RDC : Les rebelles du M23 seront inclut au gouvernement issu des concertations nationales ?

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image Bertrand BISIMWA

Le Mouvement du Peuple Congolais pour la République (MPCR) a mis en garde samedi 10 août le pouvoir de la Majorité présidentielle (MP) contre le débauchage de certains leaders de l’opposition politique pour la formation d’un gouvernement d’union nationale issu des concertations nationales en RD Congo.

« Le Bureau Politique du MPCR met en garde le Pouvoir MP en cas de tentative de débauchage de certains leaders de l’Opposition en vue de la formation d’un Gouvernement d’Union nationale en gestation par les Kabilistes avec inclusion des rebelles du M23 basés à Kampala, capitale de l’Ouganda », a-t-il averti dans une déclaration.

Il a jugé « nécessaire et préalable pour la rédaction de l’ordre du jour, l’élaboration d’un Règlement d’ordre intérieur par la Commission préparatoire pour un bon déroulement des travaux proprement dits des concertations nationales, la proposition d’un cahier de charges par chaque composante retenu par la commission préparatoire, entre autres : la Majorité présidentielle, l’Opposition institutionnelle et non institutionnelle, la Société civile et la Diaspora en présence des médias nationaux et internationaux ».

Réuni en session extraordinaire sous la direction du président national du parti Jean Claude Vuemba Luzamba, député national élu de la circonscription de Kasangulu (Bas-Congo) et en présence du président fédéral du MPCR/France Augustin Kumba, le Bureau politique du MPCR a également exigé « la formation d’une Commission préparatoire tripartite (MP, Opposition et la Société civile) en ce qui concerne l’organisation des concertations nationales entre le Pouvoir MP et les Forces Politiques et sociales ».

 Menace de ne « pas participer » aux concertations

« En cas de non respect des points ci-haut cités, le MPCR, comme le Groupe Parlementaire UDPS et Alliés de l’Opposition ne participeront point aux assises convoquées par le Pouvoir MP, qui a nommé unilatéralement un Présidium et mis en place un secrétariat technique », a menacé le Bureau politique.

Notant que « les affaires de la République ne peuvent pas être traitées entre +copains et coquins+ », le MPCR a dit n’attendre « qu’une seule chose auprès de Monsieur Kabila, l’abrogation de l’ordonnance présidentielle convoquant les concertations nationales ».

Il a réaffirmé son « attachement à la déclaration politique du Groupe parlementaire UDPS et Alliés du 10 juin 2013, spécialement sur les préalables de la tenue du Dialogue national », tel que prévu par l’accord-cadre d’Addis-Abeba (Ethiopie) du 24 février 2013, ainsi que la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations unies du 28 mars 2013.

« Monsieur Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, n’est pas le porte-parole de l’Opposition, qui doit être désigné par les députés et sénateurs de l’Opposition réunis par les bureaux de 2 Chambres du Parlement », a-t-il par ailleurs rappelé.

Au finish, le Bureau politique du MPCR a appelé « le peuple congolais à la vigilance tout azimut en sa qualité de souverain primaire afin de s’approprier de son destin et de mettre hors d’état de nuire tout projet machiavélique que conçoivent certains leaders politiques qui visent leurs propres intérêts et ce, au détriment des intérêts supérieurs de la Nation ».


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