Lettre ouverte au peuple Congolais

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image Déplacés - Des Congolais fuient au Rwanda

En réponse au discours état de la nation de monsieur “Joseph Kabila" le 14/12/2015, nous disons : Assez ! finie la recreation ! halte au dialogue avec l’occupant, halte au pseudo processus electoral et au decoupage territorial organises par l’occupant pour renforcer et pérenniser son emprise sur notre pays, halte aux massacres des congolais, halte a la pauperisation du peuple congolais, l’heure est venue de s’engager dans la seule voie qui permette de reconquérir et de garantir la souveraineté, la paix et la stabilité de notre pays, la rehabilitation du pouvoir coutumier. Lettre ouverte au peuple congolais, motambu ya ba mpuku : mr "kabila" preconise une solution authentiquement congolaise pour résoudre la crise électorale au Congo, nous le prenons au mot et ceci marque la fin de son aventure dans notre pays. le Congo fait sa mue et redevient le zaïre et les congolais retrouvent leur pouvoir coutumier confisque par les colons, les occupants restes accroches a leur RDC AFDL devenue caduque sont pris au piège et se laissent inexorablement entraîner dans les profondeurs de notre majestueux fleuve zaïre ou ils vont rejoindre les millions de congolais qu’ils y ont envoyés. Operation feu de brousse, bampuku babima, banioka bakima, table rase pour le renouveau du congo, zamba ya sika, mboka ya sika. Operation kabola mayi na mafuta, mayi epayi mafuta epayi, moto na moto na mboka na ye. déclenchons le soulèvement populaire sans affrontement arme, identifions-nous et affirmons notre identité congolo-zaïroise afin de marginaliser les occupants et les pousser vers la sortie.

A la fin des années’70 à Paris, lorsque nous effectuions nos études en tant que boursiers de la Coopération Française, nos réflexions politiques concernaient l’alternance de l’après Mobutu et dans nos projections, pendant que mes camarades s’attribuaient les différents ministères, j’étais souvent pressenti pour occuper le poste de président ou celui de premier ministre. Ce n’était ni la première fois, ni la dernière car tout au long de ma vie d’autres gens souvent non congolais m’ont fait la même réflexion, au point que je me suis toujours demandé si ce n’était pas là mon véritable destin, conscient que j’étais que mes capacités allaient peut-être un jour m’emmener à servir mon pays au plus haut niveau, d’une manière ou d’une autre. C’est ainsi que vers le milieu des années ’80, après mes premières expériences en tant qu’ingénieur dans de grandes entreprises françaises, le plafond de verre approchant, j’avais ressenti le besoin de travailler sur mon projet de développement dans l’hypothèse où il m’était donné l’occasion de prendre les rênes du pays. Au moment où je commençais à m’y atteler, une idée me traversa l’esprit qui me conduira à la création  d’un produit qui sera à la base de mon projet actuel et qui par conséquent m’avait détourné de la voie politique pour un long moment. Je savais que j’étais chercheur dans l’âme, que je devais m’y consacrer et je savais alors que c’était par cette voie que j’allais pouvoir rendre service à mon pays. En matière politique, je me voyais tout au plus éminence grise dans l’ombre d’un président et que si je devais un jour me hisser au sommet de l’état, ça le serait plus par la volonté du peuple que par ma propre volonté.

Je me suis mis au travail profitant de mes temps libres pour, petit à petit avec passion et application, aboutir fin 1989 à la concrétisation d’un automate intelligent qui fut le point de départ d’un long cheminement où se succédaient recherches infructueuses de financements et  développements successifs d’applications diverses pour aboutir 19 ans plus tard à la création de l’entreprise KS LUDOTIQUE dont l’activité a été malheureusement mise en sommeil entre temps par manque de moyens financiers. Pendant toutes ces années, j’ai toujours gardé au fond de moi l’idée que je ne pourrais peut-être pas échapper à ce destin que l’on me prédisait pour peu que j’accède à une certaine notoriété grâce à mes créations et qu’aux yeux du peuple congolais je devienne présidentiable, ce qui ne ferait que concrétiser ce sentiment que j’éprouve parfois quand j’observe mes congénères Sarkozy, Hollande ou Merkel que j’aurais pu être à leur place. Et avant même que cela puisse se produire, voici qu’aujourd’hui le destin me pousse sortir plus tôt de l’anonymat pour me charger de vous faire cette révélation que j’ai eue suite à ma réflexion. En effet, suite à la situation préoccupante que traverse notre pays avec l’occupation étrangère qui nous a tous permis de prendre conscience de la forte emprise des puissances étrangères sur notre pays, je me suis mis à réfléchir sur ce qu’il fallait faire pour y remédier une fois notre pays libéré. C’est ainsi que j’ai eu cette inspiration qui s’est imposée à moi comme une évidence, de celles qui en recherche vous font crier "eurêka, mais c’est bien sûr, il suffisait d’y penser" lorsque "la" solution vous apparaît, j’étais certain que je tenais là la solution à tous nos problèmes, voici pourquoi je me devais de vous en faire part, d’où ma présente communication.

Nous savons tous que depuis notre accession à l’indépendance, toutes les personnes qui ont été à la tête de notre pays nous ont été imposées de l’extérieur pour servir les intérêts des puissances occidentales comme cela est explicitement énoncé dans la charte de l’impérialisme, cela est vrai pour notre pays comme pour beaucoup d’autres pays africains. L’histoire nous apprend que la création de l’Etat Indépendant du Congo était basée sur  une escroquerie du Roi Léopold II envers les chefs coutumiers à qui il avait malicieusement arraché, à travers son représentant, des signatures de cession de souveraineté. Partant de là et m’inspirant du livre de Mr BOKOMBA Kassa-Kassa sur la réhabilitation du pouvoir coutumier, j’en suis arrivé à la conclusion que notre salut viendrait encore une fois du recours à l’authenticité et que, tant que nos constitutions seront servilement calquées sur celles de nos colonisateurs, nous resterions toujours à leur merci. Il s’agit donc pour nous de nous référer à notre passé pour réinventer notre futur à travers une nouvelle organisation des pouvoirs qui nous déconnectera des influences extérieures tout en  renforçant notre souveraineté. Ne perdons jamais de vue qu’on n’arrive à manipuler que ce que l’on connaît bien, or le pouvoir coutumier reste à ce jour un mystère pour les occidentaux, ce qui en ferait, si les choses restent ainsi, un véritable paravent aux influences extérieures tout en inspirant crainte et respect.

Je propose que l’institution présidentielle à la tête de notre pays soit remplacée par un collège des chefs coutumiers. Pour établir la liste des chefs coutumiers avec la cartographie de leurs territoires, il faudra se référer aux archives belges de l’Etat Indépendant du Congo ainsi que celles du Congo Belge. Les chefs coutumiers qui par la nature de leur pouvoir vivent dans leurs chefferies au milieu de leur peuple ne pourront pas siéger dans la capitale, mais désigneront chacun un représentant (homme ou femme) au collège des chefs coutumiers. Cette désignation se fera soit en concertation avec un jury de sages composé de chefs de villages pour désigner le meilleur candidat pouvant représenter la tribu, soit en consultant son peuple, il concernera des personnes probes et compétentes assujetties au chef coutumier qui remplissent les conditions de nationalité requises pour pouvoir assumer le cas échéant la fonction présidentielle. C’est de ce collège situé au-dessus des partis politiques que sera issu, à partir d’un  vote organisé lors d’un conclave, celui ou celle qui devra assumer la fonction de chef de l’Etat pour une durée déterminée et qu’il pourra destituer en cas de mauvais exercice sous certaines conditions à définir. Le président ainsi élu travaillera en étroite concertation avec le collège, il constituera son cabinet de travail en recrutant parmi les membres du collège pour les fonctions exécutives et éventuellement parmi les autres citoyens pour les postes de conseillers, il nommera un premier ministre issu de la majorité à l’assemblée nationale suite aux élections législatives et donnera son aval à la nomination des ministres du gouvernement sur proposition du premier ministre. Dans cette nouvelle organisation, le premier ministre représente la plus haute fonction politique, il sera issu des élections sur la base d’un programme de gouvernement. Au-delà de sa nationalité congolaise, la condition sur ses origines ne sera pas aussi stricte qu’elle ne sera exigée pour l’entrée au collège des chefs coutumiers et par conséquent pour l’accès à la fonction présidentielle. Le collège des chefs coutumiers représenté par le chef de l’Etat devra principalement assurer les fonctions régaliennes concourant à la souveraineté nationale comme décrit ci-dessous:

- assurer la sécurité et la défense du territoire national. Le chef de l’Etat sera le chef des armées et le responsable de l’ensemble des services concourant à la sécurité du pays dont le recrutement des membres sera soumis à des conditions strictes de nationalité avec le concours des chefs coutumiers en ce qui concerne les soldats. Ainsi pour la refondation de l’armée, chaque soldat devra s’identifier auprès de son chef coutumier pour intégrer la liste de sa contribution à l’armée nationale dans les limites d’un quota fixé. Le chef de l’Etat devra veiller par son action à préserver l’unité nationale.   

- assurer l’entretien de bonnes relations entre notre pays et les autres dans l’intérêt supérieur du peuple congolais. Le chef de l’Etat  gardera la mainmise sur la diplomatie dont il nommera le chef ainsi que les ambassadeurs qui le représenteront à l’étranger auprès des autres chefs d’états tandis que le gouvernement gardera l’entière responsabilité du volet coopération des relations internationales. Le chef de la diplomatie ainsi que les ambassadeurs stratégiques seront issus du collège présidentiel.

- assurer le plein contrôle des finances de l’état à travers la monnaie, la Banque Nationale et l’administration fiscale dans la collecte et la bonne répartition des finances publiques en relation avec le ministère des finances chargé d’établir le budget pour le financement des programmes de développement du pays puis de l’exécuter.

- assurer la bonne gestion patrimoine national comprenant l’eau, le sol et le sous-sol  en exerçant le plein contrôle sur l’ensemble des ressources qu’ils renferment. C’est au collège des chefs coutumiers à travers son représentant, le président de la république, qu’incombera la tâche de négocier et de signer tous les contrats d’exploitation des richesses du sol et du sous-sol, le rôle du gouvernement ne se limitant qu’à l’exécution des contrats une fois signés. Au niveau local, chaque chef coutumier dans sa chefferie sera responsable du domaine foncier, il devra prendre en charge la gestion de la propriété foncière allouée à chaque clan pour son habitat et son exploitation agricole ainsi que la résolution des conflits pouvant en découler, 

- assurer la bonne gestion de la population congolaise comprenant son recensement et la gestion des données statistiques nationales qui en découlent, assurer l’organisation de toutes les élections qui concernent la vie politique du pays. En matière d’identification, nous devons penser à sécuriser notre identité en enregistrant outre les informations habituelles qui le composent, les noms des villages et secteurs d’origine ainsi que les noms des deux clans d’appartenance selon le système bantou, c’est-à-dire les clans maternel et paternel. A ce sujet, je suggérerais que les noms des clans dont nous sommes issus soient inclus dans notre appellation au-delà de nos nom et post-noms, ainsi moi je m’appellerais KUETE Nza-Yazola’Mo Muana Kingoyi Wa Kindamba, Kingoyi étant le clan de mon père et Kindamba le nom de mon clan maternel et d’appartenance selon le système matrilinéaire du peuple KONGO, et vous ? Pour les citoyens naturalisés originaires des systèmes non claniques, les noms des clans seront remplacés par une mention à déterminer. L’adoption de ces nouvelles appellations nous permettra de nous identifier entre nous et de démasquer tous les usurpateurs qui nous ont infiltrés ou ceux qui tenteront de le faire. En cas de doute, le chef coutumier sera le garant de l’exactitude des données déclarées et si le doute persiste, il y aura toujours la possibilité de recourir au test génétique. Le codage et la numérisation de ces données permettra d’attribuer un numéro d’identification nationale qui, grâce à l’informatisation des registres, permettra d’obtenir instantanément l’arbre généalogique de tout citoyen congolais et de vérifier ainsi sa nationalité et ses origines, ce qui devrait nous sortir du piège des nationalités douteuses.

En dehors de ses attributions en tant qu’institution présidentielle, le collège des chefs coutumiers sera appelé à remplacer le sénat tel qu’il nous a été légué par la colonisation, récupérant ainsi toutes les attributions législatives qui lui étaient jusqu’ici assignées et en y ajoutant quelques missions spécifiques. Le collège des chefs coutumiers avec sa présidence sera la seule institution étatique dans laquelle les chefs coutumiers pourront s’impliquer à travers leurs représentants, ils ne pourront par ailleurs pas s’impliquer personnellement dans aucune des autres institutions telles que l’assemblée nationale ou les assemblées provinciales ainsi que dans tout autre institution exécutive au niveau national, provincial ou territorial. Les chefs coutumiers seront cantonnés dans leurs chefferies où ils exerceront leurs fonctions coutumières assistés de leur gouvernement local, prolongement de la présidence, sous le contrôle de l’assemblée des chefs des villages de la chefferie ou de leurs représentants.

Au-delà de la présidence et du collège des chefs coutumiers, le rôle du gouvernement sera d’assurer l’ensemble les fonctions exécutives qui lui sont habituellement assignées pour le développement du pays et sur lesquelles il n’est pas besoin de revenir ici. Son action devra être prioritairement axée sur le développement de la ressource humaine qu’il veillera à rendre pléthorique et de qualité suffisante pour en faire le moteur du développement de notre pays. Nous savons tous que notre pays est très riche par son sol et son sous-sol, mais nous devons aussi savoir que nous serions des milliers de fois plus riches si nous étions capables de transformer nos productions pour leur donner de la plus-value et en faire des produits finis. Il est donc important pour le gouvernement de veiller prioritairement à l’épanouissement de la ressource humaine qui constitue la base de la création intellectuelle et de la transformation de nos matières premières en portant une attention particulière aux domaines de l’éducation, de la santé, de la recherche, de la formation professionnelle, du sport et de la culture. Au-delà, le gouvernement devra veiller à ce que cette ressource puisse évoluer dans un environnement et un climat favorables à un rendement optimal. Dans cette optique, il est donc important d’insister ci-dessous sur quelques aspects de sa mission :

- Le gouvernement doit veiller à la protection de la ressource humaine dans tous les aspects de la vie, cela passe par l’instauration d’un état de droit reposant sur des règles bien définies et un système judiciaire digne de ce nom capable de protéger les droits du citoyen en particulier et de l’homme en général afin de fixer un cadre favorable à l’épanouissement optimal de tout résident sur le territoire national. Comme corollaire, cela passe par la mise en place d’une une police nationale compétente et citoyenne capable d’assister la justice dans sa mission de recherche de la vérité et de prendre en charge la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national, cela passe aussi par la mise en place d’un système de protection sociale capable de sécuriser le travail et la santé de chaque citoyen et de favoriser l’épanouissement de la famille dans le cadre d’une politique démographique bien définie. 

- Le gouvernement doit assurer un système d’information transparent en mettant en œuvre une politique qui favorise l’émergence et le fonctionnement d’une presse multiforme, libre et indépendante ayant pour mission d’informer et d’éduquer la population. Au-delà des moyens de communication traditionnels, le gouvernement devra œuvrer pour le développement des nouvelles technologies de l’information et de communication sur l’ensemble du territoire national afin de pouvoir atteindre chaque citoyen partout où il se trouve. Le gouvernement devra veiller à l’éducation civique du citoyen et mettre à sa disposition toute la documentation nécessaire pour lui rappeler ses droits et devoirs envers l’état, les règles à respecter dans sa relation avec les autres ainsi que toute celle qui lui permettrait de s’ouvrir à une citoyenneté responsable. 

- Le gouvernement devra veiller au bon fonctionnement d’une administration compétente et débarrassée de toutes ses antivaleurs, cela passe par la mise en œuvre de structures adéquates pour une formation spécifique de son personnel et principalement des hauts fonctionnaires chargés de piloter les différents rouages de l’état. 

- En attendant de se constituer une ressource humaine pléthorique et qualifiée dans tous les domaines de développement, le gouvernement devra commencer par l’exploitation de la ressource humaine la plus immédiatement disponible dans l’état actuel du développement de notre pays, il s’agit des artistes en général et des musiciens en particulier. En effet, en dehors de toutes nos richesses naturelles, Dieu a doté notre pays d’une richesse inestimable représentée par la musique, cette musique qui a fait la réputation de notre pays et qui a acquis son qualificatif en tant que musique congolaise ou zaïroise au même titre que d’autres, mais qui ne profite pas de sa notoriété pour conquérir la part du marché international qui lui revient par manque d’organisation et de promotion adéquate. Il est temps de rationaliser son exploitation pour en tirer le meilleur bénéfice au profit de notre économie et pour le bien-être de nos artistes. Grâce à l’ouverture de la Chine au monde ainsi que l’arrivée de tous ces nouveaux marchés représentés par les pays émergents, ce sont autant de marchés qui s’ouvrent à notre musique et qui ne demandent qu’à être conquis. Dans ces conditions, il est bon que le gouvernement engage une politique volontariste de conquête commerciale du monde s’appuyant sur sa diaspora et faisant de la musique un produit d’exportation susceptible de générer des devises au même titre que nos matières premières. Aux artistes musiciens, je leur conseille de ne pas trop copier le système occidental en se lançant tous dans des carrières solos, car notre musique qui a connu ses meilleurs résultats à travers ses orchestres a toujours été traditionnellement une musique de groupes et d’harmonies vocales. C’est aux hommes d’affaires que revient la tâche de constituer des groupes autour de quelques têtes d’affiches comme le fit en son temps Verckys Kiamuangana Mateta avec son écurie VéVé ou d’investir dans des infrastructures pouvant leur permettre de travailler dans des conditions dignes de ce nom. Enfin, il nous reviendra à nous en tant que chercheurs d’inventer des systèmes de diffusion et de distribution permettant de résoudre les problèmes de piraterie.

Comme indiqué plus haut, le premier ministre et son gouvernement sont issus de la majorité au parlement pour appliquer la politique pour laquelle ils ont été élus. En ce qui concerne les partis politiques, ceux-ci doivent cesser d’être des sectes sous la coupe d’un gourou qui dicte ses vues sur des membres souvent issus de sa seule tribu pour devenir des groupes de réflexion et d’action autour d’un projet de société et de développement du pays, ils doivent être basés sur une idéologie claire et avoir une implantation nationale. La loi devra imposer à tout parti, avant d’être enregistré, de compter un nombre minimum défini d’adhérents et démontrer son implantation sur l’ensemble du territoire national.

Voilà, chers compatriotes, ce que j’avais à vous révéler. Il y a de fortes chances pour que la mise en œuvre d’un tel projet rencontre une farouche résistance de la part de ceux qui ont la mainmise sur notre pays et qui voudront la garder en complicité avec leurs collabos de service qui placent leurs intérêts personnels au dessus de l’intérêt national et qui useront de tous les moyens, même occultes, pour le faire capoter. En espérant que les églises de réveil ne verront pas d’un mauvais œil ce projet et ne vont pas prêcher contre lui, eux qui considèrent le pouvoir coutumier comme païen ou satanique, alors que s’il est un pouvoir qui émane de Dieu, c’est bien celui des rois ou des chefs coutumiers, même si le Dieu évoqué ici pourrait paraître différent de celui prôné par les églises de réveil, je les invite donc à ne pas mettre les bâtons dans les roues d’une évolution salutaire pour notre pays. Grâce à cette organisation, la présidence cesse d’être l’affaire d’un individu pour devenir celle d’autant de personnes représentant toutes les tribus que compte notre pays qui chacune se sentira concernée à l’image de la curie romaine où les catholiques du monde entier ont leur représentant avec le sentiment de détenir une partie du pouvoir du Vatican car ayant chacun les mêmes chances d’être élu pape. Grâce à cette organisation, le président n’est plus le monarque absolu qui asservit son peuple et vit à ses dépens, mais un serviteur du peuple qui travaille pour sa sécurité et son bien-être sous la surveillance des autres membres du collège. Grâce à cette organisation, finis les coups d’état, finies les dictatures à vie, finies les oligarchies tribales, finis les voyages à Washington, Londres ou Paris pour se faire adouber par les "décideurs", finis les marionnettes à la solde de l’étranger à moins d’assujettir l’ensemble du collège des chefs coutumiers, dans la mesure où le chef de l’état n’est qu’un simple exécutant du dit collège,  finis les problèmes de corruption et d’enrichissement personnel du président de la République, car il est plus facile de corrompre une personne que tous les membres du collège, et si c’était le cas, le bénéfice pour le pays n’en serait que plus visible. L’emprise que les puissances étrangères pouvaient avoir jusqu’ici sur une seule personne se trouve diluée sur plusieurs personnes et en devient moins forte. Cette dilution du pouvoir entre plusieurs mains nous rendra invulnérable et comme l’union fait la force, nous n’en serons que plus forts qu’avant. L’occasion nous est donnée d’inventer notre propre système de gouvernement, un système authentiquement congolais qui sied à notre culture et qui nous sortira enfin de l’ère coloniale, non seulement pour le bien de notre pays, mais aussi pour servir d’exemple à l’ensemble de l’Afrique Noire qui, en retrouvant les structures autrefois détruites par la colonisation, retrouvera la maîtrise de sa destinée qui lui permettra de construire son avenir avec les partenaires de son choix. Si nous arrivons à nous mettre tous d’accord pour aller dans ce sens, nous pourrons sans coup férir nous débarrasser de ces étrangers qui ont infiltré nos institutions, car se sentant démasqués et mal à l’aise dans ce système, s’écarteront d’eux-mêmes comme l’huile se sépare de l’eau. Si en tant que vrais congolais nous adoptons et proclamons haut et fort notre nouvelle identité, tous les imposteurs seront mis hors jeu et les collabos moitié-moitié mis à nu. En attendant, sortons vite de ce processus électoral bidon dont la seule finalité est de placer à la tête de notre pays une nouvelle marionnette qui servira les intérêts de la puissante communauté internationale, concentrons nous sur le seul objectif qui importe pour libérer notre pays, c’est l’élaboration de notre nouvelle constitution suivie de l’organisation du référendum qui signera son adoption avant de nous attaquer à la refondation proprement dite de notre nouvel état. Au vu des compétences requises pour exercer la fonction de Président de la République telle que définie plus haut, le profil idéal de l’homme qui doit être choisi sera celui d’un homme intelligent qui allie à des compétences éprouvées en matière de défense et de sécurité une parfaite connaissance du fonctionnement du monde. A ce jour, pour inaugurer cette nouvelle présidence, un seul nom s’impose avec constance dans mon esprit comme étant la personne qu’il nous faut pour poser les bases de notre nouvel état, il répond parfaitement à ce profil, je ne vais pas le citer ici car je suis persuadé que le nom de ce grand patriote s’imposera à vous comme il s’est imposé à moi, qu’on l’aime ou pas, dans l’intérêt du pays, la seule question à se poser étant de savoir à qui vous confieriez votre sécurité et celle des vôtres pour vivre, travailler et dormir tranquilles dans votre pays.

A propos de la dénomination de notre pays, le nom Congo étant trop connoté négativement avec la colonisation portugaise et sa traite négrière, Tippo Tip et son commerce d’esclaves, Léopold II avec son génocide et ses mains coupées, Tintin chez les nègres et pour finir aujourd’hui avec l’occupation rwandaise avec ses viols et son génocide ou même l’humiliation brazzavilloise,  retrouver le nom du Zaïre serait une bonne chose, car ce nom représente tout ce qu’il y a de plus glorieux dans l’histoire de notre pays et qui a fait notre fierté avec un président charismatique et une armée dissuasive en Afrique, le discours de Mobutu à l’ONU, un sport au sommet de l’Afrique avec le football, la boxe ou la basket-ball, le combat du siècle Ali-Foreman, le grand tam-tam d’Afrique diffuseur d’une musique zaïroise plébiscitée partout, un enseignement de qualité qui se distinguait dans les concours internationaux, l’UNAZA avec ses bourses d’études qui a formé de nombreux jeunes zaïrois et dont la réputation couvrait toute l’Afrique Centrale, Air Zaïre, CMZ et toutes les réalisations de Mobutu dont la grande famille unie du Zaïre. Par ailleurs, le nom du Zaïre est plus fédérateur que le nom Congo qui n’est qu’une émanation de l’ancien royaume Kongo réparti sur trois pays et que pourrait aussi revendiquer l’Angola, patrie réelle de Yaya Kimpa Vita, en tant  que siège du trône de cet ancien Royaume. De la même manière, la redéfinition des provinces devra s’opérer de manière à circonscrire les tribus et les rendre homogènes sur le plan ethnique, ceci non pas pour exacerber le tribalisme mais parce qu’il est bien plus facile d’atteindre ses objectifs en faisant travailler les membres d’une même famille que ceux appartenant à une famille recomposée, parce qu’en minimisant les sources de conflit, les entités homogènes travaillent mieux ensemble que les entités hétérogènes, tout en favorisant l’émulation des unes par rapport aux autres, ce qui entraîne le développement harmonieux de l’ensemble, étant entendu qu’un tout est bien plus fort lorsque chacune de ses composantes est forte et apporte sa spécificité. Par ailleurs, le développement du Congo ne doit pas se limiter à Kinshasa et ses dépendances dans le Bas Congo, les congolais s’occupent de leur pays comme ils s’occupent de leur corps, ils concentrent tous leurs efforts de beauté sur la tête en oubliant le reste du corps, ils construisent des flats à Kinshasa en oubliant l’intérieur du pays où ceux-ci pourraient être plus utiles pour le développement du tourisme, notre nouvel Etat devra y remédier. Le nouveau Zaïre sera le noyau auquel pourront venir s’agréger à travers leurs chefs coutumiers d’autres tribus vivant dans le bassin du fleuve Zaïre et qui ont des liens séculaires avec des ethnies de notre pays, l’ensemble ainsi constitué pourrait s’appeler Chefferies Unies du Zaïre ou Union Chefferienne du Zaïre. Le nouveau passeport au nom du Zaïre sera le moyen de contrecarrer le système de contrefaçon mis en place par les occupants et de mettre hors jeu tous ceux qu’ils ont envoyés à l’étranger dans la peau de congolais.

En ce qui me concerne, sortir du confort de l’anonymat par le biais de la politique n’était pas quelque chose de naturel, mais je me sentais investi d’une mission vitale pour mon pays et ne pas y répondre aurait été de la non assistance à peuple en danger qui m’aurait condamné à vivre le restant de ma vie avec un sentiment de culpabilité vis-à-vis de lui. Une fois investi de cette mission, je ne voyais plus les risques, seul l’intérêt supérieur de la nation comptait et je me sentais porté par une force indescriptible, avec le sentiment d’être protégé malgré tout. Au fond de moi, je savais que je ne pouvais échapper à mon destin et ma seule préoccupation était de trouver le moment propice pour faire cette révélation. En attendant, je piaffais d’impatience chaque fois que j’entendais des compatriotes se poser des questions qui toutes, trouvaient leur solution dans ce nouveau système, c’est donc un soulagement pour moi de faire cette publication aujourd’hui car tout indique que le moment tant attendu est arrivé, ce moment charnière où l’occupant est en train de peaufiner des stratégies pour pérenniser son emprise sur notre pays. Au début, je pensais que ce n’était qu’une possibilité qui nous était offerte, mais il m’est apparu jour après jour que nous n’avions pas d’autres choix, au risque de nous diriger inexorablement vers la désintégration de notre pays. Croyez moi, chers compatriotes, l’adoption de ce système est la seule voie qui nous conduira vers la stabilité, la paix et l’indépendance nécessaires pour un développement conforme à nos valeurs, je préfère avoir raison de mon vivant qu’être idolâtré une fois mort, l’histoire est pleine de personnes qui ont été combattues pour leurs idées de leur vivant et qui ont été reconnues après leur mort.

A vous tous qui venez de lire cette lettre, je vous invite à la relayer auprès de vos amis et connaissances pour en assurer une large diffusion par tous les moyens possibles. A tous les amateurs d’insultes, de grâce abstenez-vous et servez-vous plutôt de votre cerveau à bon escient, relisez, analysez et posez vous toutes les questions que vous voulez pour vous rendre compte qu’elles trouvent toutes leurs meilleures réponses dans le système que je vous propose. Quant à moi, ayant rempli ma mission, je retourne me consacrer à l’aboutissement de mes créations et à propos duquel je sollicite le concours des investisseurs africains. J’invite chaque congolais à s’approprier ce projet et à s’appuyer dessus dans ce combat pour la libération de notre pays. J’invite toute l’intelligentsia, principalement les juristes, à prendre le relais pour élaborer cette nouvelle constitution qui concrétisera ce projet, avec une adresse particulière à ceux résidant en Belgique qui ont un accès privilégié aux archives de notre pays et qui doivent réunir toutes les données utiles à ce projet, je compte sur vous!

Patriotiquement vôtre.

KUETE NZA-YAZOLA’MO Muana KINGOYI Wa KINDAMBA

Patriote Résistant, 

Inventeur de la ludotique et Créateur d’entreprise. (site web : www.ksludotique.com).

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Lettre écrite en Juin 2013, dernière mise à jour le 20/12/2015

Post Scriptum 1 : A l’attention des chefs coutumiers,

Chefs coutumiers, dès l’instant où cette révélation est rendue publique, considérez-vous comme les véritables détenteurs du pouvoir et les garants de la souveraineté nationale. N’attendez pas que les politiciens vous cèdent un pouvoir qui vous appartient de droit, car s’il est un pouvoir qui vient de Dieu, c’est bien celui des rois et des chefs coutumiers, usurpateurs non compris, par conséquent, il vous appartient de prendre vos responsabilités et de vous engager résolument en tant que moteurs des actions à mener pour la promotion de cette nouvelle constitution qui doit remettre les choses à l’endroit en restaurant votre pouvoir si longtemps confisqué par les colons puis par les politiciens. Dès maintenant, il vous appartient de vite quitter ce statut humiliant de simples vassaux à la solde du pouvoir civil dans lequel vous avez été emprisonnés par le système colonial et qui s’est perpétué après l’indépendance. Arrêtez cette habitude de vous prosterner devant les hommes politiques qui sont vos sujets, à partir de cet instant vous ne devez plus vous considérer comme leurs serviteurs ou leurs soutiens spirituels, mais plutôt comme ceux qui doivent être au-dessus de ces politiques qui vous doivent respect et obéissance, dans le cas contraire il vous appartiendra de faire valoir vos pouvoirs hérités des ancêtres pour vous imposer. Vous qui avez reçu pour mission de protéger vos populations ainsi que leurs terres,  de veiller à leur bien-être sur la terre de leurs ancêtres, c’est à vous que revient la charge de leur expliquer le bien-fondé du nouveau système à mettre en place qui consacrera notre liberté retrouvée et garantira la souveraineté et la stabilité de notre pays en conformité avec nos coutumes ancestrales.

La réhabilitation du pouvoir coutumier passe par la sortie de l’occupation, ce qui signifie qu’il est temps pour vous de vous impliquer davantage dans notre combat de libération en tant que leaders. Je ne doute pas de l’adhésion à ce projet de l’ensemble du peuple congolais, de l’intérieur comme de la diaspora, qui sera derrière vous pour vous soutenir jusqu’à son aboutissement, la seule résistance viendra à coup sûr de ceux qui ont décidé de s’accaparer notre pays et qui ont juré d’aliéner sa souveraineté par tous les moyens en complicité avec des collabos congolais, indignes fils pour qui l’intérêt du pays ne compte pas. C’est contre eux que vous allez devoir livrer votre combat le plus féroce, ils se sont mués en congolais et chercheront à vous éliminer comme ils ont éliminé plusieurs de nos compatriotes qui gênaient leur processus d’occupation, mais ils n’y arriveront pas car chaque congolais est un chef coutumier en puissance. Il faudra aussi vous méfier de ceux de vos collègues de l’Est qui ne sont que des usurpateurs étrangers qui ont pris la place d’authentiques chefs coutumiers congolais qu’ils ont assassinés. Il est donc important de ne pas aller au combat la fleur au fusil, prenez garde à ces ennemis infiltrés que vous côtoyez tous les jours. Outre le danger physique, préservez-vous de la corruption, car les occupants se sont enrichis à force de voler nos richesses, ils étaient venus en haillons les mains vides, bottes de pluie aux pieds et ils sont aujourd’hui multimilliardaires, alors restez patriotes et ne trahissez pas la terre de vos ancêtres pour votre ventre ou pour vos intérêts personnels, vous en subiriez de graves conséquences. A ceux d’entre vous qui collaborent déjà par la force des choses avec les occupants, il est temps pour vous de retrouver vos esprits et de vous engager dans la récupération de votre pouvoir.  Invoquez les esprits de vos ancêtres, car si votre investiture relève réellement d’eux et non d’une usurpation ou d’une imposture, ils vous aideront à faire aboutir ce projet et vous accompagneront jusqu’à la victoire finale. Alors, n’hésitez plus, prenez vos responsabilités, n’admettez aucune élection sous l’occupation ni aucun dialogue avec l’imposteur, mobilisez votre peuple et avec lui livrez ce noble combat qui nous libérera et qui vous sera reconnu à juste titre par la postérité tout en justifiant les millions de victimes du récent génocide de l’occupation ainsi que celui de Léopold II.

Post Scriptum 2 : A l’attention de chacun d’entre vous qui êtes patriotes,

Avant de vous quitter, j’ai une question essentielle à poser à chacun d’entre vous qui vous battez pour la libération de notre pays, autrement dit la terre de nos ancêtres. Etant entendu que notre pays est la juxtaposition des terres ancestrales de chacun d’entre nous, c’est-à-dire la terre appartenant à notre famille et sur laquelle nous avons un droit inaliénable de vivre, donc de cultiver, d’élever, de chasser, de pêcher, de construire notre maison mais aussi d’être enterré, la question est : connaissez-vous votre terre ancestrale, votre terre familiale, celle sur laquelle sont enterrés vos ancêtres et pour laquelle vous sensé vous battre ? Je ne parle pas de ce lopin de terre à Kinshasa ou dans une autre ville sur laquelle s’est installée votre famille et que vous pouvez quitter à tout moment pour telle ou telle autre raison. 

Dans le cadre de notre combat pour la libération, comme il est de coutume chez nous d’accompagner toute action par une chanson, je vous invite à joindre l’utile à l’amusement avec la parodie d’une chanson à succès qui a fait et qui fait encore danser tout le monde et qui, à chaque fois que je l’écoute, je ne peux m’empêcher d’entendre en subliminal des paroles qui me ramènent à notre lutte, voilà pourquoi je vous la livre en espérant que Ya Jossart ne m’en voudra pas et que les occupants ne s’hasarderont pas à interdire son exécution publique ou à mettre des bâtons dans les roues de notre patrimoine national avec qui j’espère nous pourrons l’entonner au stade des martyrs à l’occasion de la libération de notre pays avant que dans la foulée il puisse venir au Zénith de Paris pour en faire profiter la diaspora en Europe qui n’aura pas eu l’opportunité de se rendre à Kinshasa.

Je vous présente ici ma version de cette chanson dont vous pourrez deviner l’original et que je vous invite à entonner lorsque vous l’entendrez en pensant fort à votre pays et à sa libération.

Votre chanson:

  • Eh Nsi ya Kongo, bankaka batusisila 
  • Eh oui, bokanisaki liwa na pongi ekokani, tolobi kaka
  • Toyebisaki bango biso bakolo mabele bango bandimaki te, boh
  • Mystique, baleli, beta bango, boh 
  • Bango bayokaki te, ale kanga bango boh
  • Yo yo yo yo yo yo yo Kagame, tika kotia tembe na Congo 
  • Toyebisaki bango biso bakolo mabele bango bandimaki te, boh
  • Mystique, baleli, beta bango, boh
  • Bango bayokaki te, ale kanga bango boh
  • Yoka Kanambe, tika Kongo, zonga na Rwanda, ewolo
  • Toyebisaki bango biso bakolo mabele bango bandimaki te, boh
  • Mystique, baleli, beta bango, boh
  • Bango bayokaki te, ale kanga bango boh
  • Ba zaïrois ye ye ye, vimbah
  • Oyo akokota bitumba te nani
  • Toyebisaki bango biso bakolo mabele bango bandimaki te, boh
  • Mystique, baleli, beta bango, boh
  • Bango bayokaki te, ale kanga bango boh
  • Ale sala mosala muana Kongo sala mosala sala eh
  • Sala mosala muana Kongo sala binienzi babima eh
  • Nienzi yo yo yo, ale bima Congo bima eh
  • Nienzi yo yo yo, ale tika Gombe na biso eh
  • ….
  • Kongo, Kongo, Kongo
  • Kongo, Kongo, Kongo
  • Kongo, Kongo, Kongo
  • Kongo, Kongo, Kongo
  • Bankaka luwa kueno, luwa
  • Bambuta luwa kueno, luwa
  • Kongo dieto katutekele dio ko
  • Kongo dia mbuta Kimbangu
  • Kongo, Kongo, Kongo
  • Kongo dia ya Lumumba
  • Kongo, Kongo, Kongo
  • Kongo dia mbuta Kasa Vubu
  • Kongo, Kongo, Kongo
  • Kongo dia ya Kuku Ngbendu
  • Kongo, Kongo, Kongo
  • Eh totia lumbe lumbe eh
  • Eh tobeta bango eh
  • Eh bozua lumbe lumbe eh
  • Eh totumba bango eh
  • Eh bowumbu pasi eh
  • Eh tolonga bango eh
  • Ale longwa, longwa
  • Bana Kongo baye, kima
  • Ban’elaka baye, longwa
  • Bima na Gombe bima, bima
  • Kanga bisaka kenda, kenda
  • ….
  • Ye ye ye mpangi tuzolasana
  • Beto na beto mu Zaïre, luzolo
  • Toniati mokonzi ya Rwanda eh
  • Toniati babomi ya Rwanda eh
  • Tuzolane eh eh tuzolana eh
  • Tuzolane eh eh tuzolana eh
  • Tuzolana bayaya eh tuzolana eh
  • Tuzolana bamama eh tuzolana eh
  • Beto na beto mu Zaïre, luzolo
  • ….
  • Ba zaïrois, vimbah psshh
  • Bana  Kongo, vimbah psshh
  • Bana  Kivu, vimbah psshh
  • Bana  Haut Zaïre, vimbah psshh
  • Bana  Equateur, vimbah psshh
  • Bana  Maniema, vimbah psshh
  • Bana  Katanga, vimbah psshh
  • Bana  Kasaï, vimbah psshh
  • Bana  Bandundu, vimbah psshh
  • Bana  Bas Zaïre, vimbah psshh
  • Bana  Kinshasa, vimbah psshh
  • Yo olingi coltan, yo olingi cobalt eh
  • Yo olingi diamant, ndima kofuta dollar
  • Awa olinga koyiba, ndima batia yo kraka
  • Lokol’olinga koboma, ndima bakata yo motu
  • Bakata yo motu, eh motu, motu, motu eh
  • Tokata ye motu, eh motu, motu, motu eh
  • Yo olingi coltan, yo olingi cobalt eh
  • Yo olingi diamant, ndima kofuta mpaku
  • Awa olingi koyiba, ndima batia yo kraka
  • Lokol’olinga koboma, ndima pe ya yo liwa
  • Mbano na yo liwa, eh liwa, liwa, liwa eh
  • Mbano na yo liwa, eh liwa, liwa, liwa eh
  • Sisifa, oh, mama ndoki ye wana
  • Sisifa oh, tika lokuta tika
  • Sisifa oh, ata ndele okosamba
  • Sisifa oh, ata ndele okofuta
  • Moellon
  • Moto na moto na mboka na ye
  • Akokengela mabele na ye
  • Moto na moto na mboka na ye
  • Tokoyeba nani mowuta
  • Moto na moto na libota na ye
  • Tokoyeba nani kongolais
  • Kimpa Vita ! Mama Kongo ye wana
  • Moto na moto na mvila na ye
  • Tokoyeba nani koko na ye
  • Moto na moto na mabele na ye
  • Alakisa epayi bakunda bakoko na ye 
  • Moto na moto na libota na ye
  • Tokoyeba nani moyibi
  • Tokoloba na bango batika Kongo na biso 
  • Tokoloba na bango batika Kivu na biso
  • Tokoloba na bango batika Gombe na biso
  • Voler n’est pas bon, voler n’est pas bon
  • Bilongi na biso na ya bango ekesani
  • Minoko na biso na ya bango ekesani
  • Ba kombo na biso na ya bango ekesani
  • Kinyarwanda ezali monoko ya Congo te
  • Biso tolobaka na biso lingala
  • Biso tolobaka na biso kikongo
  • Biso tolobaka na biso tshiluba
  • Biso tolobaka na biso swahili
  • Congo ekokomaka Imatutsi jamais

Post Scriptum 3 : Marche à suivre pour libérer notre pays :

SI VOUS ETES D’ACCORD AVEC CE PROJET, VOICI LES REGLES A SUIVRE POUR MENER UNE REVOLUTION NON VIOLENTE MAIS DETERMINEE :

- RECONNAITRE L’AUTORITE SUPRÊME DU POUVOIR COUTUMIER, AFFIRMER HAUT ET FORT SON ADHESION AU PROJET QUI  REHABILITE LES CHEFS COUTUMIERS ET TEMOIGNER QUAND C’EST POSSIBLE SON SOUTIEN A SON CHEF COUTUMIER,

- PROCLAMER HAUT ET FORT SA NOUVELLE IDENTITE QUI MARQUE LES RACINES PROFONDES QUI VOUS LIENT A VOS ANCETRES ET A LA NATION ZAÏRO-CONGOLAISE,

- REJETER LA TROISIEME REPUBLIQUE RDC AFDL QUI NE DOIT RESTER  QUE LA SINISTRE ET SANGLANTE PARENTHESE DE L’OCCUPATION DE NOTRE PAYS PAR LE RWANDA AVEC SES 12 MILLIONS DE MORTS ET SES 2 MILLIONS DE FEMMES VIOLEES, SANS OUBLIER TOUS LES SABOTAGES OPERES DANS TOUS LES SECTEURS DE DEVELOPPEMENT DE NOTRE PAYS,

- REJETER LE NOM DE R.D.CONGO QUI NOUS A ETE IMPOSE PAR L’AFDL RWANDAIS SANS QU’ON NOUS DEMANDE NOTRE  AVIS ET AFFIRMER HAUT ET FORT QUE NOUS SOUHAITONS RECUPERER NOTRE PRESTIGIEUX NOM DE ZAÏRE QUI NOUS ALLAIT SI BIEN, QUI ETAIT LE RESULTAT D’UNE MÛRE REFLEXION POUR ROMPRE AVEC L’ANCIEN CONGO BELGE ET QUI DONNAIT UN NOUVEAU DEPART A NOTRE PAYS (IREZ-VOUS PARLER DE LA HAUTE VOLTA AUX BURKINABES OU DU DAHOMEY AUX BENINOIS ?),

- NE PLUS OBEIR AUX ORDRES DES OCCUPANTS OU DE LEURS COLLABOS, BOYCOTER TOUT CE QUI TOUCHE A LEUR SYSTEME DONT LES MEDIAS, NE PLUS PARTICIPER AUX INSTITUTIONS DE LA RDC AFDL,

- HOMMES POLITIQUES, FINIS LES VOYAGES A WASHINGTON, LONDRES OU PARIS, METTEZ-VOUS EN RELATION AVEC VOTRE CHEF COUTUMIER ET APPORTEZ-LUI VOTRE SOUTIEN DANS CE COMBAT POUR LA LIBERATION ET LA RESTAURATION DU POUVOIR COUTUMIER, SOYEZ LES ACTEURS PRINCIPAUX DE LA VULGARISATION DE CE PROJET AUPRES DE LA POPULATION, 

- PEUPLE CONGOLAIS, TRANSMETTEZ L’INFORMATION A VOTRE ENTOURAGE, VOS VOISINS, VOS AMIS ET CONNAISSANCES EN UTILISANT TOUS LES MOYENS POSSIBLES POUR QUE LE MAXIMUM DE CONGOLAIS SOIENT INFORMES, ET SI L’ON VOUS COUPE L’INTERNET OU LE TELEPHONE, CE SERA LA PREUVE QU’ILS SONT TOUCHES PAR LA PEUR ET CELA DEVRA VOUS POUSSER A REDOUBLER D’ARDEUR POUR ATTEINDRE L’OBJECTIF DE LA LIBERATION,

- EN SUIVANT CES RECOMMANDATIONS ET EN AFFIRMANT HAUT ET FORT NOTRE ADHESION A CE PROJET, NOUS RENDONS LA TROISIEME REPUBLIQUE AFDL CADUQUE, NOUS MARGINALISONS LES OCCUPANTS ET NOUS VIDONS DE SA SUBSTANCE LEUR POUVOIR ILLEGITIME. EN FAISANT NOTRE MUE, ILS RESTERONT ACCROCHES A UNE COQUILLE VIDE AVEC UN POUVOIR SANS OBJET ET N’AURONT D’AUTRE CHOIX QUE DE QUITTER TRANQUILLEMENT NOTRE PAYS OU DE S’ENTÊTER ET PRENDRE LE RISQUE DE SE FAIRE ENGLOUTIR PAR NOTRE MAJESTUEUX FLEUVE ZAÏRE OU ILS IRONT REJOINDRE LES NOMBREUSES VICTIMES CONGOLAISES QU’ILS ONT ENVOYEES DANS SES PROFONDEURS. MAIS ATTENTION, LA BÊTE PRISE AU PIEGE VA VOULOIR FAIRE UN BAROUD D’HONNEUR, UN DERNIER CARNAGE QU’ELLE A DEJA PREMEDITE ET PLANIFIE AVEC TOUTES SES TROUPES AMASSEES SUR NOTRE TERRITOIRE, IL FAUDRA DONC ÊTRE RUSE, NE PAS ALLER A L’AFFRONTEMENT, ELLE N’ATTEND QUE CELA POUR VOUS MASSACRER, IL FAUDRA PRATIQUER L’ART DE L’ESQUIVE ET DU HARCELEMENT COMME DEVANT LE TAUREAU DANS UNE ARENE POUR EPUISER LA BÊTE ET LUI PORTER L’ESTOCADE FINALE QUI MARQUERA NOTRE VICTOIRE. VOTRE PAROLE, VOS SLOGANS, VOS CHANTS SERONT VOS SEULES ARMES, VOUS DEVEZ LES PORTER HAUT ET FORT ET A L’UNISSON.

- DANS UN PREMIER TEMPS, VOUS DEVREZ EVITER LES MANIFESTATIONS DE RUE, PRETEXTE AUX MASSACRES, MANIFESTEZ DANS VOS PARCELLES PAR DES ACTIONS CONCERTEES ET SYNCHRONISEES (FAIRE DU TINTAMARRE, CRIER DES SLOGANS, CHANTER EN CHŒUR OU SE BRANCHER TOUS SUR UNE RADIO PATRIOTIQUE DIFFUSANT DES CHANTS DE COMBAT, ETC …) OU TOUT SIMPLEMENT SPONTANEES LANCEES PAR UN INDIVIDU ET REPRISES PAR TOUS. LES OCCUPANTS N’AURONT PAS ASSEZ DE SBIRES A ENVOYER DANS TOUTES LES MAISONS POUR VOUS REPRIMER ET SI PAR MALHEUR CERTAINS D’ENTRE EUX SE HASARDENT A VENIR VOUS RENDRE VISITE, SACHEZ LES ACCEUILLIR COMME IL SE DOIT, JE NE VAIS PAS VOUS DONNER LES RECETTES ICI, JE VOUS FAIS CONFIANCE, SOYEZ IMAGINATIFS, PENSEZ SEULEMENT A LA FABLE DE LA FONTAINE "LE LION ET LE MOUCHERON". LORSQUE LA BËTE SERA EPUISEE, VOUS POURREZ ENFIN SORTIR MANIFESTER DANS LA RUE.

ET QUAND NOTRE PAYS SERA ENFIN LIBERE, NOUS POURRONS ALORS CHANTER TOUS ENSEMBLE : « OH ZAÏRE, MBOKA NGAYI NABOTAMI, OH ZAÏRE, MBOKA NGAYI NAKOLI, TOYOKA YO ELENGI, BATONDISELA YO BOMENGO».


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