Cohésion nationale - Gvt d'union en RDC : Etienne TSHISEKEDI incontournable

Font size: Decrease font Enlarge font
image Etienne TSHISEKEDI

Tshisekedi a une grande surface sociologique en termes des millions de fidèles sympathisants mobilisables en un tournemain. C'est indiscutable, il s'agit d'un grand leader politique. De ce fait, sa popularité est incontournable dans la mobilisation de la population comme actuellement contre les menaces de balkanisation, ce qui est l'objectif principal des Concertations nationales. C'est à cause de cette popularité  qui le rend incontournable dans tout schéma de recherche de la cohésion nationale que le Président congolais Denis Sassou a tenté de le recevoir à Brazaville afin de le convaincre de prendre part aux Concertations nationales dont il est préssenti médiateur. Un autre regroupement de l'Opposition parlementaire qui se dit proche de Tshisekedi et qui est de l'obédience du Conclave de Limete n'a pas encore décidé de prendre part ni aux Concertations nationales ni à un éventuel Gouvernement d'union nationale. Il a posé des préalables au présidium qui est la modification de l'Ordonnance présidentielle convoquant les Concertations nationales.

Gouvernement d’union nationale, nous y voilà. L’absence du paratage du pouvoir aux Concertations nationales, cette idée ne germe plus dans les esprits de la classe politique toutes tendances confondues même dans certaines organisations de la Société civile, mais elle s'impose désormais comme une piste incontournable.

On estime là qu'il n'y a que la formule de gestion par tous des affaires de l'Etat qui peut créer et consolider la cohésion nationale dont les Congolais ont tant besoin pour conjurer la menace de balkanisation de fait d'une partie du Nord-Kivu par le Rwanda, via le M23. Si tel n'était pas le cas, la guerre n'aurait pas pris autant de temps en consommant entièrement sa première année pour commencer, mine de rien, la seconde.

Il faudra y ajouter les 9 mois d'infertiles négociations à Kampala qui n'ont jusqu'ici produit qu'une grosse souris. Il n'y a donc qu'une forte cohésion nationale pour y faire. Tous mobilisés dans un même gouvernement, celui d'union nationale. C'est l'Ufc Léon Kengo Wa Dondo, Président du Sénat et membre du présidium des Concertations nationales qui a courageusement affirmé la nécessité d'un gouvernement d'union nationale pour des raisons déjà évoquées.

A la majorité présidentielle c'est Cherubin Okende, membre du comité politique qui a donné des arguments-massues de  l’incontournabilité d’un projet de Gouvernement d’union nationale dans le contexte actuel.

A l'Opposition le député Lumeya, le Mlc Thomas Luhaka et même le Rcd/K-ML Antipas Mbussa Nyamwisi qui est revenu à Kinshasa pour  prendre part aux Concertations tout en rejetant toute collusion avec le M23 dont certains l'accusaient sans preuve. Tous soutiennent l'avènement du gouvernement d'union nationale.

Cependant cette formule a une implication sur le cadre institutionnel actuel. A commencer par la Constitution qui sera caduque dans certaines de ses dispositions qu'il faudra donc réviser pour l'adapter à la situation actuelle. Le gouvernement d'union nationale entraine donc la modification de la Constitution. Ce chargement va déboucher sur un nouvel ordre politique qui est la transition avant de nouvelles élections.

Tout le monde y compris Joseph Kabila pourra y compétir car il ne s'agit plus du tout de la IIIème République mais d'une République de transition où on repart à zéro.

Si donc les Concertations débouchent effectivement sur ce schéma d'un gouvernement d'union nationale, le leader de l'Udps est obligé d'y prendre part. Car on ne peut imaginer la moindre cohésion nationale avec l'Udps qui resterait en marge. Pas de cohésion possible. Les champions de la balkanisation comme Paul Kagame et Kaguta Museveni sableraient du champagne avec une telle fracture dans la société congolaise où les leaders sont incapables de parler d'une seule voix.

RECHERCHE DE LA COHESION NATIONALE

Tshisekedi a une grande surface sociologique en termes des millions de fidèles sympathisants mobilisables en un tournemain. C'est indiscutable, il s'agit d'un grand leader politique. De ce fait, sa popularité est incontournable dans la mobilisation de la population comme actuellement contre les menaces de balkanisation, ce qui est l'objectif principal des Concertations nationales.

C'est à cause de cette popularité  qui le rend incontournable dans tout schéma de recherche de la cohésion nationale que le Président congolais Denis Sassou a tenté de le recevoir à Brazaville afin de le convaincre de prendre part aux Concertations nationales dont il est préssenti médiateur. Un autre regroupement de l'Opposition parlementaire qui se dit proche de Tshisekedi et qui est de l'obédience du Conclave de Limete n'a pas encore décidé de prendre part ni aux Concertations nationales ni à un éventuel Gouvernement d'union nationale. Il a posé des préalables au présidium qui est la modification de l'Ordonnance présidentielle convoquant les Concertations nationales.

En réalité, cette demande qui est logique devrait trouver porte ouverte. L'Ordonnance elle-même est déjà dépassée par les derniers événements qui sont par exemple la création du comité préparatoire et du Médiateur qui ne sont pas prévus dans le texte. Le Comité composé de 31 membres a été mis sur pied vendredi dernier en l'absence de ces partis politiques dont les places sont restées vacantes. Après analyse, on se rend compte que c'st Léon Kengo Wa Dondo qui a su tirer les marrons du feu.

Lorsqu'il est désigné au présidium par  Ordonnance présidentielle alors que son parti, l'Ufc, a signé la déclaration du Conclave de l'Opposition qui rejette l'idée même du présidium, c'est une fatwa en règle qui a été décrétée contre sa personne par ses pairs de l'Opposition l'accusant de traitre à la solde de la majorité. A ce propos, l'Unc de Vital Kamerhe n'a pas fait dans la dentelle. Mais aujourd'hui revirement total. Tout le monde jette des fleurs à Léon Kengo Wa Dondo surtout à cause de son idée du gouvernement d'union nationale. Comme pendant la longue transition sous Mobutu, l'ancien Procureur général de la République, ancien Président du Conseil judiciaire et ancien Premier ministre de la République  a prouvé qu'il a toujours plus de tours dans ses manches dans des circonstances difficiles.

[Kandolo M.]


Cet article a été lu 6600 fois



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Inscrivez-vous, c'est gratuit !

Subscribe to comments feed Comments (0 posted):

total: | displaying:

Post your comment comment

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Newsletter
Email:
Rate this article
0