est avérée à l’international pour avoir été le relai du capitalisme sauvage en appliquant à la lettre les tristement célèbres programmes du FMI. Voici un crédo qui passe en boucle sur l’internet à son sujet : « De Kengo, on en parle si peu. Et pourtant cet homme a certainement causé plus de tort que tous les autres systèmes. En effet, le kengisme, c’est la méthode du félin. C’est la méthode de la souris. Le kengisme habite avec vous, au milieu de vous. Il mange et il boit avec vous. Mais, malin comme Leuk le Lièvre, il vous ronge. Et dès que vous avez l’air de vous en rendre compte, le kengisme souffle sur la plaie qu’il vous a causée. Cette sensation du faux bien-être vous rendort, et le kengisme se remet à l’ouvrage. Son auteur, LéonLobitsch ou Kengo wa Dondo, a pu ainsi survivre à tous les systèmes depuis Mobutu jusqu’à ce jour. Comme le roseau, Léon Lubicz plie, mais il ne rompt pas ».

Grâce à l’argent qu’il a su amasser et bien gérer (contrairement à ses amis), ce mobutiste a réapparu dans le kabilisme où règne des coups bats au lieu des combats politiques. Hautin de nature, ce félin politique réussissait en dirigeant des sujets obéissants et assouplis, ce qui n’est plus le cas actuellement où le multipartisme permet la critique acerbe. A 76 ans, Kengo reste un expert en tactique et non en stratégie car il a souvent réussi à court terme mais dans le long, il reste vulnérable car scotcher à son âgé et n’a donc plus les reflexes exigés par la haute finance pour gérer fidèlement ses intérêts. Il est bon pour une transition et non un mandant présidentiel, dit-on dans certaines chancelleries occidentales. A l’allure où se présente la situation socio-sécuritaire en RD Congo, tout peut arriver, estiment certains analystes.

Tshisekedi Wa Mulumba Etienne

Agé de 79 ans et diminué physiquement par la maladie, l’opposant charismatique est resté fidèle à sa réputation de fonceur et imbu de lui-même : l’avenir de la RD Congo, c’est moi et rien que moi. Connu pour son goût compulsif du pouvoir et un si ardent parcours pour le conquérir, Tshisekedi voudrait mettre en exécution la fière devise de ses années chaudes d’opposant : « Je ne demande pas, je prends ». 

Evidemment les temps et les discours ont changé sans qu’il s’en aperçoive et la mondialisation exige désormais un tempérament de compromis, de dialogue et de tolérance pour les Djihadistes du nationalisme comme lui. Il est en train de le comprendre avec la tournée en Occident mais j’ai peur que ça ne soit trop tard car les décideurs du monde ont une suite dans leurs idées contrairement à nos leaders, fussent-ils charismatiques. En plus, le vieux doit comprendre que ce n’est pas la popularité qui vous mène au pouvoir mais bien le pouvoir qui vous rend populaire. Et comme dirait Tom Stoppard, la démocratie n’est pas dans le vote, elle est dans le comptage des voix. L’actuel président a compris la leçon en imposant l’élection à un seul tour car il reste toujours aux commandes des manettes de la victoire. Le vieil opposant fait drainer actuellement des foules et l’homme y croit déjà en oubliant que les choses ne sont pas aussi simples que cela. Si théoriquement, il est en pole position, pratiquement il a intérêt à coaliser avec les autres opposants car sa personne ne fait pas l’unanimité en Occident et c’est malheureusement là bas que tout se joue.

Et puis, me diriez-vous ! Et oui, nous ne sommes pas au bout de nos peines et ce ne sont pas ces élections qui nous sortirons de cette misère. Comme dirait Luc Mélenchon: « Qu’ils s’en aillent tous ! » et que le 28 novembre soit le démarrage du printemps congolais. Ce mot d’ordre a déjà fait son travail ailleurs car c’est le slogan par lequel a commencé chacune des révolutions qui, depuis dix ans, régénèrent, l’un après l’autre, les pays de l’Amérique du Sud et récemment ceux du Maghreb. Il s’agit d’un renversement de pouvoir confisqué par l’oligarchie, le monarque présidentiel et l’argent roi en décidant ce que "RICHESSE" doit servir : l’humain d’abord !

Ce que je propose n’est pas une simple alternance à la "Papa aye, nzala esili" en changeant Kabila par un autre oiseau de même plumage. Mais bien une révolution des institutions, des rapports sociaux et de la culture dominante. Nous pouvons y parvenir si nous nous départissions de nos peurs et de nos angoisses comme l’ont fait les peuples arabes. Nous en avons les ressorts et les moyens voulus.

Préparons nos armes lors de l’ouverture du bal dans quelques semaines et, en attendant, méditons sur la citation de M. Oscar Wilde : « La désobéissance, pour quiconque s’intéresse à l’histoire, est la vertu originelle de l’homme. C’est par la désobéissance qu’est arrivé le progrès, par la désobéissance et la révolte ».

A bientôt…

Jean MULONGO Mbuyu


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Daily Reader on 19/11/2011 01:08:54
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I found so many interesting stuff in your blog especially its discussion. This is the perfect blog for anyone who wants to know about this topic. Please keep updating with great posts like this one. I’ve learned much stuff from your blog. Keep up the good work! :)

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Daily Reader on 19/11/2011 01:06:09
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Banga moninga on 17/10/2011 23:27:04
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Oh la la, un très bon style qui permet de lier l'utile à l'agréable. Vaut mieux rigoler aussi longtemps qu'on sera pas capable de faire partir le petit RIKIKI...
Merci compatriote Mulongo.
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zephyrin Kamanga on 17/10/2011 12:59:53
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C'est plutôt le style enjoué qui m'a plut.
Quant à l'analyse elle ne prouvait qu être ainsi pour accrocher.
Mais la plume est très jolie.Si le peuple congolais doit se libérer cela sera avec un volontaire.
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Mfwani dodo on 16/10/2011 15:53:57
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TRES BONNE ANALYSE MONSIEUR JEAN MULONGO MBUYU. AUCUN DES CANDIDATS REPRÉSENTE UN CHANGEMENT DES CONDITIONS DE VIE ACTUELLES DU PEUPLE CONGOLAIS !! C'EST LE PEUPLE CONGOLAIS LUI-MÊME QUI DOIT SE LIBERER,.....
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samson on 16/10/2011 13:15:37
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notre futur presindent de la rdc
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