RDC : «Joseph KABILA» n’a jamais été élu par le peuple congolais

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image Joseph KABILA - President sortan de RDC, KULUNA en cravatte.

Joseph Kabila ferait mieux de respecter et de faire respecter la Constitution de la République Démocratique du Congo, qui trace la feuille de route de son dernier mandat présidentiel, et prévoit donc des élections, à tous les niveaux ! Tout au contraire, il est malheureux de constater qu’au terme d e son dernier mandat, son bilan est bien triste et calamiteux. Quelle désolation pour notre pays ! Il n’a pas été capable d’organiser, en deux mandats présidentiels, la moindre élection, à quelque niveau que ce soit des institutions de l’Etat congolais. Seules les élections présidentielles auxquelles Joseph Kabila fut partie prenante, semblent avoir été correctement réalisées antérieurement, sans les avoir respectées pourtant dans leurs résultats, puisque, tout le monde le sait, Joseph Kabila n’a jamais été élu par le peuple congolais. Il a été battu les deux fois, et par deux fois, il s’est pourtant proclamé président de la République ! En fait, on nous l’a imposé comme président moyennant la présence des chars dans les rues de Kinshasa, notamment ! La suite est bien connue de tous les Congolais : Joseph Kabila gouverne le Congo, notre beau et grand pays en dépit de tout, et le fiasco attendu est bien là. Malheureusement ! Comme si, au Congo Kinshasa, il y avait carence de compétences qui auraient pu arrêter à temps, la descente de notre pays aux enfers.

Depuis ce premier janvier 2016 jusqu’au 19 décembre 2016, à minuit, le peuple congolais veille : « Jour J – 354 ! » Ce peuple que l’on juge, souvent à tort, peureux, est, cette fois ici, déterminé à en découdre avec le pouvoir d’occupation, piloté par Joseph Kabila, un énigmatique personnage résolument décidé à aller plus loin dans ses ambitions illégitimes, de demeurer président à vie, en République Démocratique du Congo, malgré les prescrits de l’article 220 de la Constitution, qui l’en empêche fondamentalement.

Evidemment, l‘homme sombrerait de l’ivresse du pouvoir absolu, qu’il exerce maladroitement d’ailleurs. Un pouvoir que Joseph Kabila avait acquis par une conjoncture des circonstances savamment orchestrées, qui dépasse la rationalité, la logique et le bon sens. In fine, on assiste tous, à une véritable tentative de coup d’Etat contre la Constitution, par l’abstinence délibérée de Joseph Kabila de quitter le pouvoir, de manière civilisée. Cet acte d’incivisme plonge malheureusement la Loi fondamentale de notre pays dans un juridisme infecté et en appelle à la détermination du peuple congolais, d’actionner l’article 64 de la Constitution pour contraindre, à la démission, ce perturbateur délinquant, cet indigne président hors-la-loi, Joseph Kabila. Parce qu’un président sortant, comme lui, n’a plus de comportement politique efficient, mais il développe plutôt présentement l’instinct d’un criminel qui s’accroche mordicus !

En sus, il tente de distraire le peuple congolais par un soi-disant dialogue dans lequel il soudoie, en monnaies fortes, certains opposants au pays et, avec eux, certains membres de la diaspora indélicats.

Joseph Kabila ferait mieux de respecter et de faire respecter la Constitution de la République Démocratique du Congo, qui trace la feuille de route de son dernier mandat présidentiel, et prévoit donc des élections, à tous les niveaux ! Tout au contraire, il est malheureux de constater qu’au terme d e son dernier mandat, son bilan est bien triste et calamiteux. Quelle désolation pour notre pays ! Il n’a pas été capable d’organiser, en deux mandats présidentiels, la moindre élection, à quelque niveau que ce soit des institutions de l’Etat congolais. Seules les élections présidentielles auxquelles Joseph Kabila fut partie prenante, semblent avoir été correctement réalisées antérieurement, sans les avoir respectées pourtant dans leurs résultats, puisque, tout le monde le sait, Joseph Kabila n’a jamais été élu par le peuple congolais. Il a été battu les deux fois, et par deux fois, il s’est pourtant proclamé président de la République ! En fait, on nous l’a imposé comme président moyennant la présence des chars dans les rues de Kinshasa, notamment ! La suite est bien connue de tous les Congolais : Joseph Kabila gouverne le Congo, notre beau et grand pays en dépit de tout, et le fiasco attendu est bien là. Malheureusement ! Comme si, au Congo Kinshasa, il y avait carence de compétences qui auraient pu arrêter à temps, la descente de notre pays aux enfers.

Suite à ce constat amer, Joseph Kabila et ses acolytes, tels Aubin Minaku, Matata Ponyo, Lambert Mende Omalanga, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, Claude Mashala, André Atundu, Daniel Makila, Gaspard Mugaruka bin Mubibi et toute la suite des thuriféraires, sont aux abois. Car, ils pensent que les Congolais ne sont pas des humains, ils n’ont pas droit à la vie, et ils ne peuvent donc jouir de rien, ce sont des objets et des choses dont le dictateur dispose à sa guise. Par des emprisonnements répétés, par des crimes et des tortures politiques, Joseph Kabila pense qu’il peut ainsi par la terreur s’installer définitivement au pouvoir, sans crainte, ni tremblement ! Sans doute lui a-t-on fait croire qu’il pourra connaître un long règne, du genre de celui de Joseph Désiré Mobutu ! Joseph Kabila oublie, hélas, que les temps ont changé, même si un tueur quelconque utilise toujours le même genre d’armes de destruction de la classe politique ! D’ailleurs, c’est le monde lui-même qui a changé, on parle aujourd’hui de la mondialisation. Quoi que Joseph Kabila désire, son pouvoir arrive à son terme, inexorablement. Voilà pourquoi pouvons-nous, avec confiance, parler de « compte à rebours ! »

En l’an Deux mille Seize, le dix-neuvième jour du mois de Décembre, à minuit, le second mandat de Joseph Kabila aura pris fin, tel que le prescrit la Constitution de la République Démocratique du Congo. C’est une Constitution qui n’a même pas encore atteint l’âge de l’adolescence, et qui a à peine dix ans ! L’a-t-on vraiment mise en route sainement, avec une volonté politique claire et des intentions loyales pour le service de l’Etat congolais ? Non, car, constamment, Joseph Kabila qui s’est évertué à jouer au malin et au fossoyeur de la loi de l’Etat congolais, se trouve aujourd’hui surpris que le temps aie joué et joue encore contre lui ! Il récolte enfin les fruits amers de son triste labeur de sanguinaire, de mercenaire et de prédateur essoufflé.

Concrètement, Joseph Kabila récolte amèrement, dès maintenant, le fruit de sa mésaventure politique en décidant, par opportunisme, de diriger le grand Congo dans toute sa complexité. En effet, selon mes informations, à ce que je sache, l’homme ne dort plus très bien sur ses deux oreilles, depuis des lustres, du fait qu’il a semé ses crimes économiques et humains, durant quinze ans au sommet de l’Etat congolais, ce géant d’Afrique en puissance, mais en réalité aujourd’hui, un nain est devenue la risée du monde !

En effet, l’erreur de Joseph Kabila vient de sa méconnaissance totale et de son appréciation erronée du contexte dans lequel se forge l’histoire du Congo-Kinshasa, dont l’un des fils valeureux, Patrice Emery Lumumba a dû payer le prix fort par sa vie. Heureusement, ce dernier a marqué positivement son époque !

Les tentatives tardives de Laurent-Désiré Kabila pour marcher sur les pas de Lumumba ont été entachées par trop d’incohérences et de trahisons ! Et au contraire donc, son règne devient une porte grandement ouverte à l’avènement du pire régime d’esclavage, de mépris, et de paupérisation à outrance de tout un peuple, courant désormais le grand risque d’être privé d’identité et d’avenir. Mais voilà, tant que les humains respirent, ils portent en eux des ressorts suffisants pour rebondir et se ressaisir ! Nous sommes arrivés à ce temps si difficile de nous prendre en main, de nous assumer sans complaisance, et de contrer, coûte que coûte tous les assauts de l’ennemi, symbolisé et incarné aujourd’hui par Joseph Kabila. Le « Tutsipower » ne dort pas, il a des laboratoires puissants pour essayer d’hypnotiser les cerveaux des Congolais niais et naïfs. Aussi disons-nous qu’au-delà de toutes ces machinations machiavéliques, il y a et il y aura toujours l’homme congolais, incontournable comme un mur infranchissable ! Après tout, tout dépend, maintenant de cet homme congolais que nous sommes !

Déterminés à tourner la page sombre de leur histoire, les Congolais, dans leur majorité, demeurent très vigilants, et de surcroît, rient aux éclats, en voyant Tryhon Kin-Kiey Mulumba, Professeur d’Université, et Ministre de son état, dire que rien ne peut se faire, au Congo d’aujourd’hui, sans Joseph Kabila, dont la seule vision incarne la paix, la stabilité, la croissance et la prospérité au Congo Kinshasa. Pour lui, donc, Joseph Kabila est un homme d’exception, presqu’un envoyé de Dieu, qui possède en lui une vision, capable de conduire à jamais la République Démocratique du Congo au sein du club des nations émergentes. « Kabila-Désir » serait conçu en structure d’appui, vers l’idéologique « kabiliste » du pouvoir dominant ! Sans gêne, Kin-Kiey Mulumba est à la recherche des juristes illuminés, dans le pays et ailleurs, pour trouver des recettes et/ou des éléments de cohérence, devant donc déverrouiller l’article 220 de la Constitution, pour ainsi permettre à Joseph Kabila de rempiler pour un troisième mandat présidentiel consécutif. Ne sommes-nous pas ici confrontés à un Tryphon Kin-Kiey Mulumba, fondamentalement transformé, trop zélé et aveuglé par l’appât de l’argent, et les libéralités funestes pour son âme ?

De même, les Congolais ne cesseront de rire de si tôt, en voyant également Lambert Mende Omalanga, Ministre des Médias et Porte-parole du Gouvernement, aller faire campagne dans son Sankuru natal, pour soutenir la tenue du dialogue indécent, dont manifestement, il ne peut même pas définir tous les contours ! Mais le fait de le voir aller faire campagne dans son patelin, en distribuant de l’argent à un peuple meurtri et affamé, signifie qu’il fait tout simplement une campagne électorale, et non qu’il expose un concept ou une réalité ordinaire de politique, mais d’un simple dialogue, fondé sur les principes adaptés du « Kabilisme ». Cela signifie qu’il s’agit de blanchir Joseph Kabila de tous ses crimes et de toutes ses incessantes trahisons à l’égard des Congolais et leur Constitution. Ce faisant, ce dernier pourrait se maintenir au pouvoir en persévérant dans son crime d’étrangler et d’étouffer le peuple et sa Constitution ! Naîtrait alors une République bananière, une vraie jungle où la raison du plus fort serait toujours de s’imposer à tous ! Ce sera le régime de la pensée unique, le régime de la terreur qui nous fait penser aux mains coupées de Congolais, à une certaine époque de notre passé révolu.

C’en sera donc fini de parler de la démocratie, de la liberté, de la dignité et de l’humanité tout court ! Ce serait, simplement, la mort de millions des Congolais, avec la complicité des puissances extérieures, qui auraient fait semblant de compatir, alors qu’en réalité, ils étaient complices !

Devant une telle situation, très grave, le compte à rebours a bien commencé : aujourd’hui, nous disons que c’est le jour J avant le 19 décembre 2016. Nous comptons donc : jour J – 354. Joseph Kabila et son gouvernement sont des menteurs, car ils ont eu le temps et ils ont encore le temps, d’organiser toutes les élections, sans invoquer tous les faux-fuyants qu’ils ont d’ailleurs eux-mêmes provoqués, pour le besoin de la cause.

Evidemment, la tenue d’un dialogue demanderait nécessairement qu’on mobilise des énergies spirituelles, morales et matérielles, pour asseoir un véritable Etat de droit. Un Etat de droit exempt de manipulation et de toute interférence extérieure ! Ce qui deviendrait une force et non une fin de règne lamentable ! Voilà ce dont a besoin notre pays, la République Démocratique du Congo. On ne trouve donc aucune utilité, à organiser un dialogue qui s’inscrirait dans le contexte de vouloir canoniser des hommes puissants comme Joseph Kabila et sa clique ! En définitive, le peuple congolais n’a besoin que d’institutions fortes, dont le fondement est une Constitution, qui s’impose à tous, et où personne ne peut se comporter comme étant au-dessus d’Elle, c’est-à-dire au-dessus de la Loi.

Bref, si Joseph Kabila croit pouvoir compter sur son armement pour vaincre le peuple congolais, qu’il sache qu’il a choisi le plus mauvais chemin. Il doit plutôt se rappeler que lorsqu’on agit, il faut toujours regarder en arrière, pour voir si la logique est au rendez-vous. A défaut de ce faire, Joseph Kabila Kabange va droit au mur, où il se brisera les dents, où il mordra la poussière. Il n’aura qu’à s’en prendre à lui-même. Comme je l’ai déjà écrit, le petit mammifère, le « lycaon » l’attend, et je reste convaincu que Joseph Kabila, le président sortant va détaler, va fuir et ira mourir d’amertume, de remords et de regrets éternels !

D’ici le jour de la victoire du peuple congolais, vaillant et persévérant dans son combat, demeurons mobilisés, unis, confiants en l’avenir qui nous sourit déjà, car l’ennemi est aux abois ! 

Déjà le compte à rebours a commencé. Jour J – 354, aujourd’hui premier janvier jusqu’au 19 décembre 2016.

[Bamba-di-Lelo, Docteur en Sciences politiques de l’UCL Analyste des Questions politiques du Congo]


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