RDC : « Joseph KABILA », un fou politique qui tue et qu'il faut chasser du pouvoir

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image Joseph KABILA - President sortant de RDC

La situation politique est trop grave en Rdc depuis ces deux dernières semaines et on ne peut plus nier tout comme démentir sur le passage en force de l'article 8 de la constitution par les  fourberies d'un président dont le régime veut tordre le cou aux opposants, aux jeunes congolais  jusqu'à ce que leurs têtes soient arrachées. Suite donc au déni de l'ensemble de l'opposition, de la jeunesse congolaise, il est évident que dans les jours à venir le Congo puisse se transformer en vraie poudrière. Personne ne peut imaginer après ce qui s'est passé ce lundi 19 janvier 2015 qu'un régime incarnant la barbarie humaine puisse encore bénéficier  de la crédibilité des congolais et de la communauté internationale. Pour consolider cette dynamique de mobilisation populaire, quelles stratégies doivent encore utiliser l'opposition, la jeunesse ou l'ensemble de la société civile pour le temps qui reste avant le mois de septembre 2016 afin de faire basculer en faveur de l'ensemble  des congolais le rapport de force ?

En écoutant les discours faits toujours des démentis du porte-parole du gouvernement, l'on n' est plus encore en droit de se poser cette question si ce monsieur ne représente pas la fresque de la nef des fous qui conduisent la Rdc au spectre du chaos. Là où des sources indépendantes telle la FIDH parlent de quatorze morts, le gouvernement confirme  le nombre de trois. Qui fait foi aujourd'hui aux  discours du porte- parole du gouvernement congolais? Ce monsieur multiplie des belles paroles  qui ne sont que des mensonges. Cette pratique de " l' enfumage politique " est révoltante, car elle est associée aux approximations, aux mensonges. En affirmant : " La présidentielle peut se tenir en 2016 comme en 2017 ", le porte- parole du gouvernement congolais délire en faussant politiquement ses discours associant les ingrédients des discours formatés par la communication politique et ce n'est pas pour la première fois qu'il s'évertue dans la pratique du "brouillard flou" prenant  les citoyens destinataires pour des " dupes". Evidemment les citoyens congolais ne peuvent que révulser de voir  ce genre de comportement, au moins en montrant qu'ils ne sont " pas dupes ". En tirant des balles réelles sur des manifestants, cela constitue un crime contre l'humanité et l'usage disproportionné de la force nécessite  des condamnations fermes contre Joseph Kabila qui demeure le fou le plus impie de la Rdc. Aveuglés  par la boulimie financière, Joseph Kabila et tous les flatteurs qui l'entourent marchent sur la tête et ne comprennent pas qu'ils ne peuvent pas être la solution parce qu'ils sont le problème et parce qu'ils vivent dans un monde des valeurs inversées. Dans cet univers nauséabond, est ce qu'il faut envisager un dialogue ou un compromis avec ces dingues comme le suggèrent certains congolais ?  D'ailleurs quand le Dr Denis Mukwege dit que " la Rdc est malade", à fortiori malade de ses dirigeants qu'il faut chasser du pouvoir puisque le désastre est profond. 

Les manifestations de ce lundi 19 janvier nous livrent  plusieurs renseignements importants pour la poursuite de notre mobilisation en vue de la chute du plus grand fou de l'histoire congolaise post Mobutu. Des revendications réelles de la jeunesse congolaise sont venues se greffer sur le refus de l'adoption de la loi électorale par l'Assemblée nationale dont l'une des dispositions lie le prochain scrutin présidentiel au recensement préalable de la population. Le problème  du chômage en Rdc ressemble à une bombe à retardement, nous ne le cessons de le souligner. Quand le pouvoir n'agit pas en urgence pour résorber le chômage de nombreux diplômés, il convient ipso facto de dire qu'il sème inéluctablement  les graines de soulèvement populaire. En Rdc, la fragilité de l'Etat vient en ce moment apporter  de l'eau au moulin de l'opposition, de la société  civile et de la jeunesse congolaise. Aujourd'hui, cette fragilité  est davantage nourrie par les déficits démocratiques de Joseph Kabila .Quand tous ces  prédateurs accaparent le pouvoir au profit de leur ethnie ou du cercle de mafieux, ils affaiblissent l'Etat. Le problème pour le moment réside dans la capacité de l'opposition, de la jeunesse congolaise de se mobiliser pour mener des actions de grande envergure conduisant à l'alternance politique.

Tout est possible pour tourner la page de Joseph Kabila. Ce fou au pouvoir, il faut le chasser ,seule perspective qui reste. Le président congolais n'aura pas le dernier mot, la liberté  et la détermination seront  plus fortes que toutes les forfaitures  ou tricheries de Joseph Kabila. Il faut une forte résistance face à l'usage de la force par un fou qui conduit la Rdc à sa perte, voire même au chaos. L'on ne peut pas rêver d'une négociation avec un fou, et compte tenu de la gravité de la situation, les congolais doivent vaincre la peur. Toute la question c'est maintenant que le Congo doit se mettre debout pour régler le sort de Joseph Kabila et qu'en avant le 19 décembre 2016 il doit dégager sinon il subira le même sort comme tous les dictateurs chassés ou mitraillés. Toute disposition contraire à l'Etat de droit ne fera que renforcer la détermination des congolais qui ne céderont pas à la censure de l'internet ou des SMS. Mr Joseph Kabila, la messe est déjà dite. Si Mobutu, Blaise Comparoé ont fui du pouvoir, cela illustre que rien ne peut arrêter la détermination souvent spontanée d'un peuple d'en finir avec un président fou contesté par la rue. Les temps ont aujourd'hui changé et nous ne sommes plus à l'époque de la guerre froide ou des années 2010. 

[Professeur Florent Kaniki]


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