RDC : Elites et politiciens congolais, vautours ou au service de la nation ?

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image Evariste BOSHAB - SG du PPRD, felicite KABILA apres son investiture

Hypollite KANAMBE alias «Joseph KABILA», l'imposteur tutsi rwandais au pouvoir à Kinshasa, ses milices et son système ne partiront que par un soulèvement populaire certes, mais à condition qu'une force armée en soit le moteur.

Les politiciens et élites congolaises continuent d’accumuler des fautes et des erreurs pour sortir de la crise que traverse notre pays la République Démocratique du Congo après la guerre dite de libération (occupation) en 1997 qui a fait tomber le régime dictatorial de Mobutu Sese Seko.

Des accords de Lusaka I et Lusaka II en passant par les accords de Sun City, la plupart des  acteurs politiques congolais n’ont pas l'air d'avoir  fait un diagnostic approfondi pour sortir le Congo de la crise  ne respectant même pas les engagements, les propositions et les textes qu’ils ont signés. C'est le comble, même notre propre constitution n'est pas respectée par les acteurs politiques aussi bien de l'opposition que de la majorité. L'opposition qui s'est régulièrement retrouvée aux côtés de ceux qui bafouaient nos lois, était-ce pour crier au loup ou pour partager plutôt le butin ?

Depuis donc les accords de Sun City, en passant par la période de transition du gouvernement 1 x 4 (unique au monde), des élections de 2006 et 2011, il n’y a qu’un seul et unique DIAGNOSTIC pour le malade du nom de la République Démocratique du Congo à savoir, la balkanisation orchestré par Les USA, La Grande Bretagne, le Canada, la Belgique et la France qui ont utilisé le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi et des groupes mafieux internationaux afin de piller nos richesses, massacrer nos populations, violer nos femmes, nos filles et mères.

Pour trouver la solution ou les solutions aux mesures radicales qu’avaient prisent Bill Clinton et Tony Blair pour faire  main basse sur nos richesses, les congolais en général, les politiciens et élites congolais en particulier doivent trouver des solutions (remèdes) radicales en détruisant le mal dans l’œuf par un soulèvement populaire certes mais dont une force armée doit être le moteur. Au lieu d’organiser des mascarades d’élections qui en soit n’est pas la panacée pour résoudre la crise. Il suffit de voir comment nos rues au pays sont désormais investis par les chars et le milices de Kabila pour comprendre que ce n'est pas avec un bulletin dans une urne en forme de poubelle qu'on va chasser ces gens!

Selon les accords de Sun City, les élections devraient être organisées, dès qu’une armée nationale et républicaine devrait voir le jour. Dix ans après, le peuple congolais attend toujours cette armée qui devrait lui garantir sa sécurité et l’intégrité territoriale de la nation.

La politique dit-on est l’art de prévoir. La question qu'on doit poser à nos politiciens et élites c'est: QU'EST CE QUI AVAIT VRAIMENT CHANGE entre les élections de 2006 et celles de 2011 pour accepter d'aller aux élections?

La constitution et la loi électorale n'ont pas changé et n'ont pas été respectées par le régime de Kabila mais plutôt trafiquées pour mieux léser les congolais par l’élection à un tour. Ce qui a changé, c'est la dénomination CENI. C'est-à-dire, on a déshabillé St. Pierre (Abbé Malu Malu) pour habiller St. Paul (Pasteur Ngoie Mulunda). Malgré sa demande, L'opposition ne pouvait pas accéder au serveur de la CENI, Kanambe s'est enrollé 2 fois, au Katanga et à Kinshasa, Les membres qui compose la CENI ne sont pas indépendants . Tout le monde le savait à l'avance  et malgré cela, l’opposition est quand même allée aux élections pour servir ou pour se servir comme des vautours. Devant le fiasco électoral  dont chacun peut constater aujourd'hui l'ampleur, devant l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui le peuple congolais peut on dire que cette élite congolaise a réellement été capable d'anticiper sur les événements ?

Ils sont allés jouer un match tout en sachant que l'arbitre et les juges de touches (CENI) ainsi que le commissaire du match (CSP) sont pour l'équipe adverse. Ils sont montés sur le terrain pour jouer, alors que le marqueur indiquait qu'ils sont menés 3-0 et aujourd'hui comme s'ils venaient juste de lire la loi électorale, ils commencent à crier aux fraudes, au nom respect des textes etc... Pourtant la règle appliquée par Kabila  dans ces élections était connu à l'avance et se résumait en un seul principe : la loi de la jungle. la loi du plus fort et du plus fourbe. Ici  pas de pitié, l'intégrité on ne connaît pas, c'est le plus violent , celui qui a des armes  de guerre qui peut survivre. Les autres sont appelés à être écrasés comme des fourmis.

Certains diront que ces élections ont contribué à affaiblir ou à isoler relativement Joseph Kabila. Ah bon!  Sauf que ce n'était  pas ça le deal pour le peuple congolais ! Il (Kabila) devait partir! Mais il est encore là et des innocents ne cessent de payer de leurs vies nos tâtonnements. Est-ce ce qu'avait prévu notre élite politique? Avaient-ils envisagé ce scénario en prévoyant que leurs enfants, ou leurs proches  à eux pouvaient aussi payer de leurs vies ou juste les nôtres?

Ils ne sont que des vautours et des rapaces. Kabila, ses milices et son système ne partiront que par un soulèvement populaire certes, mais à condition qu'une force armée en soit le moteur. Les élections en 2006 comme en 2011 n'ont fait que donner une certaine légitimité à celui que tout le monde appelle maintenant Hypollite Kanambe. Elles ont aussi permis aux dizaines voir des centaines de millier de soi-disant "réfugiés congolais" qui rentrent "chez eux" de participer aux élections, alors qu’en réalité, ce sont les rwandais, ougandais et burundais qui envahissent l’est de la République Démocratique du Congo.

Depuis combien d'années souffrons-nous ? Combien de nos enfants sont nés dans cette souffrance ? Faut-ils que nous mourrions en sachant que les choses n'auront pas changé pour eux ou pire encore, en sachant que nous les avons condamné à vivre un sort pire que le notre ???

Je reviens de Kinshasa et j'ai eu l'occasion de me rendre en province la misère y est telle que nous ne pouvons plus accepter de perdre du temps en tâtonnements. L'attente de la population est  grande mais cette attente  doit  être assortie d'une exigence de résultats. Parce que c'est nous le peuple qui payons le prix le plus fort des erreurs et des errements de  notre élite sans vision ou  sans idéal. Trop c'est trop il faut que ça change.

Lukas Bongopa


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Gaston Médard on 13/01/2012 18:14:19
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Rien que cette photo placée au-dessus du texte est un beau portrait de la petite valeur de ces prétendus intellos congolais. Dans aucun pays du monde, on a vu des gens dotés des diplômes universitaires voler aussi bas pour la défense des intérêts de leur pays. Sont-ils conscients de ce fait ? Je ne pense pas ! Ces prétendus intellos n'ont jamais quitté ce statut "d'évolués" leur collé par mépris par le colon belge. Comme ils en étaient déjà fiers à l'époque. Et donc de ce qui faisait leur fierté en rapport à leurs compatriotes considérés comme des primitifs par le même colon, l'intello congolais ne s'est jamais départi de cette étiquette qu'il affiche à côté de sa cravate. Raison pour laquelle il ne se reconnaît pas dans un autre réflexe que l'intérêt personnel, l'accumulation primitive et l'accaparement pour soi des ressources communautaires. Rassurons nous, l'intello congolais est un cas unique dans le monde. Bien entendu, unique pour un pays à jamais livré à la convoitise de tous les prédateurs du monde. Ces derniers en sont conscients: l'intello, ou l'homme congolais en général, est vil et minable, et donc si facilement vénal; achetable comme n'importe quel objet pourvu qu'on lui jette quelques miettes par terre. Il les ramassera avec enchantement ! kagame l'a dit plus d'une fois. La photo au-dessus qui nous indique des gens bardés de diplômes qui lèchent avec enthousiasme et entrain une caricature d'individu qu'ils ont eux-même façonnée en dit long sur leur vulgarité. Demain, ne se façonneront-ils pas un autre raïs miniature usant de la personne du petit-fils kabila ou d'un bonobo qu'ils iront chercher dans la brousse. On lui inculquera des principes tels: "tu es le plus beau, le plus intelligent, le plus fort. " Et lui, comme à Kanambe aujourd'hui de croire; et eux s'en mettront pleins les poches en passant. Ils réaliseront leurs fantasmes: châteaux à paris, grosses cylindrées, chapelet de concubines,... C'est bien là les limites de leur beau monde.

Les élites ! La R.D.C n'en a pas eues jusqu'à présent. Juste une minorité consciente lui permet d'exister encore comme pays. Mais pour combien de temps encore ?
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eva on 13/01/2012 18:00:47
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CE JOURNALISTE S'EST CONTREDIT IL PARLE DE SOULEVEMENT POPULAIRE ET RECONNAIT QU'IL YA DES CHARS DANS LA RUE.OUBLIONS LES ELECTIONS ET FAISONS COMME S'ELLES N'AVAIENT PAS EXISTER QU'EST CE QUI EMPECHE D'AVOIR UNE FORCE ARMEE ET CHASSER KABILA PARCEQU'IL EST ENCORE LA.C'EST BIEN DE CULPABILISER TOUT LE MONDE ET MEME LES BONNE FOI MAIS C'EST DIFFICILE DE REPONDRE AU PROBLEME DE FONDS. NOUS SOUHAITONS LE DEPART DE KABILA ET TOUS LES MOYENS SONT BONS
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