Origines étrangères : Vital KAMERHE évite de mentionner son post-nom

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image Vital KAMERHE LWA KANYINGINGYI - Goma 18 Fev 2014.

La crise congolaise s’éternisant, des vérités jusqu’alors dissimulées sortent de l’ombre et apparaissent au grand jour, prenant tout le monde de court, provoquant émoi et stupéfaction. Il  ne pouvait pas  en être autrement. 

C’est que les 17 années passées depuis septembre 1996, date du déclenchement de l’offensive armée de l’AFDL, Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo contre le régime du maréchal Mobutu ont fini par agir, jusqu’au milieu de ce mois de novembre 2013, comme un bain chimique révélateur du négatif d’une photo au bromure d’argent. Plongés dans la préparation chimique, les uns après les autres, les masques portés par les acteurs sur la scène de la tragédie congolaise commencent à tomber, révélant progressivement, au fur et à mesure que les mois et les années passent, les visages hideux de leurs auteurs. Désormais, il ne leur est plus possible de se cacher.

Le dernier à être débusqué et à sortir des bois est M. Vital Kamerhe. Dans son entièreté, l’orthographe de son nom s’écrit Vital Kamerhe Rwakanyasigize. Une telle appellation ne s’invente pas. Mais, depuis qu’il a fait son apparition sur la scène politique congolaise, Vital Kamerhe, fondateur de l’UNC, l’Union pour la nation congolaise évite de mentionner son post-nom, sans doute de peur de dévoiler ses origines étrangères. On le comprend.

Mais la vérité est têtue et le hasard aidant, voici qu’elle rattrape les mensonges accumulés par Vital Kamerhe depuis plus de 10 ans. Les contrevérités débitées par lui forment un tas d’immondices si haut qu’il est peut-être visible depuis la lune. Jusqu’à présent, on croyait connaître toutes ses impostures. Mais en vérité, il nous restait encore à découvrir le plus abjecte et le plus horrible de ses secrets.  

Le drapeau de l’UNC flottait sur Kibumba

Depuis des années, à l’insu des 70 millions de Bantous congolais, Vital Kamerhe entretenait des liens étroits, sous forme de relations adultérines, avec la milice armée extrémiste tutsie rwandaise M23. Dans le même temps, histoire de donner le change, il vilipendant les actes de viols et de mutilations sexuelles dont cette engeance de bandits tutsis rwandais se sont rendu coupables sur les femmes congolaises dans les territoires de Walikale, de Masisi, de Rutshuru et d’ailleurs dans le nord Kivu. M. Vital Kamerhe, c’est l’incarnation noire de Mr Hide et Dr Jekill.  

Le doute n’est plus permis lorsqu’on examine le cliché ci-dessus. On peut y voir un drapeau rouge et blanc, couleurs de l’UNC, le parti de Vital Kamerhe, flottant au-dessus du toit d’une maison de Kibumba. Les habitants de cette bourgade investie et occupée depuis des années par la milice M23, ont connu toutes les horreurs, essuyé tous les affres de l’épuration ethnique et bu, jusqu’à la lie, la coupe amère  de la terreur. A n’en point douter, la présence  à Kibumba de l’étendard de l’UNC inflige un cinglant démenti à tous ceux qui, à travers notre pays, ont toujours considéré Vital Kamerhe comme un Muntu congolais, compatissant aux malheurs qui frappent le peuple congolais et prêt à soulager ses misères. Dans le même temps, le drapeau du l’UNC administre  la preuve la plus accablante de la collusion de ce répugnant personnage avec l’organisation terroriste qui, depuis des années, sème la mort et la désolation sur les populations des ethnies hunde, havu, nande, bashi, rega, tembo, nianga et bafulero au Kivu.  Les terres de ces entités ethniques sont fortement convoitées par les Tutsis rwandais, ougandais et burundis qui cherchen à y installer le « tutsiland » ou foyer national tutsi.

Le comble dans cette affaire, c’est que la photo accusatrice a été prise et publiée par un de ses collaborateurs qui croyait ainsi bien faire ! 

Ainsi donc, Vital Kamerhe, ancien président de l’assemblée nationale est assis à la même table que nos bourreaux. Il mange avec nos assassins, dort avec les violeurs et les dépeceurs des femmes congolaises, et pactise avec les pires ennemis que les Bantous congolais aient jamais affrontés dans leur histoire tourmentée.  Localité martyre, Kibumba battant pavillon de l’UNC, a donc été conquise politiquement par l’UNC et militairement par la  milice M23. Il existe donc une compromission formelle et une complicité objective entre les deux. Autrement dit, depuis des années, l’ancien président de l’assemblée nationale travaillait avec les puissances œuvrant pour la balkanisation de la république démocratique du Congo. 

Petite bourgade insignifiante, Kibumba sur laquelle flottaient les couleurs de UNC symbolise à elle seule la félonie et la traitrise de ceux, comme Vital Kamerhe,  que le Congo a accueillis sur son sol, qu’il a hébergés, à qui il a offert le gîte et le couvert, qu’il a instruits dans ses écoles, qu’il a admis dans ses universités, qu’il a rendu riches, puissants et célèbres avant qu’ils se retournent brusquement pour le poignarder dans le dos. 

Mais, alors, qu’en est-il des autres agglomérations où sévissait le M23 comme Rumangabo, Kiwanja, Bunagana, Runyonyi, etc. ? Il ne serait nullement étonnant que, là aussi, les mêmes couleurs du parti de M. Vital Kamerhe aient été hissées. Toutes ces localités n’étaient-elles pas destinées à devenir le cœur du tutsiland dont le plan existe depuis les années 1972 et qui comprendrait le district du sud Katanga, les deux provinces du Kivu et celle du Maniema ? 

Le document photographique montrant le drapeau de l’UNC planté sur le toit d’une maison à Kibumba est la pièce à conviction qui met totalement à nue la duplicité, le cynisme, la cruauté et les mensonges pratiqués par Vital Kamerhe depuis des années. Il prouve non seulement sa parenté  objective avec le M23 dont il serait peut-être même l’un des cofondateurs, mais aussi sa participation active dans les massacres des populations civiles, dans les viols des femmes congolaises perpétrés dans le nord Kivu au rythme d’une victime toutes les 48 minutes1 ainsi qu’aux mutilations sexuelles.

Un géant aux lunettes noires

Disons-le crûment, il n’existe pas de pire crapule que cet individu. A ce titre, il est même plus dangereux que Joseph Kabila parce qu’il est, de toute évidence, doté de plus d’intelligence, parce qu’il a vécu au Congo pendant plus longtemps et qu’il a appris à connaître les Bantous congolais, leurs langues nationales, leurs points forts et leur faiblesse. Vital Kamerhe est de loin, infiniment plus dangereux que Joseph Kabila. 

Ayant sillonné, pendant des décennies,  les quatre coins du Congo dans les pantalons de Kamerhe père, le fils se révèle aujourd’hui d’une dangerosité létale parce qu’il est en outre dépourvu de toute espèce de scrupule. Manipulateur, fourbe et retors, affabulateur, fieffé menteur, diplômé de hautes études en sciences de l’intoxication, docteur en jeux de coulisse, maître es bonimenteur, il déploie depuis des années ses talents diaboliques sur la scène de la tragédie congolaise, sans le moindre regard sur les morts qui, par millions, tombent autour de lui. 

Une autre preuve de la fourberie de Vital Kamerhe est fournie par le géant, visible sur le cliché ci-dessus, portant des lunettes noires, entouré de miliciens et d’autres personnages en civil parmi lesquels on croit reconnaître Roger Lumbala. Nous sommes parvenus à l’identifier : il s’agit d’un Tutsi rwandais répondant au nom de  Lawrence Kigizi… Cet énergumène a été envoyé dans les territoires conquis par le M23 afin d’implanter l’UNC, le parti de Vital Kamerhe. Depuis des années, il sillonne les territoires de Walikale, de Masisi, de Rutshuru et leurs nombreuses localités pour y prêcher  la bonne parole, pour y enseigner l’évangile politique selon son patron resté à Kinshasa. 

Ainsi donc, au Congo, le loup n’était pas dans la bergerie. Le loup, c’était le berger lui-même puisque Vital Kamerhe assuma naguère les fonctions de président de l’assemblée nationale.

De même que Joseph Kabila, alias Hippolyte Kanambe, est un immigré clandestin et un sans papier devenu président de la république ; il en est ainsi de Vital Kamerhe, un étranger notoire parvenu à se hisser à la tête de la présidence de l’assemblée nationale congolaise.  

Comment cette double imposture  a-t-elle pu se produire ?  C’est parce qu’en réalité,  le deux font la paire. Et comme pour confirmer cette complicité, Vital Kamerhe a écrit un ouvrage hagiographique dont le titre « Pourquoi j’ai choisi Kabila » balaye les derniers doutes sur la vraie nature des liens qui l’unissent à son comparse. La réponse à cette question tombe sous le sens. Il s’est jeté dans le bras de Kabila parce qu’il s’agit de son compatriote, tous deux originaires du Rwanda. Tout simplement. A dire vrai, Joseph Kabila et Vital Kamerhe occupent les deux côtés d’une même médaille, le second le côté face tandis que  Vital Kamerhe se dissimule  sur le revers c’est-à-dire, le côté pile, la face cachée, sombre, ténébreuse, invisible, insoupçonnable  et donc potentiellement plus  périlleuse.

Dans un article corrosif, dont la plume semble avoir été trempée dans du vitriol, le  GRAC, Groupement de chercheurs en Afrique centrale, démythifient définitivement le personnage.  Le mot « Kamere », affirme l’étude, « vient du Kinyarwanda et signifie : nature, habitude, comportement ». C’est le GRAC qui souligne en caractères gras. Il s’agit peut-être de l’habitude de mentir et d’affabuler. Qui sait ?  Quoi qu’il en soit, constatent les chercheurs, le nom Kamerhe « n’existe pas dans la langue dont il se réclame : le « Shi ». 

Pour le reste, le GRAC a fouillé dans la biographie du bonhomme pour en ramener des détails à la fois édifiants, révélateurs et croustillants. Les sociétaires de l’organisme de recherches écrivent textuellement  que Vital Kamerhe « est né un certain 4 mars 1959, à Cyangugu, au Rwanda, poste frontalier avec le Congo dans le Sud-Kivu. Sa grand-mère est Rwandaise et vit encore à Cyangugu et son cousin est le général de brigade rwandais Gratien KABILIGI. Fils de Constantin, arrêté le 18 juillet 1997 par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et transféré à Arusha, en Tanzanie. Leur grand-père commun est M. KANYIGINYA du clan royal Hutu des Banyiginya de la Préfecture de Cyangugu ». 

Quant au général Gratien KABILIGI, il  est « né à Rusunyi en décembre 1951  avant de fréquenter des études secondaires  au Collège St Paul à Bukavu, sous les bons soins de son oncle paternel Constantin KAMERE. » Par la même source, on apprend également qu’avant « le génocide de 1994 au Rwanda, le général Kabiligi était commandant des opérations à Byumba, au Rwanda ». Plus tard, il devint  « commandant des opérations au Sud-Kivu pendant l’aventure de l’AFDL ». 

Portrait psychologique de Kamerhe

A part cette étude du GARC sur Vital Kamerhe, il existe aussi sur lui un rapport rendu public par Julian Assange de Wikileaks. La note est tirée d’une fiche signalétique dressée sur Vital Kamerhe par l’ambassade des USA à Kinshasa. De l’ancien président de la chambre basse congolaise, il est dressé un portrait sans complaisance : personnage à l’ambition dévorante, doté d’une cupidité maladive, exempt de toute moralité, prêt à toutes les compromissions pour assouvir sa soif de pouvoir inextinguible, dépourvu de tout sens moral, prompt à mentir, à se parjurer, à se dédire et à trahir. 

Au passage et ce dernier vice n’étonnera personne, Vital Kamerhe n’hésite pas à se jeter sur tout ce qui porte des pagnes à Kinshasa,  surtout lorsqu’il s’agit d’une femme mariée. Un scandale des mœurs dans lequel son nom fut mêlé défraya pendant de longs mois la chronique des échotiers kinois. Un certain Didi Kinwani doit certainement s’en souvenir. Kamerhe, erronément prénommé Vital, est plutôt mortel. 

A Kinshasa, de nombreux diplomates occidentaux fréquentés par lui le dépeignent dans les mêmes termes que l’ambassadeur américain : médiocre, superficiel, machiavélique, jongleur, intriguant et manipulateur. Il s’agit des mêmes qualificatifs dont se servent, pour les décrire, ceux qui connaissent bien les Tutsis. Mais c’est apparemment le genre d’individus dont les vices rédhibitoires et écœurants intéressent certaines agences américaines des renseignements. Du reste, Vital Kamerhe a effectué plusieurs séjours à Washington. Il serait étonnant qu’il n’ait pas été recruté par une de ces officines.

Mère aux mamelles généreuses, la république démocratique du Congo a ainsi donné le sein à des enfants qui, aujourd’hui, lui ouvrent le ventre,  fourrent du verre pillé dans ses parties génitales, s’acharnent sur son sexe en y pratiquant d’horribles mutilations. Vital Kamerhe compte parmi les plus zélés des violeurs et des profanateurs. 

Ni poivre, ni sel.

Passé maître dans l’art de la dissimulation et des cabales, intriguant doué d’extraordinaires dons pour enfumer ses interlocuteurs ; Vital Kamerhe applique la stratégie de la chauvesouris: lorsque la saison de la chasse est ouverte pour tuer les mammifères, il se dit oiseau car la chauvesouris est dotée du pouvoir de voler. Mais quand arrive le tour de la chasse aux oiseaux, le même individu se fait passer pour un mammifère car, il ne pond pas d’œufs mais, au contraire, met bas ses petits.

C’est ainsi que, durant toutes ces années, il a pu échapper aux chasseurs de gibier à plumes et à poils. Mais Vital Kamerhe qui n’est ni poivre, ni sel,  a oublié qu’il est un tricheur inné et que, n’étant pas chauve, il s’est soigneusement rasé la tête pour participer à un bal réservé exclusivement aux personnes atteintes de calvitie c’est-à-dire, aux Bantous congolais.  Le banquet ayant duré pris beaucoup de temps, la tragédie congolaise se prolongeant depuis 17 ans, les cheveux de l’imposteur ont commencé à pousser, révélant du coup sa supercherie.  Il ne lui reste plus qu’à être jeté dehors. On entendra alors des pleurs et des grincements de dents. 

Totalement dépourvu du sens de la dualité, pour Vital Kamerhe ignore la frontière qui sépare le bien du mal, le faux du vrai, le réel de la fiction, le mirage de la réalité, le mensonge de la vérité, la fidélité de l’infidélité et la loyauté de la déloyauté. Il ne s’occupe de rien d’autre que de sa carrière politique. Rongé par l’ambition, il écrase  tout sur son passage dès lors qu’un obstacle se dresse sur le chemin de son ascension vers le sommet. Depuis des années, il n’a reculé devant aucune imposture, ni aucune duplicité pour parvenir à ses fins. 

La crise congolaise dure depuis 17 ans. Désormais, pour les  imposteurs et les personnes admises au bal ouvert uniquement aux Bantous congolais, demeurer caché et continuer de se faire passer pour un citoyen de la république démocratique du Congo  devient très compliqué, sinon impossible. 

Invité au repas des sorciers

C’est vrai pour Vital Kamerhe comme pour tous les autres Rwandais, Tutsis et Hutus confondus, qui participent au repas des sorciers au cours duquel le Congo est dévoré. A ce sujet, la photo ci-après est fort révélatrice.

On peut y voir Vital Kamerhe, rigolard, assis à côté d’une bande d’escrocs et d’assassins rwandais, tous des Tutsis, lors de l’un des rounds des négociations de paix tenues à Goma. Il y a là, à droite de Vital, notamment Bizima Karaha, Azarias Ruberwa et d’autres de leurs frères ethniques tutsis. Par contre, pas un seul Muntu congolais. 

Alors qu’ils étaient censés être venus participer dans le chef-lieu du nord Kivu à de difficiles négociations pour mettre un terme à la guerre, aux viols et aux mutilations sexuelles ; l’expression enjouée qui se lie sur leurs visages, de même que les fous rires qu’ils ne parviennent pas à réprimer prouvent qu’ils ne se sentaient pas du tout concernés par la tragédie congolaise.  Du coup, ils ne se sont pas douté qu’en réalité, ils étaient assis sur le banc des accusés. 

Il faudrait peut-être 257.000 vies à Vital Kamerhe wa Rwakasighize pour expier tous les crimes, politiques aussi bien que de sang, qu’il a commis au Congo. 

Les Bantous congolais étant apparemment dépourvus de la faculté de mémoire collective, c’est le moment de leur rappeler que durant son mandat  en qualité de président de l’assemblée nationale, Kamerhe fit voter une loi portant amnistie en faveur de tous les assassins, violeurs, coupeurs de têtes, égorgeurs et génocidaires tutsis rwandais, civils comme militaires, qui sévissent dans notre pays depuis septembre 1996. 

Le projet de loi adopté par les députés congolais fut pourtant élaboré par un Muntu congolais en la personne de M. Mutombo Bakafwa Senda. On se souvient que ce dernier fit ses premières armes politiques durant le régime du maréchal Mobutu où il occupa notamment les fonctions de ministre des mines. Feu le maréchal zaïrois doit certainement se retourner dans sa tombe en voyant de tels actes de trahison et dé félonie. 

Depuis des années, à chaque minute de chaque heure de chaque jour, des femmes congolaises sont violées et sexuellement mutilées, des jeunes gens congolais sont précipités vivants dans des fosses d’aisance, les richesses minières congolaises sont frauduleusement exportées aux quatre coins de la planète suite à des campagnes de pillages ininterrompues tandis que le Congo est mis à feu et à sang par les Tutsis rwandais. 

Une loi scélérate et criminelle

Pour bien montrer qu’il n’est pas des nôtres, qu’il n’est pas un Muntu congolais, que la tragédie congolaise ne le concerne pas et qu’il l’ignore superbement, Vital Kamerhe, sur injonction de Joseph Kabila, fit passer une disposition légale accordant l’absolution à tous nos bourreaux.  La loi ne contient que six petits articles dont le premier mérite d’être rappelé.

Article 1er 

« Il est accordé à tous les Congolais résidant sur le territoire de la république démocratique du Congo ou à l’étranger une amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels commis dans les provinces du nord Kivu et du Sud Kivu ».

 Le projet de loi d’amnistie fut soumis au vote des députés, adopté et promulgué le 7 mai 2009 par le président de la république. A l’époque, l’absolution visait la milice tutsie rwandaise dénommée CNDP, conseil national pour la démocratie et le progrès du Tutsi Laurent Nkundabatware et qui, depuis mars 2007, sévissait dans le Kivu, violait, se livrait à des mutilations sexuelles, multipliait les campagnes d’épuration ethnique contre les ethnies bantoues des lendu, des nianga, des havu, des bashi, des hunde, des nande, des bafulero etc. Depuis lors, ces « réfugiés de l’intérieur » s’entassent par centaines de milliers dans des campements de fortune autour de Goma, dont celui, tristement célèbre de Mugunga. 

En d’autres termes, la loi votée au parlement en mai 2009 sous la présidence de Vital Kamerhe accordait, a posteriori et a priori,  un permis permanent de tuer, de violer, de mener des opérations de nettoyage ethnique et de commettre toutes les atrocités imaginables. Dans le même temps, elle garantissait à leurs auteurs une immunité et une impunité légale, quel que soit le lieu de leur résidence. «Circulez, messieurs- dames, il n’y a rien à voir !». Ainsi donc, Vital Kamerhe a réussi à criminaliser le parlement congolais.  

Que ce répugnant individu se soit retrouvé à la présidence du parlement congolais comme l’une des plus hautes personnalités de la république  démocratique du Congo étonne et détonné. Dans le même temps, sa présence à la tête de l’une des plus sacrées parmi les institutions politiques congolaises démontre la nature des périls qui menacent notre pays. 

Il est vrai que Joseph Kabila, lui aussi, est un étranger, - un immigré clandestin qui plus est - puisque ce sans papier a foulé pour la première fois le sol de Kinshasa le 17 mai 1997 sans posséder un passeport rwandais, ni un visa congolais, ni aucun document d’identité valable. Moins de quatre ans plus tard, en janvier 2001, il se retrouvait pourtant assis dans le fauteuil de président de la république. Jamais les annales de l’histoire humaine n’ont signalé pareille vitesse d’ascension le long de l’échelle sociale. Le Congo demeure ainsi le pays de toutes les aberrations et de toutes les impostures.

Le seul qui a échappé au bal des chauves se trouve être James Kabarebe. Mais l’actuel ministre de la défense du Rwanda n’en occupa pas moins à Kinshasa les fonctions de chef d’Etat-major général de l’armée congolaise de mai 1997 jusque fin juillet 1998. Dans tout ceci, il n’y a évidemment rien d’anormal. En attendant, aucune humiliation n’aura été épargnée aux Bantous congolais.

Admis lui aussi au bal des chauves, Joseph Kabila, alias Hippolyte Kanambe est demeuré dans la salle des banquets jusqu’à ce jour. C’est ainsi qu’il a pu voir son  crane se couvrir progressivement de cheveux au fur et à mesure que le temps passait. Mais l’homme ne craint rien, ne respecte personne, ne reconnaît aucune loi, n’obéit à aucun principe. C’est ainsi qu’il gouverne le Congo par défi alors que par deux fois, en 2006 et en 2011, il a perdu l’élection présidentielle. Désormais, seuls les aveugles et les idiots du village peuvent encore lui attribuer l’ethnicité des Bantous et la nationalité congolaise mais l’intéressé lui-même n’en a cure. 

Kabila, Ruberwa, Bizima, Bugera, Nyarugabo et les autres

La photo ci-dessus le montre à l’époque où, tutsi rwandais parmi ses frères, il servait dans les rangs de l’armée patriotique rwandaise.

Après s’être invité au même bal réservé aux seules personnes affectées de calvitie intégrale, le Tutsi rwandais Azarias Ruberwa, ne sachant plus où se dissimuler alors qu’une épaisse tignasse de cheveux commence à couvrir sa tête,  a préféré prendre un profil bas tout en creusant son trou dans le sol congolais. On le dit riche à millions et qu’il posséderait même un jet privé. Membre de la formule 1+4, ce Tutsi rwandais bon-chic-bon-genre pense n’avoir rien à redouter des Bantous congolais car, sa milice armée du RCD-Goma est la seule à avoir survécu tandis que celle du Muntu Jean-Pierre Bemba, un ancien vice-président de la république comme lui  a été promptement dissoute à coups d’obus de mortiers et de canons en mars 2007.

Prennent également part au bal des chauves, côté civil et politique les  Bizima Karaha, Moïse Nyarugabo, Bugera, tandis que  des milliers de soldats et d’officiers tutsis rwandais injectés au sein des FARDC lors de différentes opérations de brassage des milices armées y opèrent masqués et rasés, histoire de se faire passer pour  des invités du même bal. 

Les Bantous congolais ne doivent absolument rien attendre des experts, spécialistes et autres émissaires spéciaux qui défilent au Congo depuis des décennies. Ces braves messieurs comme Martin Koebler ou Russel Feinglod et ces gentilles  dames comme l’Irlandaise Mary Robinson ne connaissent ni le Congo, ni les Congolais dont, au demeurant,  ils ne parlent et ne comprennent aucune des quatre langues nationales. Finalement, sur quoi reposent  leurs prétentions de spécialistes de notre pays ?  Les 17 ans qui se sont déjà écoulés n’auront servi à rien. Pourtant, plus le temps passe,  moins les Tutsis ressemblent aux Bantous congolais et plus les faux chauves apparaissent au grand jour. 

Déjà incapables de distinguer un Muntu d’un Tutsi, et ce dernier d’un Hutu ; il n’est dès lors pas étonnant qu’ils assistent, impuissants, au spectacle offert par les Tutsis, véritables reptiles dangereux au venin plus mortel que celui du taïpan australien, qui ne cessent de se glisser  depuis plus de 17 ans dans le lit où dorment les enfants congolais pour les piquer et les décimer.

Trancher net la tête de ce serpent mortel est un devoir sacré pour que, morte la bête, meurt aussi le venin.

[Dieudonné Kwebe-Kimpele]


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