RDC : Makala est un mouroir

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image Jean-Bertrand EWANGA ISEWANGA

Jean-Bertrand Ewanga a, lundi 10 aout 2015 à Kinshasa, qualifié de « mouroir », la prison centrale de Makala où il a séjourné pendant douze mois, dans des conditions « inhumaines » de détention.

« Makala est un mouroir. J’ai été à maintes reprises choqué de vivre des cas de violations manifestes des principes élémentaires du Code pénal », a témoigné l’ancien pensionnaire de la prison de Makala.

Au cours d’un point de presse, il a dénoncé « l’arbitraire, la corruption, la pratique de la torture et les traitements dégradants » dont il a été témoin dans lieu carcéral.

Par la même occasion, le secrétaire exécutif de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe (à gauche sur la photo, avec Kamerhe)  a annoncé la publication prochaine d’un ouvrage consacré totalement à son séjour carcéral.

Arrêté le 05 aout 2014, il a été libéré jeudi 30 juillet 2015, après avoir été condamné par la Cour suprême de justice (CSJ), le 11 septembre 2014. Ewanga a ainsi purgé 12 mois de Servitude pénale principale (SPP) pour « outrage au chef de l’Etat, aux présidents de deux chambres du Parlement et au Premier ministre de la République démocratique du Congo ».

Le dernier mandat de J. Kabila « sans prolongation ou glissement »

Dix jours après sa libération de la prison centrale de Makala, Jean-Bertrand Ewanga, a renouvelé sa détermination et celle de la  « Dynamique pour l’unité d’actions de l’opposition politique » à poursuivre la lutte pour « la culture de l’alternance démocratique à travers la tenue, dans les délais, de l’élection présidentielle ». Ce, « en accentuant la pression constante sur le régime », a-t-il précisé.

Pour Ewanga, « le second et dernier mandat constitutionnel du président Joseph Kabila arrive à terme, le 19 décembre 2016, sans aucune possibilité de prolongation ou de quelconque glissement ».

Ewanga s’est dit « calme et serein » après sa libération. Pour lui, l’alternance démocratique en RDC ne peut être « ni retardée, ni reculée, encore moins négociée par qui que ce soit ».

« Elle s’impose à tous comme un impératif à intégrer dans nos mentalités et une contrainte sociale émanant de la volonté souveraine de notre peuple qui est déterminée à user des prérogatives constitutionnelles pour remplacer le régime en place », a-t-il conclu.


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