RDC : Ngoy MULUNDA continue de souffler le chaud et le froid

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image Daniel NGOY MULUNDA - President de la CENI en RDC, le 03 Mars 2011 a Kin

Bien qu’ayant finalement accepté le principe de l’audit du serveur de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) par les experts de l’Opposition et de la Majorité Présidentielle, le président de cette institution d’appui à la démocratie continue de souffler le chaud et le froid. Aux dernières nouvelles, Daniel Ngoy Mulunda pose comme préalable à l’accès de ses « partenaires » au serveur central, la présence des délégués de la famille politique du Chef de l’Etat. Pourtant, tout le monde sait que dans ce camp politique, on ne manifeste aucun empressement à « auditer » ce centre névralgique de traitement des données préélectorales et électorales.

L’attitude de la MP est compréhensible. Elle n’est pas demanderesse dans l’exigence de la transparence du serveur central et partant du fichier électoral. C’est l’opposition, comme on l’a constaté, qui insiste sur l’impératif de faire l’état des lieux du serveur central, de manière à s’assurer, avant les scrutins du 28 novembre 2011, qu’il n’héberge pas des données de nature à fausser les résultats des urnes.

Le bon sens devrait commander à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de fixer un délai butoir aux délégués de toutes les parties en vue de l’organisation de la première séance d’audit du serveur central. S’il y a des absents à cette première séance de contrôle, il leur appartiendrait d’assumer les conséquences de leur option pour la chaise vide. 

Le temps qui reste à courir avant l’organisation effective des élections présidentielle et législatives étant fort court et précieux, il serait anormal que Daniel Ngoy Mulunda et ses collaborateurs se soumettent aux caprices d’une seule famille politique.

La CENI, qui a estimé « fondée et recevable » la requête de l’opposition relative à la nécessité d’auditer son serveur central, devrait aller jusqu’au bout de sa logique, c’est-à-dire permettre à l’Opposition d’y accéder effectivement. Et, le plus tôt serait le mieux. A voir comment les choses se passent, le sentiment qui gagne les milieux de l’Opposition est que le « pouvoir organisateur des élections » aurait réellement des choses à cacher.

La tension est ainsi en train de remonter au sein de la classe politique congolaise, alors qu’elle était à la baisse dès que la CENI avait fait part à l’opposition d’une possibilité de contrôle du serveur central par des experts de deux grandes familles politiques congolaises.

Des cartes d’électeurs récupérées à la pelle

La méfiance revient au triple galop entre l’Opposition et la Commission Electorale Nationale Indépendante. Depuis un certain temps en effet, des individus au service de certains partis et regroupements politiques mènent, contre espèces sonnantes et trébuchantes, des opérateurs de récupération des cartes d’électeurs auprès des milliers, sinon des millions d’enrôlés, à Kinshasa comme en provinces. La situation socio-économique du Congolais moyen étant ce qu’il est, l’argent fait vaciller facilement certains scrupules.

A quelle fin déleste-t-on proprement des milliers ou millions de compatriotes de leurs cartes d’électeurs ? L’on en est pour l’instant à réfléchir autour de deux hypothèses. La première est qu’il y aurait, quelque part, une volonté de diminuer délibérément la taille du corps électoral dans certaines circonscriptions, afin d’empêcher le souverain primaire d’émettre le vote-sanction que redoutent tant certains candidats.

La seconde hypothèse, et peut-être la plus proche de la réalité, est qu’une fraude électorale serait certainement planifiée. Ainsi, des urnes incontrôlables et incontrôlées pourraient, le moment venu, être bourrées de bulletins de vote en provenance d’individus ayant acheté des cartes d’électeurs pour les besoins de la cause.

Voilà le pourquoi de cette bagarre autour du serveur central pour voir clair dans le fichier électoral. Car, en dépit des assurances de la CENI d’organiser des élections transparentes, démocratiques et apaisées ; malgré l’engagement du Chef de l’Etat, du haut de la tribune des Nations Unies, d’offrir au peuple congolais des scrutins libres et crédibles, certains actes que l’on enregistre sur le terrain tendent à démentir les bonnes intentions des décideurs politiques.

Suivre le modèle euro-américain

S’il est établi, comme l’a laissé entendre vendredi le Rapporteur de la CENI, que le serveur central ne constituerait plus un enjeu majeur, suite à l’adoption du comptage manuel, qu’il soit alors permis aux Congolais d’adopter le modèle euro-américain. Il s’agirait, concrètement, de laisser le responsable de chaque circonscription électorale le soin d’annoncer, via les médias, les résultats partiels puis définitifs, au fur et à mesure de la clôture des opérations de dépouillement dans les bureaux de vote.

Dans ces conditions, la CENI ne pourrait plus être suspecter de vouloir tripatouiller les résultats et, partant, le serveur central aujourd’hui objet de controverses, deviendrait sans objet parce que ne représentant plus aucun risque. L’expérience a toujours réussi aux Européens et aux Américains. En Afrique, elle a déjà été tentée avec succès au Sénégal. Pourquoi pas en RDC où la compilation des résultats a sérieusement compliqué les scrutins en 2006.

L’ensemble du matériel non sensible sera déployé d’ici au 21 octobre prochain

« L’ensemble du matériel non sensible sera déployé d’ici au 21 octobre prochain, tandis que le matériel sensible (bulletins de vote) le sera vers le 21 novembre » dans les 62.000 bureaux de vote ouverts pour la présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011, a annoncé le président de la Ceni.

De passage à Bruxelles vendredi dernier en provenance d’Allemagne, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le pasteur Daniel Ngoy Mulunda cité par l’ACP, a déclaré que c’est une « exigence » d’avoir un « président de la République élu à la date du 6 décembre 2011 ».

Lors d’un déjeuner de presse axé sur le déroulement du processus électoral en cours (lancé par l’ancienne Commission électorale indépendante qui avait entamé l’enrôlement des électeurs au Bas-Congo et au Maniema), la logistique et les relations avec les partis politiques, il a signalé que la Ceni, qui est entrée en fonction le 3 mars dernier, a récemment envoyé à travers le territoire national des émissaires chargés de « repérer des sites où seront plantées des tentes devant servir de bureaux de vote ». Etant donné, a-t-il expliqué, l’absence d’infrastructures de base (écoles, bâtiments administratifs) dans plusieurs localités de la RDC.

Après avoir rejeté les critiques de tous ceux qui jugent le calendrier électoral « illogique, irréalisable et précipité », Ngoy Mulunda a dit que, pour des élections apaisées, son institution « devait absolument respecter les délais constitutionnels ».

Et pour mener ce processus à terme, faire face aux contraintes financières et respecter les délais constitutionnels, la CENI a bénéficié de moyens additionnels de 147,8 millions USD du fait que, selon son président cité par l’Acp, « le budget a explosé ».

Le budget initial pour l’ensemble du processus électoral jusqu’en 2013 était évalué à 830 millions USD, dont 80% sont supportés par le gouvernement congolais alors que les 20 % restants constituent la contribution des partenaires extérieurs.

« Grâce aux moyens financiers additionnels, la CENI a pratiquement doublé son personnel technique, notamment pour l’enrôlement. Devant l’incapacité de l’industrie locale à satisfaire aux besoins de la CENI, celle-ci a dû s’adresser à plusieurs pays pour commander les matériels nécessaires ; l’Allemagne, la Chine et l’Afrique du Sud notamment. L’institution a mobilisé des bateaux et des avions gros porteurs », rapporte encore l’ACP.

Pour sa part, le vice-président Jacques Djoli, qui faisait partie de la délégation conduite par le pasteur Mulunda, a indiqué en substance que « la consolidation du schéma politique actuel en RDC est conditionnée par le respect du calendrier électoral tel que prévu par la Constitution ». Par conséquent, a-t-il souligné, la Ceni devait, parmi ses défis majeurs, « trouver un consensus avec les partis politiques afin de pouvoir organiser les élections, expliquer aux formations politiques la nécessité d’un couplage et, donc, d’une symétrie dans l’organisation des élections dont la fiabilité dépend de la présence des témoins des partis politiques dans les centres d’enrôlement ».

S’agissant de « fraudes éventuelles lors de l’enrôlement », l’ACP renseigne que « M. Djoli a dit que la CENI n’a pas eu connaissance d’une présence de militaires ou de mineurs sur les listes électorales, mais a enregistré + quelques cas illégaux +, faisant observer que l’absence des fichiers d’état civil pouvait expliquer ces cas illégaux ».

Par Jacques Kimpozo et Angelo Mobateli


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katy on 28/09/2011 09:07:33
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Ce FALSIFIPASTEUR se moque du monde!!De deux choses l'une ou il n'a rien a caché à ce moment-là,qu'il accepte l'audit du serveur central;si comme il le prétend celui-ci est sans intéret qu'ils laissent les partis en décider!!Surtout le plus important est le controle du fichier électoral!! Personnellement,je connais des personnes qui ont deux cartes d'électeurs,il y a un véritable foutoir à cette commission contrairement aux aneries avancées par ce monsieur à Bruxelles devant des compatriotes sous-informés!Comme d'hab le cirque continue!!TOKOLA!!
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wacle on 28/09/2011 04:47:29
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Qu'il continue bien a jouer avec le feu ce fameux pasteur, mais qu'il prend bien garde que cela ne puisse l'embraser le derriere au risque de sa vie! Il sait de quoi ns parlons. A bon entendeur!
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Ekonginda on 28/09/2011 03:14:32
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Monsieur l´Abbé Ngoy Mulunda, tu porteras sur toi la responsabilité de ce qui va arriver après le 28 novembre, Tala Pasteur Daniel keba oyo ezali la vie ya batu kosakana na yango te.
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