RDC : Où est «Joseph KABILA» ?

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image Joseph KABILA - President sortant de la RDC

On casse, on brûle, on arrête, on emporte des tables, escarbots et autres biens des populations ! Qui a donné l’ordre ? Qui est le premier Responsable de ce qui se passe à Kinshasa ? Est-ce Matata ? Est-ce Kimbuta et ses Bourgmestres ? Est-ce la police ? Kabila en est-il au courant ? Qui a dit que la modernité s’impose contre le gré du bonheur collectif ? Dans quelle bible a-t-on trouvé la nouvelle recette somme toute âcre, pour expliquer les soubassements des visées consistant à tout ravager, sans la moindre indemnisation des compatriotes ? A tout prendre, voici le moment venu, pour Kabila, de sortir de son silence, pour barrer la route à l’avalanche du mal.

A l’Est, n’est-ce pas que, pour lancer l’opération de traque contre Bosco Ntaganda, le Raïs était là ? Au jour d’aujourd’hui, pourquoi ne le ferait-il pas, lorsqu’il s’agit de sauver le peuple, à l’Ouest, le seul qui, au moment où la communauté internationale tergiversait, a communié aux valeurs qu’il incarne au travers de toutes les révolutions de 1997 à ce jour.

L’exécution de l’ordre venu d’en haut amplifie la misère et la pauvreté dans la ville de Kinshasa. Déjà, la population qui misait sur les bonnes intentions du nouveau gouvernement Matata commence à déchanter, depuis que l’opération ‘’Kin Propre’’ est venue saper les efforts des gagne-petits, tout en les livrant à la merci des hommes en uniforme. Ce sont des cris de cœur lancés en direction de Joseph Kabila que les kinois et kinoises ont poussé, en fin de semaine.

A Kintambo/Magasin, à la place mère de la Victoire, dans la commune référentielle de Kalamu, à Mimosa, à Ngaliema dans les coins tels que Kinsuka Pompage et autres communes, la tension est vive. Il suffit d’une moindre flamme pour que la brindille qui aura ainsi progressivement pris feu, embrase toute la forêt. Où est donc le Raïs ? Lui, le champion déclaré, lors de la campagne, comme le dépositaire du salut public ?

A La Prospérité, l’on se demande quelles sont les raisons d’un tel plongeon contre les paisibles citoyens qui, depuis des années, ont, pourtant, investi eau et sang pour le triomphe de la vision présidentielle axée autrefois sur les chantiers, même si aujourd’hui, elle se cristallise autour de la révolution de la modernité. Sans un coup du poing sur la table, le pire risque de bien arriver à Kinshasa. Des signes précurseurs en donnent tellement le présage qu’une menace, avec ses effets généralement pervers, risque, dans ces conditions objectives, de prendre corps dans les concitoyens.

Au demeurant, c’est Kabila, l’unique connu de tous, pour avoir été élu, par deux fois, à la tête du pays, qui en rendra, un beau jour, compte devant les congolais laminés, comme des termites avides d’herbes dans une savane brûlée, par la disette. Heureusement qu’il n’est pas trop tard ! L’art de diriger recommande à la plus Haute Autorité du pays, dans ces genres de situation, d’agir vite, voire très vite, pour apaiser les esprits. Il y a extrême urgence !

Marcel Ngoyi


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