RDC : «Joseph KABILA», le prochain tour après la démission de Blaise COMPAORE

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image John KERRY et Joseph KABILA

Aujourd'hui le " printemps noir"  au Burkina Faso à l'image du printemps arabe lancé depuis lundi à Ouagadougou vient de contraindre le président burkinabe' à la démission. Tout était prévisible sur la tournure que prenaient les événements et l'épilogue logique d'une fin de règne semblait bel et bien se dessiner. Depuis mardi déjà on savait que le pays courait des grands dangers et à tout moment le pouvoir allait vaciller. Cette soif d'alternance politique effective que les burkinabes à travers sa frange de la population, les jeunes viennent de démontrer aujourd'hui  illustre la détermination d'un peuple d'en finir  avec l'entêtement suicidaire d'un président qui s'est cru inamovible, un président à vie dont le comportement a quelque chose de shakespearien. Cette fin de règne reflète crûment tous les travers du pouvoir dictatorial où le président, sa famille et tous les autres prédateurs s'arcboutent sur le trône et  ne veulent rien perdre au jeu de l'alternance politique. Quel final désastreux ! Certes nous devons rendre un hommage à l'armée burkinabe qui s'est soudée aux manifestants. Il faut féliciter  les gendarmes, les policiers  du Burkina Faso  qui ont laissé passer les jeunes et demain ils peuvent être considérés comme des héros.

Mr Joseph Kabila doit bien tirer les leçons de la démission de Blaise Compaore' qui jadis se  montrait trop arrogant après le sommet États-Unis_Afrique sur la révision constitutionnelle, rebiffant la position américaine, refusant même les conseils des américains. Ce qui vient de se passer ce vendredi 31 octobre au Burkina Faso doit interpeller Joseph Kabila sur ses intentions de modifier la constitution ou de prolonger son mandat par des subterfuges politiciens. Le glas a sonné pour le président congolais de préparer sa valise s'il veut éviter la sortie désastreuse comme celle de  Blaise Compaore ou comme celle de Samuel Ndoe. A ceux qui ont des délires megalomaniaques au sein de la communauté internationale en soutenant aveuglement Joseph Kabila, ils doivent bien comprendre que le " printemps subsaharien"  est lancé comme une machine qu'on ne peut plus arrêter. Le temps de faire la promotion des politiques d'investissement en Rdc est révolu et bientôt le régime prédateur va tomber.

Quant à l'armée congolaise, elle doit s'abstenir d'exterminer son peuple. Elle doit comprendre que maintenant les choses ont changé. Un chef de l'Etat ou un responsable militaire qui ordonnerait de tirer sur son peuple se verrait être poursuivi par la Cour pénale internationale (la CPI). Nous demandons aux militaires congolais  de basculer du côté des citoyens congolais. Vos salaires de misère de l' ordre de 50 dollars américains par mois ne peuvent que vous conduire à  votre extermination. Choisissez le changement. A l'opposition congolaise le temps est venu de s'assumer dès maintenant en vue de préparer l'alternance politique. Elle doit tirer les leçons de la maturité de l'opposition burkinabe qui ne s'est pas livrée à la guerre de leadership, mais elle s'est montrée responsable , capable d'encadrer la jeunesse pour le départ de Blaise  Compaore'.  Bientôt les  congolais et nos  partenaires extérieurs épris de justice sociale auront les yeux rivés sur votre détermination alliée à celle de la Société civile de rester ferme sur le départ de Joseph Kabila. A tous les combattants, tenons nous déjà prêts pour la bataille finale.

[Professeur Florent Kaniki]

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