RDC : « Joseph KABILA », un suspense qui plombe le pays

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image Joseph KABILA - President sortant de la RDC.

L'expérience démontre, souvent en pareille situation, que le suspense fait craindre le pire. A chaque fois en RDC qu'un autre Gouvernement s'annonce, plusieurs portes se ferment en attendant de connaître la nouvelle équipe. Et, malheureusement, cela se répercute aussi et surtout dans les milieux d'affaires. Une léthargie s'observe déjà parce qu'on attend de connaître les nouveaux ministres et le moindre soupçon à propos du départ d'un ministre suffit pour qu'aussitôt tous les partenaires apprennent à se méfier de lui. Pour éviter de se retrouver un "candidat" au remaniement. L'argent n'aimant pas le bruit, cette peur n'est pas de bon augure. Et si le même suspense se maintient pendant longtemps, le climat des affaires devient morose.

En tout cas, de l'avis de nombre d'observateurs, tant que dure le long suspense, la vie semble aussi s'arrêter en RDC. Car, on se trouve du coup à l'heure de grandes manœuvrés politiques. Les ministres actuels ne semblent plus avoir le codeur à l'ouvrage parce que préoccupés plus par leur maintien aux affaires. Pendant ce temps, ceux des compatriotes qui ne rêvent que d'arriver aux affaires se lancent dans la course. Autant donc d'agitation ces derniers temps alors que Rwandais et rebelles du M23 n'attendent que le moment d'asséner un coup fatal à la RDC. Pourtant, la cohésion nationale prônée par les Concertations nationales attend encore d'être matérialisée  pour passer de la parole à l'acte afin de mobiliser tous les Congolais.     

C'est là que bon nombre d'observateurs soutiennent que "trop de suspense tue le suspense". Surtout lorsque des combats opposent les Fardc aux rebelles du M23 à 30 km de la ville de Goma. Ainsi, après les travaux des Concertations, c'est plus que jamais maintenant que la cohésion nationale doit se matérialiser. C'est dans ce cadre précis que l'opinion attend le discours du chef de l'Etat en sa qualité d'initiateur du forum national qui s'est tenu dernièrement. Que cette attente se bute au mystère autour de l'adresse du Raïs, cela demeure loin de rassurer les uns et les autres. Surtout si la grande attention se solde par "on prend les mêmes et on recommence", une petite note de déception serait à craindre au bout du compte.

UN SUSPENSE QUI PLOMBE LE PAYS

L'expérience démontre, souvent en pareille situation, que le suspense fait craindre le pire. A chaque fois en RDC qu'un autre Gouvernement s'annonce, plusieurs portes se ferment en attendant de connaître la nouvelle équipe. Et, malheureusement, cela se répercute aussi et surtout dans les milieux d'affaires. Une léthargie s'observe déjà parce qu'on attend de connaître les nouveaux ministres et le moindre soupçon à propos du départ d'un ministre suffit pour qu'aussitôt tous les partenaires apprennent à se méfier de lui. Pour éviter de se retrouver un "candidat" au remaniement. L'argent n'aimant pas le bruit, cette peur n'est pas de bon augure.

Et si le même suspense se maintient pendant longtemps, le climat des affaires devient morose. C'est dire que le mythe n'arrange pas toujours les choses et les sénateurs américains l'ont bien compris au point même de faire des concessions. Comme on le voit, le mystère autour de l'adresse du chef de l'Etat et du nouveau Gouvernement ne contribue pas à rassurer l'opinion. Et donc plus tôt il sera dissipé dans l'opinion, mieux cela vaudra pour la suite des évènements. Car, le mystère continue, c'est l'effet contraire qui risquerait d'être vraiment au rendez-vous au détriment de la recherche de la cohésion nationale visant à mobiliser les Congolais.

QUE CETTE SEMAINE SOIT FINALEMENT LA BONNE

A en croire le président du Sénat, Léon Kengo, c'est cette semaine que le Raïs se présentera devant le Congrès pour le discours tant attendu sur les recommandations des Concertations nationales. Si cette option se maintient, on aura alors vite fait de mettre un terme au suspense. Car, une personnalité de ce rang ne doit pas, lui aussi, prendre part à la spéculation au point d'annoncer des choses sans se rassurer d'abord qu'elles tiennent la route. Bien au contraire, c'est lorsqu'on est au parfum de ce qui pourrait se passer qu'on se permet de fournir des indications en dehors de tout communiqué officiel. C'est peut-être dans ce sens que Léon Kengo est sorti de sa réserve. 

[M. M.]


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