17 mai : Triste héritage de la Révolution AFDL à la RDC !

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image Laurent-Désiré KABILA [gauche]

Quinze années après, le Rwanda et l’AFDL ont-ils vraiment abandonné Kinshasa ? Qu’est-ce qui a changé de ce qu’on reprochait hier au régime de Mobutu ? Le peuple s’interroge sur l’héritage légué par l’AFDL que son géniteur, Laurent-Désiré Kabila, a qualifié de «conglomérat d’aventuriers». Il avait fallu la rébellion menée contre le pouvoir de Laurent-Désiré KABILA, le 2 août 1998 par des aigris de l’AFDL, sous le label du RCD soutenu par Kigali, pour que la vérité éclatât enfin. Mais à quel prix ? Assassinat du président congolais, Laurent-Désiré KABILA, le 16 janvier 2001, cinq millions de Congolais tués, des centaines de milliers de déplacés internes et de réfugiés dans les pays voisins : voilà le lourd héritage que la RDC gère jusqu’à ce jour. A l’heure de la controversée commémoration de la «libération du Congo», le Rwanda veut envoyer de nouveau ses troupes en RDC sous le prétexte d’«opération militaire conjointe pour traquer les FDLR». Comme si la précédente menée, celle de janvier-février 2009, avait été une réussite. Triste héritage !

Il y a 15 ans. Le peuple congolais se souvient. Le 17 mai 1997, les troupes des Forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), conduites par Laurent-Désiré Kabila, entraient dans Kinshasa. Mobutu et toute sa suite avaient abandonné le pouvoir, affaibli de l’intérieur par une opposition radicale au système et, surtout, par la force de frappe des «Kadogo» (petits soldats) de M’Zee. Miné par la maladie, le Maréchal du Zaïre mourait à Rabat, au Maroc, dans l’isolement. Loin des siens.

Aujourd’hui, quinze années après, le Rwanda et l’AFDL ont-ils vraiment abandonné Kinshasa ? Qu’est-ce qui a changé de ce qu’on reprochait hier au régime de Mobutu ? Quinze ans, ce sont trois mandats électoraux dans un Etat normal. Quinze ans, c’est pratiquent la moitié du règne du Maréchal dictateur (32 ans au pouvoir).

Finalement, le peuple s’interroge sur l’héritage légué par l’AFDL que son géniteur, Laurent-Désiré Kabila, a qualifié de «conglomérat d’aventuriers» dans un moment de profond dépit.

En effet, M’Zee s’était rendu compte - sur le tard malheureusement – de la supercherie du Rwanda qu’il avait présenté à sa prise de pouvoir comme l’«ami», l’«allié sûr» du peuple congolais et de ses gouvernants. Malgré les mises en garde venues de l’intérieur et de l’extérieur de la RDC, le nouveau régime s’était refusé à voir la réalité en face.

C’est ainsi que le Rwandais James Kabarebe, officiellement présenté à Kinshasa comme étant un «vrai Congolais», avait été nommé aux fonctions stratégiques de chef d’Etat-major général de l’armée congolaise. D’autres Rwandais s’étaient retrouvés tout aussi «logiquement» dans certains cabinets ministériels.

Il avait fallu la rébellion menée contre le pouvoir de L.D. Kabila, le 2 août 1998 par des aigris de l’AFDL, sous le label du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) soutenu par Kigali, pour que la vérité éclatât enfin.

Mais à quel prix ? Assassinat du président congolais, Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001, cinq millions de Congolais tués, des centaines de milliers de déplacés internes et de réfugiés dans les pays voisins : voilà le lourd héritage que la RDC gère jusqu’à ce jour.

Pire. Des groupes armés congolais (Maï-Maï évoluant sous divers manteaux) et des rebelles étrangers (FDLR rwandaises et LRA ougandaise) fourmillent encore dans l’Est du pays (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Province Orientale). Ils y extorquent et massacrent les populations civiles, pillent impunément les ressources naturelles avec, parfois, la complicité de «bonzes» tapis dans l’ombre à Kinshasa. Ce qui avait fait dire, un jour, au président Joseph Kabila que «le cerveau de cette maffia se trouve à Kinshasa».

A l’heure de la controversée commémoration de la «libération du Congo», le Rwanda veut envoyer de nouveau ses troupes en RDC sous le prétexte d’«opération militaire conjointe pour traquer les FDLR». Comme si la précédente menée, celle de janvier-février 2009, avait été une réussite. Triste héritage !

1. AFDL : Tout juste un «conglomérat d’aventuriers» !

17 mai 1997. Laurent-Désiré Kabila chasse le maréchal du Zaïre dans les conditions que l’on sait. Aussitôt, il s’autoproclame président de la République après une «odyssée» qui lui donne la possibilité de traverser le Zaïre de part en part.

Le Rwanda et l’Ouganda, avec l’appui de certains pays occidentaux, viennent à bout d’un Mobutu balayé comme par un ouragan venu de l’Est du pays. Un régime s’écroule, un autre prend la place. Chacun d’eux ne manque pas de charrier, à sa manière, ses frasques.

Il en est ainsi du pouvoir de Mobutu dont les rideaux se referment après trente-deux années d’un régime corrompu et sans partage, et de celui qui le chasse du haut de son piédestal. Entre autres «faits d’armes», LDK se rend célèbre pour avoir qualifié ses anciens «compagnons de lutte» de «conglomérat d’aventuriers».

Et il le fait sans sourciller les yeux. Il le fait dans une sorte d’envolée qui fait date depuis lors. Dans tous les cas, l’histoire du Congo-Zaïre de ces dernières décennies retiendra dans ses annales qu’un jour, Laurent-Désiré Kabila, dont le régime venait de «divorcer» d’avec ses anciens amis de l’AFDL – coupant ainsi le cordon ombilical qui liait les uns aux autres, n’eut aucun gêne ni aucun remord pour traiter ses «amis de se mouvoir au sein d’un conglomérat d’aventuriers».

La suite de leur aventure, on sait ce qu’il en est advenu après et ce qui en est resté. Toujours est-il qu’au moment où se commémore la journée du 17 mai, faisant revenir dans la mémoire collective la prise du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila, dans le camp de ceux qui, par contre, perpétuent la mémoire de l’AFDL, à travers le RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), on préfère plutôt célébrer une autre date. Celle du 2 août 1998.

C’est leur façon, dit-on, de lire ou de décrypter les événements. Mauvaise ou bonne lecture ? On n’en sait rien. Aux historiens de pouvoir départager un jour l’opinion, mettant certainement fin au débat sur cette matière.

1.1. MAQUISARD, AVEC QUEL TEINT ?

Maquisard pendant plusieurs années, Laurent-Désiré Kabila n’est pas à court d’idées lorsqu’il prend les rênes du pays. Loin de là. Les idées, il en a à foison aussi bien sur les plans politique, économique, social que culturel. Il les aligne l’une après l’autre, sans beaucoup trop de problème.

Mais c’est dans l’application qu’il va se fourvoyer ; trahir un anachronisme de mauvais aloi, le contexte ayant fondamentalement changé depuis lors. Neuf ans après la disparition de Mzee, ses idées ne lui ont pratiquement pas survécu.

La lutte politique de Laurent-Désiré Kabila remonte au début des années 1960 dans un contexte de guerre froide. Le monde est divisé en deux blocs qui se font la guerre : l’Ouest et l’Est. D’un côté, c’est le capitalisme ; de l’autre, le communisme ou le socialisme. Les deux idéologies s’affrontent dans un combat sans merci. Les pays en voie de développement, pour leur part, sont écartelés entre les deux forces ou les deux voies.

C’est dans le moule de ce que l’on appelle à l’époque communisme que Laurent-Désiré Kabila fourbit ses armes. Il est tout à fait normal qu’il s’aligne sur les idées de gauche, avec comme maîtres Mao Tsé Toung, Karl Marx, Fidel Castro…

Au pays, il a un faible pour Patrice Emery Lumumba dont il épouse les idées, politiques, notamment. Par conséquent, il a pour ennemi le capitalisme et ses suppôts au pays. Rien d’étonnant que ce soit sous le signe du renversement de cet ordre établi qu’il place tout son combat, dans le maquis établi à Fizi, sur les rives du lac Tanganyika.

Aussi fait-il de la chute du dictateur Mobutu et de son régime le plus important objectif de sa lutte en ce qu’ils sont au service des intérêts étrangers pendant qu’ils font des misères au peuple congolais.

Le maquis de Laurent-Désiré Kabila parvient à se maintenir pendant une trentaine d’années. Dans tous les cas, le temps est largement suffisant pour le maquisard en chef de se forger un idéal ; s’appuyant sur des options qui sont aux antipodes de ce que l’on professe dans le monde occidental, avec pour fondement le capitalisme.

Alors que Che Guevara ne lui donnait que très peu de chances de transformer son «petit» mouvement en «une force révolutionnaire» le considérant, lui et son groupe, comme étant plus «contrebandiers» que «rebelles», LD Kabila arrive quand même, à la faveur d’obscures combinaisons et alliance contre-nature, à faire descendre le maréchal Mobutu de son piédestal. Sans doute que l’histoire de la RDC reteindra, pour longtemps, la date du 17 mai dans ses annales.

1.2. ANTICONFORMISTE

L’occasion est ainsi offerte au nouvel homme fort de Kinshasa de passer du stade de théories – théories de gauche – qu’il avait embobinées des années durant, au plan pratique, celui de leur mise en pratique.

Comme il ne fallait surtout pas demander au rebelle, devenu président de la République, d’aller puiser ailleurs, tout ce qu’il arrête comme options, tout ce qu’il prend comme décision, sur presque tous les plans – politique, économique et autres – porte naturellement la marque de ses maîtres à penser.

Anticonformiste devant l’Eternel. Autoproclamé président de la République le 17 mai 1997, LD Kabila fait table rase du passé. Le pays s’engage sur une nouvelle voie. A la démocratie classique, importée de l’Occident, il oppose une nouvelle forme de «démocratie», la démocratie populaire, dans ses différents contours.

A la place de l’économie libérale qui avait régenté le pays pendant plusieurs années, il instaure l’économie sociale du marché. L’homme de Lemera va ainsi ressusciter de vieilles recettes qui avaient cours, depuis des lustres, en Union soviétiques, dans la Chine populaire. Il va copier l’exemple du Cubain Fidel Castro et du Libyen Kadhafi avec les comités populaires et les forces d’autodéfense populaire.

Le révolutionnaire tient à demeurer constant. Pas question de trahir son passé. Pas question non plus pour lui de cracher sur Karl Marx ou sur les prescriptions de Mao et consorts. Pour rien au monde, il ne veut se conformer aux doctrines occidentales, quand bien même tout est fixé, stéréotypé dans sa démarche.

Parmi les œuvres qui donnent du relief à son anticonformisme, les Comités du pouvoir populaire. En effet, aussitôt arrivé au sommet du pouvoir, LD Kabila lance les idées du Service national, des Forces d’autodéfense populaire et la restitution du pouvoir, en projetant de créer une «vraie société démocratique» à partir des «Comités du pouvoir populaire».

2. Probité morale : Mobutu avait ciblé «10 fléaux», Joseph Kabila en dénonce « 5 »

La probité morale ne semble pas être la qualité cardinale des gouvernants en République démocratique du Congo (RDC), à l’analyse de 47 dernières années, caractérisées essentiellement par les «10 fléaux» stigmatisés par Mobutu Sese dans son discours du 4 janvier 1975 et les «5 fléaux» dénoncés par le président Joseph Kabila Kabange en 2010.

Le maréchal-président fondateur Mobutu Sese Seko avait réuni, du 28 au 30 décembre 1974, le Bureau politique du Mouvement populaire de la révolution (MPR-Parti Etat) ayant identifié «10 fléaux» qui gangrenaient la société zaïroise.

Avaient été ciblés, la «liberté ou licence» (liberté trompeuse qui a conduit au dérèglement moral et à la licence), la «crise agricole» qui a sacrifié la paysannerie à l’industrie), le «chômage», l’«inflation », la «société de consommation» (priorité à l’enrichissement de quelques individus au détriment du bien-être du peuple), la «jeunesse et l’éducation» (crise dans un système d’enseignement qui ne tire pas ses racines dans l’humanisme», l’«injustice sociale», les «problèmes sociaux» (manque de solutions) ainsi que «l’individualisme et l’égoïsme» (érigés en mode de vie).

Il s’en suivit de retentissants procès publics à la suite des interpellations au Conseil législatif (parlement) des mandataires de l’Etat dans les entreprises publiques et des membres du Conseil exécutif (gouvernement).

Malheureusement, les interpellations aveint été suspendues «sur instruction du président-fondateur» la veille de l’audition au Palais du peuple du gouverneur de la Banque du Zaïre (Banque centrale). Toutefois, elles avaient eu l’avantage de réduire sensiblement la dilapidation des fonds et biens publics.

Par ailleurs, le retrait du président Mobutu dans son village de Gbadolite (Equateur) après son discours du 24 avril 1990 ouvrant le pays au multipartisme ainsi que les deux pillages de septembre 1991 et de janvier 1993 fragilisèrent l’Etat et détruisirent mortellement l’ensemble du tissu économique du pays. La suspension de la coopération bi et multilatérale mit complètement la RDC à genoux, jusqu’à la chute du régime Mobutu le 17 mai 1997.

A cause des «10 fléaux» qui gangrenaient le pays, les résolutions historiques de la Conférence nationale souveraine (CNS) devinrent de vieux pieux.

2.1. «CONGLOMERAT D’AVENTURIERS»

A leur prise de pouvoir à Kinshasa, le 17 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila et l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) avaient hérité d’un pays en piteux état.

Avec ses compagnons de route qu’il qualifiera plus tard - visiblement excédé - de «conglomérat d’aventuriers», M’Zee suscita beaucoup d’espoirs, surtout lorsqu’il restaura l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et fit traduire certains bonzes du nouveau régime devant les cours et tribunaux.

Il créa le Service national qui, en employant des dizaines de milliers de jeunes gens, eut le mérite d’augmenter la production agricole, de réduire très sensiblement le taux de chômage et celui de la criminalité.

Malheureusement, à cause des intérêts égoïstes liés à l’exploitation illicite des ressources naturelles, Laurent-Désiré Kabila fut assassiné le 16 janvier 2001 au Palais de marbre à Kinshasa. Ce qui enclencha un cycle de conflits armés au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et dans la Province Orientale.

2.2. Joseph KABILA DENONCE « 5 FLEAUX »

Le 30 juin 2009 à Goma (Nord-Kivu), le président Joseph Kabila Kabange avait fait un sévère réquisitoire dans son message à la nation «5 antivaleurs» qui menaçaient la bonne exécution des « Cinq chantiers de la République », son vaste programme de « reconstruction nationale » et de « refondation de l’Etat congolais ».

Parmi les «antivaleurs qui s’enracinent au sein de la société congolaise», il avait cité l’«indiscipline» (l’autorité de l’Etat n’est pas opposable à tout le monde), l’«intolérance» (processus de démocratisation accusant des ratés et provoquant le dysfonctionnement des institutions), la «concussion» (spoliation des biens de l’Etat), la «gabegie financière» (mauvaise gouvernance caractérisée par le déficit toujours grandissant des finances publiques) et la «corruption» (immoralité politique qui conditionne l’octroi de certains droits au moyen des pots-de-vin).

«Abusant de l’indépendance liée pourtant à la délicatesse et à la noblesse de sa charge, le magistrat se rend lui aussi coupable de vol, de concussion, de corruption et voire même des infractions de droit commun, avec une facilité déconcertante», avait-il souligné.

Somme toute, la dictature, la corruption, le clientélisme, l’impunité, la mal gouvernance, la dépravation des mœurs et la concussion inhibent la probité morale des gouvernants en RDC.

3. L’apport du gouvernement « 1+4 » sur le plan politique et social

Le 17 mai 1997. Il y a exactement quinze ans, jour pour jour, que le Maréchal Mobutu Sese Seko quittait précipitamment Kinshasa pour Gbadolite (c’était le 16 mai), avant de prendre le chemin de l’exil vers le Maroc où la mort le surprendra, laissant ainsi le pouvoir aux troupes de l’Afdl, conduites par Laurent-Désiré Kabila. Le nouveau gouvernement et les entreprises publiques entamèrent un programme de reconstruction et tentèrent d'assainir la situation aléatoire du pays, alors que la RDC devait au Club de Paris 7 milliards d'euros.

Mobutu parti, le peuple souhaitait voir, dans le chef des nouveaux occupants, un pouvoir qui fût capable de contrôler efficacement toutes les administrations afin de réconforter les gestionnaires honnêtes, respectueux de l’intérêt général et mettre au ban les agents véreux pour qu’ils n’aient plus accès à la gestion des affaires publiques. De sorte qu’ensemble, nous puissions résolument barrer la route à toutes les pratiques répréhensibles de la deuxième République. Mais, hélas !

Une année seulement de brouilles et tâtons avec ses alliés Rwandais, Burundais et Ougandais, Laurent-Désiré Kabila s’est vu mener une guerre sans merci, principalement avec la naissance des rébellions à l’Est du pays, jusqu’à valoir son élimination physique, le 16 janvier 2001. C’est un coup dur pour le peuple.

Aussitôt après, son fils Joseph Kabila repris les rênes du pouvoir. Il se veut plus conciliant, et répond – contrairement à son père – partout où les négociations de paix l’invitent. Cette politique avait payé. Après plusieurs tractations avec les groupes rebelles, dont, notamment le RCD/Goma et le MLC, un dialogue fut organisé, réunissant tous les belligérants, avec au bout, la signature de l’Accord global et inclusif signé le 2 avril 2003 à Sun City, en Afrique du Sud. Vint alors la formation d’un gouvernement de transition avec une étrange formule jamais expérimentée au monde : un président et quatre vice-président « 1+4). L’objectif était de faire taire les armes, de restaurer l’autorité de l’Etat partout, mais surtout d’organiser, dans les deux années qui suivaient, les élections démocratiques, libres et transparentes.

3.1. UNE EXPERIENCE UNIQUE

Sur le plan politique, la formule « 1+4 » (un président et quatre vice-présidents) fut une expérience unique, jamais appliquée nulle part au monde. Comme il fallait s’y attendre, dans un pareil marigot à plusieurs caïmans, tous les coups étaient permis et seul le plus habile pouvait se tirer d’affaires. Bref, ce n’était qu’une politique de recherche apparente d’une paix négociée aux forceps.

Mais, en fait de politique de recherche de paix, c’est le peuple qui en était sorti le grand perdant : n’ayant gagné ni la paix, ni la stabilité escomptée ni même son bien-être social et économique. Donc, sur le plan social, rien ou presque rien n’avait changé d’un seul iota la misère du peuple.

Pour beaucoup, la politique mise en place par le gouvernement « 1+4 » n’était rien d’autre qu’une accumulation d’échec et mat. Tant chaque partie en présence était là pour sauvegarder ses intérêts et surtout pour se positionner après les joutes électorales qui s’annonçaient ardues.

«C’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser!», pour paraphraser Rivarol. « Nous avons échoué. Nous avons à assumer nos responsabilités tant au niveau individuel que collectif afin que par les élections, nous assurions un sursaut d’une grande envergure dans la gestion de la chose publique », avait clamé haut et fort Olivier Kamitatu, transfuge du Mouvement de libération du Congo (MLC), lors de la sortie officielle de son parti politique, l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC). Il s’agit là d’une question de mentalité et de comportement social.

Par ailleurs, au niveau de la gouvernance, les signes les plus évidents de lassitude, voire de ras-le-bol se font voir au sein de la communauté financière internationale. Tant rien n’était fait du côté des gouvernants congolais du régime « 1+4 » dans le sens d’engager immédiatement des actions visant à lutter contre la corruption, la fraude et toutes les pratiques incompatibles avec l’effort de redressement engagé depuis plusieurs années.

4. Après les élections de 2006, la paix toujours incertaine dans l’Est

La République démocratique du Congo a connu et connaît encore des conflits armés qui retardent souvent son développement. Ces conflits sont surtout récurrents dans le Kivu, où le langage des armes empêche les populations civiles à vaquer paisiblement à leurs occupations quotidiennes.

Au lendemain des élections couplées du 28 novembre 2011, l’insécurité a refait surface dans la province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Hormis les rebelles hutu rwandais (FDLR) et les combattants Maï-Maï qui sèment la panique dans cette partie du pays, c’est maintenant le tour des mutins de l’armée régulière.

En avril dernier, un groupe de militaires fidèles au général Bosco Ntaganda ont quitté les rangs des Forces armées de la RDC (FARDC). Après leur défection, ces mutins appartenant à l’ex-mouvement rebelle, le Congrès national pour la défense du peuple, CNDP, ont replongé les territoires de Masisi et Rutshuru dans l’insécurité. Une insécurité qui a, une fois de plus, occasionné le déplacement massif des civils vers des localités jugées plus ou moins sécurisantes. Cela, sans compter des personnes qui ont traversé les frontières nationales pour aller se réfugier dans des pays voisins, dont le Rwanda.

Pour mettre un terme à cette situation, les FARDC sont, depuis quelques jours, déployés sur le terrain afin de rétablir l’autorité de l’Etat dans des coins et recoins où les mutins sèment la mort et intimident la population.

4.1. INTERPELLATION DU GOUVERNEMENT

Dans un environnement de psychose, il est, certes, difficile de se mettre au travail. Il en est de même pour les élèves qui n’étudient pas, à cause de balles qui sifflent de temps en temps. C’est pourquoi, les attaques lancées par les troupes gouvernementales contre les militaires qui ont fait défection doivent se poursuivre en vue rétablir la paix et la sécurité dans le Kivu. Pour réussir un tel pari, l’implication du gouvernement central s’avère indispensable.

Lors de sa première réunion extraordinaire tenue, le 10 mai à Kinshasa, le président de la République avait rappelé au nouveau gouvernement l’une des ses missions importantes : parachever la stabilisation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Car, la perturbation de la paix au Kivu risque, à en croire le chef de l’Etat, de retarder l’effort national du développement économique en cours.

A travers ce mot d’ordre, Joseph Kabila invite Matata Ponyo et toute son équipe à instaurer la paix dans l’Est, car la reconstruction de cette partie du territoire national en dépend. Surtout, quand on sait qu’il n’y a pas de développement sans paix.

Quant aux mutins, ils ont tout intérêt de regagner les rangs de l’armée régulière, au lieu de se lancer dans une aventure sans lendemain. Une aventure qui n’a qu’une visée, celle de détruire et surtout de bloquer le processus de reconstruction de la RDC.

Depuis plusieurs années, les populations du Kivu ont été victimes de l’insécurité causée par les hommes armés qui ont endeuillé de nombreuses familles et pillés des biens appartenant aux paisibles citoyens.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement Matata est appelé à tout mettre en œuvre, afin de relever ce défi qui bloque le développement du pays et occasionne beaucoup de dépenses dans le cadre de l’effort de guerre.

5. Economie sociale de marché : Le rêve inachevé de Laurent-Désiré KABILA

Dès son accession au pouvoir le 17 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila a rêvé de rebâtir l’économie congolaise sur le concept de l’économie sociale de marché. Sa mort en janvier 2001 a mis fin à ce projet, replongeant la RDC dans le cycle du libéralisme économique.

Arrivé au pouvoir le 17 mai 1997 à la suite de la marche triomphante des troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération (AFDL), Laurent-Désiré Kabila (LDK), appelé affectueusement M’Zée Kabila, n’a pas pu concrétiser son rêve de faire de la République démocratique du Congo un grand pays au cœur de l’Afrique. Dans son programme économique, LDK s’est appuyé sur le modèle économique allemand bâti essentiellement sur le concept de l’économie sociale de marché.

Placé en tête de ce qu’il a appelé lui-même «un conglomérat d’aventuriers», M’Zée est paru n’avoir pas été compris par les siens. Sa mort brutale le 16 janvier 2001 a laissé presqu’inachevé son rêve économique, celui de la relance économique par l’économie sociale de marché. Qu’est-ce alors ce concept de l’économie sociale de marché ?

En effet, l’économie sociale de marché (Soziale Marktwirtschaft, en allemand) est un système économique, mis en place en Allemagne de l'Ouest et en Autriche pendant la Guerre froide, fortement inspiré par l'ordolibéralisme.

Première nation occidentale à l’expérimenter, en Allemagne, ce modèle a été institué par Ludwig Erhard, alors ministre de l'Economie de la RFA sous le chancelier Konrad Adenauer. Erhard est conseillé par les ordolibéraux, qui attribuent la montée du nazisme à l'inflation. Les ordolibéraux identifient également la cartellisation et le contrôle étatique de l'économie comme facteurs d'avènement du totalitarisme. Le nom que les ordolibéraux donnent à leur doctrine est l'économie sociale de marché, qui assume l'idée que le libre-marché est naturellement social. Ce système s'oppose à l'économie planifiée et se démarque d'une économie de marché complètement libre et de l'économie mixte. Il cherche à obtenir et maintenir à la fois une croissance élevée, une faible inflation, un faible chômage, de bonnes conditions de travail et une protection sociale.

Bien que controversé au départ, ce modèle s'est imposé en Allemagne comme en Autriche, et partout ailleurs dans le monde occidental. On lui attribue le «Wirtschaftswunder» (en allemand miracle économique) de ces pays lors des Trente Glorieuses – cette époque de boom économique qui a suivi la fin de la deuxième guerre mondiale.

5.1. PROJET «MORT-NE»

Comme avec l’Allemagne au sortir de la deuxième guerre mondiale, M’Zée Kabila pensait s’appuyer sur ce concept pour reconstruire l’économie congolais d’après guerre de libération. Il avait, certes, des idées – tout aussi novatrices qu’ambitieuses – mais il a manqué malheureusement des hommes pour l’accompagner dans son œuvre. Incompris à maintes égards par ses compagnons de lutte, M’Zée s’est donc retrouvé seul à défendre son concept, et même, à l’appliquer.

Le concept a connu un début d’application, un peu timide certes. Puis, ce fût le chaos lorsqu’éclate dès août 1998 la deuxième guerre de l’Est, concomitamment à la rébellion de l’Equateur conduite par le Mouvement de libération du Congo de Jean-Pierre Bemba. L’effort qui s’ensuivra n’a pas permis à ce concept de résister aux diverses pressions de l’époque. Le projet de bâtir au cœur de l’Afrique une économie sociale de marché s’avérera par le site comme un projet «mort-né».

Aujourd’hui, la RDC a fait un virage en 180°. C’est notamment lorsqu’elle s’est tournée dès 2001 vers les institutions de Brettons Woods (FMI et Banque mondiale), balayant d’un revers le choix économique de M’Zée. Le pays vit dès lors au rythme du libéralisme économique ; un libéralisme parfois aveugle qui implose au pays des mesures d’austérité agissant exclusivement sur la demande.

Qu’en est-il alors de la relance ? C’est l’équation que tente depuis 2001 de résoudre les autorités économiques, c’est-à-dire comment concilier la nécessité d’une restriction de la demande à l’impératif de la relance de l’économie nationale.

Le Programme quinquennal du gouvernement 2012-2016, adopté tout récemment par l’Assemblée nationale, se propose de pénétrer ce mystère pour un nouvel élan de l’économie de la RDC.

6. Radioscopie de l’économie congolaise sous l’AFDL

Existait-il une pensée économique spécifique à l’AFDL pour la République démocratique du Congo ? D’aucun estiment qu’au stade d’action atteint par ce mouvement, il serait hasardeux de considérer l’existence d’une philosophie économique centrée sur la croissance et le développement du pays. Toutefois, un rudiment était en cours d’élaboration et d’exécution.

Bien qu’un programme cohérent n’ait pas vu le jour, des réflexions étaient engagées dans le cadre d’un plan de développement que le pays comptait se doter. Le ministre du Plan de l’époque Mbaya avait fini par la prison pour d’autres faits et l’initiative s’était arrêtée sans lendemain. Toutefois, les avis et considérations recueillies auprès de toutes les couches de la société aurait dû constituer le socle d’une politique économique susceptible de pousser le pays vers son développement.

Ancré à gauche, la propension qui habitait Laurent Désiré Kabila était d’instaurer une politique économique du type socialiste. La tendance n’était plutôt tournée contre toute forme de libéralisme. L’AFDL, sous l’impulsion de Laurent Désiré Kabila avait un faible pour l’émergence des initiatives communautaires. C’est ainsi que les CPP étaient créés avec des fonds pour s’assurer une survivance au-delà des actions initiales. Le service national entrait également dans la même logique. L’objectif visiblement assigné était de s’assurer une auto-prise en charge localement maitrisée.

Ce qui implique une volonté exprimée d’intégrer l’économie nationale sur une production assurée localement. Des pôles de production créés par Laurent Désiré Kabila devraient conduire à une réelle auto-prise en charge ne serait-ce que sur le plan de l’alimentation. Toutes les provinces s’étaient alignées pour atteindre ces objectifs.

Laurent-Désiré Kabila avait comme vision de mettre un terme aux importations massives des denrées de consommation courante. N’aurait-il pas proposé, lors d’une réunion politique populaire que les Congolais ne consomment plus du pain produit sur la base du blé mais sur de la farine de maïs ou de manioc ? Puis, …, plus rien !

L’héritage laissé par l’AFDL sur le plan économique ne constitue pas une référence pour l’ensemble des Congolais. D’ailleurs, le laps de temps de gestion AFDL ne pouvait être qu’une ébauche mise en place pour penser l’avenir. Une sorte de transition sur le plan économique.

Les petites unités de production projetées par l’AFDL, dans un cadre légal dicté par le dirigisme économique, ne pouvait que coincer. L’émergence d’une classe moyenne voulue par Laurent-Désiré Kabila. L’économie sociale du marché qui convenait également pendant cette période pour la République démocratique du Congo ne devrait pas rester une simple vue de l’esprit. Ne l’ayant pas compris, il est difficile de se mettre en position d’une quelconque visibilité.

A l’absence d’une politique clairement définie, d’une position tranchée sur la question, l’existence d’une politique économique du pouvoir AFDL ne s’est jamais démarquée de manière lisible. La navigation à vue a perduré d’autant que les efforts fournis ont été endigués par la guerre enclenchée le 2 aout 2008.

7. Joseph KABILA et le vécu quotidien de la population

Le social, mieux le vécu quotidien du Congolais, souffre d’un manque d’attention de la part des gouvernants. En dépit de chapelets de bonnes intentions. Ce qui fait qu’aucune amélioration n’est constatée. De la pauvreté, les Congolais sont passés pratiquement à la misère. L’arrivée de Laurent-Désiré Kabila au pouvoir, du 17 mai 1997 au 16 janvier 2001, a suscité beaucoup d’espoir. Malheureusement, sans la production locale et l’aide extérieure pour essayer de redresser l’économie, il n’a pas pu concrétiser son projet de redonner la dignité aux Congolais en leur offrant une vie décente. Il est assassiné quatre ans après par les ennemis du Congo.

A la tête du pays depuis 2001, Joseph Kabila semble impuissant pour rencontrer les préoccupations sociales de ses compatriotes. De 2001 à 2006, il chapeaute un gouvernement monstre dans lequel quatre vice-présidents de la République se sont partagé les portefeuilles à gérer. Difficile dans ce cas de faire du social une des priorités. Chacun voulant d’abord préserver ses intérêts. C’est dire que le vécu quotidien de la population a été le cadet de leurs soucis.

De 2006 à 2011, rien n’a pratiquement changé. C’est ainsi que le chef de l’Etat décrétera 2010 «Année du social». Aucun changement n’a été apporté pour améliorer ce secteur. En toute honnêteté, le président de la République a, le 8 décembre 2010, devant les deux Chambres réunies en congrès, reconnu que le bilan état catastrophique.

Dans la plupart des ménages, les familles n’ont droit qu’à un seul repas par jour. Certains n’en ont d’ailleurs pas. D’autres se contentent de procéder au «délestage alimentaire», c’est-à-dire qu’elles ne se nourrissent que trois ou quatre jours par semaine. Et quels repas ! Le pouvoir d’achat de la population demeure très faible, le salaire étant celui de misère et la débrouille ne nourrissant pas son homme. Le carton de chinchards (Mpiodi), qui se vendait à 30 Usd en 2001, se négocie aujourd’hui à 90 Usd. Cela signifie qu’il faut débourser 30 Usd pour acheter une rame de Mpiodi. Et les exemples sont légion.

7.1. REGIDESO–SNEL : RATIONNEMENT ET LE DELESTAGE COMME MODES DE GESTION

La plupart des Congolais ont un accès difficile à la nourriture, à l’eau, à l’électricité, aux soins de santé, à l’habitat. La situation s’est détériorée davantage de nos jours. Concernant l’eau et l’électricité, le rationnement et le délestage sont devenus les modes de gestion de la Regideso et de la Société nationale d’électricité (SNEL). La pénurie d’eau et d’électricité entraîne souvent des conséquences néfastes occasionnant mort et désolation dans bien des familles. Dans les hôpitaux comme l’hôpital général de référence, ex-Mama Yemo, et bien d’autres, le manque d’eau et d’électricité est à la base de l’augmentation du taux de mortalité, surtout infantile.

En tout cas, on peut beau changer les hommes à la tête de ces deux établissements publics, rien ne marchera si le système mis en place pour détourner les recettes de la Regideso et de la SNEL n’est pas abandonné. Et s’il n’est pas démantelé, le réseau maffieux qui opère avec la bénédiction, non du ministre en charge du secteur mais du sérail présidentiel dont la présidence de la République.

Quant aux soins médicaux, il faut absolument avoir la poche garnie pour y avoir accès. Beaucoup de cas de décès sont enregistrés, faute d’une contre-valeur. Des maladies, jadis éradiquées, ont réapparu à cause de l’insalubrité.

Le transport en commun, comme service public, surtout dans les cités et autres centres urbains du pays, est un luxe. Pour dire vrai, il est inexistant. Dans les villes, particulièrement à Kinshasa, avoir un moyen de transport relève du parcours de combattant. Sans commentaire.

8. Le Social sous le régime Afdl : déception

Un personnage politique dont nous taisons le nom a récemment déclaré «qu’un pays ne peut se développer sans l’éducation et la santé». Et à l’allure où évolue la République démocratique du Congo, nous lui donnons pratiquement raison. Compte tenu du fait que, pour ces deux aspects sociaux parmi tant d’autres, par exemple, l’Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Congo (Afdl) avait déçu sur toute la ligne, à telle enseigne que l’un des ses cofondateurs, feu Laurent-Désiré Kabila, devenu président de la République, avait fini par la qualifier de conglomérat d’aventuriers.

En effet, la population congolaise qui, à un certain moment, ne croyait plus en Mobutu, attendait impatiemment l’avènement de l’Afdl sous la houlette de Laurent-Désiré Kabila. Investi le 29 mai 1997, soit 12 jours après l’entrée triomphale de l’Afdl à Kinshasa, le successeur de Mobutu avait promis monts et merveilles, notamment l’amélioration des conditions sociales de la population. Pour ce faire, il décida de réhabiliter le domaine agro-pastoral, créer des structures telles que les Réserves stratégiques et le Service National afin de lutter, tant soit peu, contre le chômage. Et déterminés à contribuer au redressement du pays, les jeunes désœuvrés avaient répondu nombreux à l’appel leur lancé par feu Laurent-Désiré Kabila.

Très peu connue des Congolais ou autres personnes, la localité de Kaniama-Kasese, dans la province du Katanga, était devenue célèbre grâce à l’encadrement des jeunes à travers le Service National.

D’autres jeunes avaient répondu favorablement à l’appel de feu Laurent-Désiré Kabila en acceptant de servir le pays sous le drapeau. C’est ainsi que beaucoup d’entre eux se sont fait enrôler dans la police et l’armée.

8.1. DECEPTION

La politique régentant tous les secteurs de la vie nationale, Laurent-Désiré Kabila, confronté à des difficultés de tous genres, notamment la guerre qui lui avait été imposée sur le plan interne, en complicité avec les pays limitrophes, lâcha prise concernant l’amélioration des conditions sociales de la population. Il concentra tous ses efforts à la sécurisation du pays. Par conséquent, il ne pouvait poursuivre son programme sur le plan social.

Pendant que les FARDC menaient des opérations de rétablissement de paix, les politiciens congolais s’entretuaient pour des postes. Situation qui devait également préoccuper le chef de l’Etat.

Grande a été alors la déception de la population de constater que le social était devenu le cadet des soucis du chef de l’Etat et de ses collaborateurs. Elle ne pouvait plus s’attendre à l’amélioration du vécu quotidien, la gratuité de l’enseignement et des soins de santé et autres avantages sociaux. Bref, la situation sociale des populations s’est dégradée jusqu’à ce jour. Il suffit d’observer les conditions déplorables dans lesquelles vivent les Congolais pour s’en rendre compte.

De 2008 à ce jour, Joseph Kabila, l’actuel chef de l’Etat, essaie d’en faire son cheval de bataille, mais ne parvient toujours pas. Espérons que le duo Kabila-Matata pourra redonner de l’espoir à la population.

9. 17 mai 2012 : Journée déclarée chômée et payée en RDC ! 

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DE L’EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE

COMMUNIQUE OFFICIEL N°12 /CAB.MIN/METPS/001 /2012

Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance Sociale porte à la connaissance du Public congolais en général et du Monde du travail en particulier que la journée du jeudi 17 mai 2012 est déclarée chômée et payée sur toute l’étendue du Territoire National. 

Fait à Kinshasa le 15 mai 2012 

Modeste Bahati Lukwebo

[avec Marcel LUTETE, Angelo MOBATELI, Albert TSHIAMBI, Faustin KUEDIASALA, Bienvenu-Marie BAKUMANYA, Diosso OLIVIER, Véron-Clément KONGO, Le POTENTIEL]

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