RDC : La société civile exige un dialogue indépendant, inclusif et constructif

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L’ASADHO exige, s’agissant des concertations nationales, « un dialogue indépendant, inclusif et constructif », partageant ainsi « entièrement la position de la synergie des acteurs de la société civile ». « Nous pensons  qu’ensemble, nous allons nous battre pour que nous puissions obtenir des concertations qui puissent permettre à ce que la paix revienne en RDC », a déclaré son président Katende. En ce qui concerne le cadre des concertations de la Société civile, l’ASADHO pense qu’il faut «  éviter, de plus en plus, d’avoir des organisations de la Société civile qui ne font aucun travail de terrain, mais qui profitent de certains événements pour se positionner ».

La synergie des acteurs de la Société civile de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé samedi 27 juillet 2013 à Kinshasa être « prête avec le cahier des charges » pour sa participation aux concertations nationales, lors de la clôture des travaux de son assemblée générale.

Ouverte dimanche 21 juillet sur « la participation inclusive des acteurs de la Société civile aux concertations nationales et l’élaboration du cahier des charges et l’opportunité d’un cadre des concertations des acteurs de  la Société civile de la RDC », cette assemblée a réuni 200 délégués venus de tous les horizons et toutes les couches de la société, « sans per diem ni restauration ».

« Dans l’environnement actuel du pays, l’impératif est de parvenir à réunir les conditions d’une véritable cohésion nationale. Celle-ci ne pouvant se concevoir qu’en s’efforçant de rassembler le peuple congolais autour d’une même table, pour discuter sans complaisance des causes profondes à l’origine de la situation actuelle et y trouver des réponses appropriées, pour un meilleur décollage du développement socioéconomique », a expliqué Jonas Tshiombela, coordonateur en charge de la gestion et orientation de la synergie.

Prenant acte de la volonté de la classe politique congolaise de participer aux concertations, « au-delà des divergences de fond et de forme sur le chemin de la recherche de la cohésion nationale », la synergie  se déclare ainsi partie prenante aux concertations « inclusives et impartiales moyennant la prise en considération des préoccupations des uns et des autres».

Respecter la Constitution et les lois de la République

La synergie appelle le gouvernement congolais à respecter la Constitution et les lois de la République sur les organisations de la Société civile, « sans discrimination ni préférence ».

« J’appréciais énormément le travail que la Nouvelle société civile congolaise, par le truchement de mon collègue Jonas Tshiombela, mais aussi, parce que nous partageons avec vous les mêmes points de vue en ce qui concerne les questions principales qui se posent dans notre pays », a souligné Jean Claude Katende, président national de l’Association africaine de défense des Droits de l’homme (ASADHO).

Il a précisé que la première question sur laquelle l’ASADHO partage le même point de vue avec la synergie « est celle relative à une éventuelle révision constitutionnelle, principalement, de l’article 220 » de cette Constitution.

L’ASADHO, a-t-il poursuivi, est totalement opposée à la révision de cet article. Parce que nous croyons que le respect de cet article, va permettre à ce que les acquis de la démocratie que nous avons porté jusqu’aujourd’hui soit consolidée. Mais aussi, pour l’opportunité à l’alternance au pouvoir ».

« Sur cette question, nous partageons le même point de vue et c’est pour cela que je suis venu vous apporter le soutien de mon organisation dans le travail que vous faites », a dit Jean Claude Katende.

« Un dialogue indépendant, inclusif et constructif » 

L’ASADHO exige, s’agissant des concertations nationales, « un dialogue indépendant, inclusif et constructif », partageant ainsi « entièrement la position de la synergie des acteurs de la société civile ».

« Nous pensons  qu’ensemble, nous allons nous battre pour que nous puissions obtenir des concertations qui puissent permettre à ce que la paix revienne en RDC », a déclaré son président Katende.

En ce qui concerne le cadre des concertations de la Société civile, l’ASADHO pense qu’il faut «  éviter, de plus en plus, d’avoir des organisations de la Société civile qui ne font aucun travail de terrain, mais qui profitent de certains événements pour se positionner ».

« Nous sommes aussi d’avis qu’il faut qu’à des occasions où il y a des questions importantes qui demandent la synergie, que la Société civile se mette en semble, pour constituer un contrepoids contre les propositions des politiques », a indiqué le défenseur des droits de l’homme.

Car, selon lui, la plupart d’entre ces politique « ne pensent pas à l’intérêt général mais plutôt, à des intérêts particuliers ».

Un contrepoids 

« Pour constituer un contrepoids en ce qui concerne les questions d’intérêt national, il est important que nous puissions nous mettre ensemble. C’est pour cela que nous n’avons pas hésité de venir ici pour vous apporter notre soutien et promettre que nous allons nous battre ensemble pour que la situation par laquelle notre pays passe, change », a déclaré le président de l’ASADHO.

S’agissant toujours de l’opportunité de cadre de concertation des acteurs de la Société civile, la synergie a pour sa part « déploré que certains acteurs  de la Société civile non les moindres soient exclus ou oubliés intentionnellement alors que la question du cadre de concertation concerne la société civile en son entièreté ».

Cependant, n’étant pas associée à la conception, aux préparatifs, ni à l’organisation, la Synergie rejette les résolutions des dernières discussions de leurs collègues d’autres branches de la Société civile, en se disant toutefois « ouverte à toutes discussions inclusives pouvant nous mettre d’accord sur ce cadre de concertations ».

La Synergie, qui salue l’attention particulière de la communauté internationale, dans la recherche de la paix et la préservation de l’unité de la RDC et la sous-région des Grands-Lacs, appelle « tous les acteurs, impliqués dans la crise qui a secoué la RDC avec plus de 6 millions de morts, à s’investir dans la recherche de la paix et la cohésion nationale, gage du développement dans la sous-région ».

[Stanislas Ntambwe]


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