RDC : Infiltrations d’ex-éléments du M23 à Beni

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image Ex-M23 - "Joseph KABILA" et Sultani MAKENGA

Dans la province congolaise du Nord-Kivu, la Société civile de Beni a fait bétat d’« infiltrations d’ex éléments du M23 ». Elle « laisse entendre que ces hommes viendraient alimenter les effectifs de l’ADF-Nalu, une milice ougandaise accusée d’avoir massacré à l’arme blanche plus de 250 personnes dans la région de Beni », rapporte BBC Afrique.

Le leader de l'ex-rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), Bertrand Bisimwa, a déclaré mardi 16 décembre 2014 que « près de 1 600 combattants, sur un effectif total de près de 1 700, jusque-là cantonnés dans un camp militaire en Ouganda, sont en fuite ».

« Ils se sont dispersés à la suite d’une tentative de rapatriement forcé qui a tourné court. Il s’agit d’une violation des accords conclus entre le gouvernement congolais et le M23 », a –t-il déclaré à BBC Afrique.

Démentant les allégations de Bisimwa, le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda, a affirmé que  « la plupart des éléments de l’ancien groupe rebelle sont toujours sous le contrôle du gouvernement ougandais ».

Quant aux autorités congolaises, elles se sont abstenues de tout commentaire sur cette affaire.

« Infiltrations d’ex-éléments du M23 à Beni »

Dans la province congolaise du Nord-Kivu, la Société civile de Beni a fait bétat d’« infiltrations d’ex éléments du M23 ».

Elle « laisse entendre que ces hommes viendraient alimenter les effectifs de l’ADF-Nalu, une milice ougandaise accusée d’avoir massacré à l’arme blanche plus de 250 personnes dans la région de Beni », rapporte BBC Afrique.

Déclarations du gouvernement de la RDC et du M23 à Kampala

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), qui avait pris  acte de la Déclaration du M23 mettant fin à sa rébellion, avait instruit « les structures appropriées de l’Etat de prendre, chacune en ce qui la concerne, toutes les dispositions nécessaires afin de faciliter et de rendre irréversible cette  déclaration du M23 ».

Dans un communiqué signé par son président Bertrand Bisimwa et diffusé mardi 5 novembre 2013, la direction du Mouvement du 23 mars avait annoncé « à l’opinion nationale et internationale qu’elle a décidé à dater de ce jour de mettre un terme à sa rébellion et de poursuivre, par des moyens purement politiques, la recherche des solutions aux causes profondes qui ont présidé à sa création ».

Le même communiqué enjoignait « aux chefs militaires du M23 de préparer les hommes de troupes de ce mouvement afin de les présenter au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion sociale dont les modalités sont à convenir avec le gouvernement de la République démocratique du Congo ».

« Le gouvernement soucieux de consolider la paix »

Dans sa Déclaration signée par le ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda,  le gouvernement congolais avait pris « acte de la Déclaration du M23 faite en date du 5 novembre 2013 annonçant qu’il met fin à la rébellion qu’il avait déclenchée depuis avril 2012 et demandant à ses unités combattantes de se soumettre au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion sociale ».

« En conséquence, et soucieux de consolider la paix chèrement rétablie dans la province du Nord-Kivu », le gouvernement avait ainsi instruit « « les structures  appropriées de l’Etat de prendre de prendre toutes les dispositions nécessaires ».

Après ces deux Déclarations, le gouvernement de la RDC et le M23  s’étaient retrouvés le lundi 11 novembre à Kampala (Ouganda) pour signer une Déclaration de 11 clauses « harmonisées » devant conclure leurs pourparlers entamés le 09 décembre 2012 dans la capitale ougandaise.

« Nous espérons de tout cœur que cette Déclaration de Kampala sera signée dans les plus brefs délais pour donner une chance et plus de temps aux actions de désarmement des autres forces négatives qui conditionnent la réhabilitation du Nord et du Sud-Kivu », avait souhaité le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement congolais, lors d’un point de presse mardi 05 novembre 2013 à Kinshasa. 


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