Trahison : Concertations de « KABILA », la société civile s’est sentie lésée

Font size: Decrease font Enlarge font
image Kabila dégage

Concertations nationales de Joseph Kabila, la société civile et l’opposition sous représentées. Déjà, les délégués des Forces vives ont claqué la porte aux travaux du groupe de contact. A propos du quota de la société civile, il faut indiquer que les forces vives se sont vues attribuer 80 places, à en croire des sources crédibles. Les mêmes témoignages ont laissé entendre que l’opposition aura 100 places pendant que la MP s’est octroyée 140 sièges. Malheureusement les délégués de l’opposition à la commission préparatoire n’ont rien trouvé à redire, acceptant de faire profil bas pendant que la prise des décisions sera faite par consensus. Ceux de cette composante en dehors crient déjà à la trahison qui se confirme de plus en plus.

Les divergences de vue entre les délégués des différentes composantes des Concertations nationales membres du « groupe de contact », pourtant reniées par certains cadres de la Majorité présidentielle (MP), ont fini par éclater au grand jour.

Le constat a été fait hier mercredi 21 août au Palais du peuple, siège du parlement de la république, où ce groupe de contact s’est réuni pendant les trois premiers jours de la semaine en cours.

Selon l’autorité morale de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), les travaux du groupe de contact ont pris fin hier.

Modeste Bahati Lukwebo s’est dit heureux que le groupe de contact ait accompli la mission qui lui a été confié par le Présidium, en vue d’enrichir le règlement intérieur des Concertations nationales. « Ce groupe de contact aidera le Présidium à rechercher le consensus tout au long des travaux des Concertations nationales », a déclaré l’autorité morale de l’AFDC.

Il a ajouté que la solution a été trouvée à l’opposabilité des conclusions finales des Concertations nationales, mais qu’il faut aussi tenir compte du réalisme politique, car il ne suffit pas de prendre une décision pour croire qu’elle sera appliquée.

« Nous avons proposé une formulation qui répond exactement aux préoccupations des uns et des autres et c’est ce qui a dégagé le consensus », a enchaîné Modeste Bahati, en refusant cependant de  livrer le contenu de cette formule dont la primeur est réservée au Présidium qui la rendra publique.

Concernant l’immunité, le ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale a laissé entendre que ce privilège est réservé aux parlementaires et que les autorités du pays assurent la sécurité à tout participant aux travaux des Concertations nationales.  A propos du quota, Modeste Bahati a reconnu que la société civile s’est sentie lésée.

« Au moment où je vous parle, je crois que cette question est à l’examen au niveau du Présidium pour voir comment assurer une inclusivité et surtout une participation significative de la société civile », a poursuivi le leader de l’AFDC.

De son avis, la question relative à la libération des détenus politiques doit être débattue au niveau des états généraux. « Il n’y aura pas de question tabou. Tout sera abordé au niveau des Concertations politiques pourvu que ça vise la cohésion nationale », a précisé le ministre.

Et de conclure : « En rapport avec la participation du M23, il y a un processus à Kampala. Notre souhait est qu’il n’y ait pas deux processus à la fois, c’est-à-dire à Kampala et en RD Congo. Si les responsables du M23 peuvent se joindre aux autres Congolais pour la paix, nous ne pouvons pas refuser leur venue ici à Kinshasa. »

A propos du quota de la société civile, il faut indiquer que les forces    vives se sont vues attribuer 80 places, à en croire des sources crédibles. Les mêmes témoignages ont laissé entendre que l’opposition aura 100 places pendant que la MP s’est octroyée 140 sièges.

Malheureusement les délégués de l’opposition à la commission préparatoire n’ont rien trouvé  à redire, acceptant de faire profil bas pendant que la prise des décisions sera faite par consensus. Ceux de cette composante en dehors crient déjà à la trahison qui se confirme de plus en plus.

Faisant d’une pierre deux coups, la diaspora dénonce le quota réservé à la Société civile, à la diaspora, aux chefs traditionnels et à la jeunesse. A en croire le modérateur de la Diaspora congolaise fédérée pour les Concertations nationales Blaise Mudiayi wa Mudiayi (Afrique/RSA), la diaspora congolaise n’est pas d’accord avec le quota octroyé à celle-ci.

Pour lui, la diaspora congolaise est estimée à 7 millions des Congolais qui vivent à l’extérieur de la Rd Congo (selon quelles statistiques ?). Pour cette représentativité de la diaspora qui représente 10% de la population congolaise, il est logique qu’elle soit représentée aux Concertations à la hauteur de 10% du nombre réservé aux participants, soit 690 participants.

Le modérateur de la DCFC fonde ses arguments par le poids que porte la diaspora qui nourrit les ménages congolais à hauteur de 60% en tenant compte de transferts d’argent effectués à travers les différentes agences. Pour lui, la diaspora congolaise compte apporter son expertise, étant donné sa représentativité à travers le monde entier et relever certaines ambigüités sur l’embargo de véhicules de plus de 10 ans qui ne peuvent plus fouler le sol congolais.

C’est une grande préoccupation pour le modérateur Blaise Mudiayi wa Mudiayi, car dit-il, 60% des Congolais vivent de leur argent de l’extérieur. Raison pour laquelle le quota réservé ne répond pas à leurs préoccupations. Il estime que la diaspora trouvera gain de cause auprès du Présidium des Concertations nationales.

Il a été question de sécuriser les Congolais réfugiés à l’étranger qui voudraient participer aux concertations, mais alors celle qui est sur place doit être prise en considération car, elle est venue répondre à l’appel du chef de l’Etat pour une réconciliation nationale et mettre fin à la crise qui ronge la Rd Congo. En conclusion, la Diaspora congolaise fédérée pour les Concertations rejette toute idée de chercher les postes ni quémander à la nation congolaise, mais veut proposer les voies et moyens en tenant compte de son expertise.

[avec Marcel Tshishiku]


Cet article a été lu 5247 fois



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Inscrivez-vous, c'est gratuit !

Subscribe to comments feed Comments (0 posted):

total: | displaying:

Post your comment comment

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Newsletter
Email:
Rate this article
0