RDC, vivre libre ou mourir : Un nouvel état d’esprit, une nouvelle devise nationale

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image Zephyrin Zabo

La mauvaise foi de monsieur Kabila, de ne pas organiser les élections mais de plutôt continuer à plonger le pays dans la léthargie et dans le chaos, est plus que manifeste. Quand un président d’une République qui a lamentablement échoué sur tous les plans viole si sciemment et répétitivement la Constitution, menace si expressément (dans ses adresses à la Nation) la paix, la sécurité et la stabilité de son pays pour répétitivement faire peur au peuple en conditionnant la paix dans le pays à son maintien au pouvoir ou au prolongement de son mandat comme président de la République en violation caractérisée de la Constitution, que doit faire le peuple?

L’Article 64 de la Constitution fournit la réponse au peuple. La liberté n’a pas de prix. La liberté s’arrache. Peuple congolais, il est temps de passer à l’action. Le peuple congolais doit passer à la vitesse supérieure.

À cet effet, un nouvel état d’esprit s’impose dès à présent. Une nouvelle devise nationale s’impose à la République : « VIVRE LIBRE OU MOURIR ». Une nouvelle devise nationale, un nouvel état d’esprit, un slogan, qui a fait ses preuves ailleurs. Pensez à la Révolution française plus particulièrement, dont il origine. Un slogan qui a été notamment repris lors d’autres révolutions subséquentes, notamment celle des États-Unis où ledit slogan a même été retenu par la suite comme devise utilisée jusqu’à ce jour dans l’État de New Hampshire. Faisons-en aussi nôtre chers compatriotes!

Cette devise nationale s’impose en RDC compte tenu de l’histoire révoltante du peuple congolais martyrisé et brutalisé depuis la période coloniale à ce jour, en passant successivement par : i) trente deux ans de dictature militaire du 24 novembre 1965; ii) par les faux espoirs de libération suscités sur fond de mensonge outrancier par la révolution du 17 mai 1997 du ‘‘Conglomérat d’aventuriers’’ de l’AFDL'' du dictateur Laurent Désiré Kabila et ses forces armées alliées d’occupation qu’elle a léguées au pays jusqu’à ce jour; iii) par le tout dernier dictateur encore en place et qui dévoile chaque jour qui passe son véritable visage ainsi que ses intentions machiavéliques de s’éterniser au pouvoir ou de carrément brûler le pays et tuer tout le monde dans le cas contraire.

Le peuple doit sans équivoque dire, intérioriser et s’approprier ceci : i) NON à la résurgence de la dictature en RDC; ii) Jamais plus jamais de dictateur en RDC; ii) La liberté n’a pas de prix; iv) Vivre libre ou mourir.

Le peuple congolais doit à cet effet adopter « VIVRE LIBRE OU MOURIR » comme devise nationale et comme état d’esprit. C’est le meilleur moyen pour prendre son destin en mains. Dans les jours à venir, j’en préciserai les contours et j’éduquerai notre peuple à s’approprier ce nouvel état d’esprit, cette nouvelle devise, par différents moyens, y incluant audio-visuels.

«Paix, Justice, Travail» sous la IIème République ou «Justice, Paix, Travail» dans la présente IIIème République, ne nous a pas servi à grand-chose comme devise nationale. Une devise dont aucune des composantes n’est d’ailleurs atteinte ni même sincèrement poursuivie par le pouvoir en place. Les objectifs sont pourtant nobles. Mais la question demeure posée. La paix, la justice, le travail, existent-ils en RDC? Avez-vous la paix, la justice et/ou le travail peuple congolais? Avez-vous le sentiment que la justice, la paix et le travail sont des objectifs poursuivis par le régime en place?

Avec une justice politisée, tribalisée, corrompue, inféodée, instrumentalisée, avec des taux de chômage de plus de 80% de nos populations actives et aucune politique visionnaire en matière d’emplois ni en matière de développement économique et humain, et avec l’absence totale de paix, de sécurité et de stabilité dans nos foyers, dans nos rues, dans nos quartiers, dans nos communes, dans nos villes, dans nos provinces et dans notre pays, devons-nous continuer à rêver?

Il est temps que notre tout dernier président dictateur et son régime d’irresponsables et d’incompétents, dont la mauvaise foi dans la gestion chaotique du pays est manifeste et qui avouent même manquer deux millions de dollars pour organiser les élections provinciales, s’en aillent et cèdent la place au nom de l’alternance démocratique prévue par la Constitution.

Le peuple doit-il apprendre à un président de la République et ses gouvernants que « gouverner c’est prévoir »? Comment un Président de la République et son gouvernement peuvent-ils prétendre gouverner un pays ou prétendre disposer de compétences requises lorsqu'ils ignorent le sens même le plus élémentaire du mot « gouverner », ses contours ainsi que les responsabilités et obligations qui en découlent? La sanction au manquement à ses responsabilités en la matière est la démission, et non pas le recours à des subterfuges telle que la convocation d'un dialogue national, par ailleurs sans objet, pour tripatouiller et contourner la Constitution.

Peuple congolais, la liberté n'a pas de prix! Elle s'arrache! Tous derrière la CENCO, la Dynamique de l’Opposition, le G7. L’article 64 de la Constitution est actionné. Peuple congolais lève-toi et marche! Peuple telema! Jamais plus jamais de dictateur en RDC! Déboulonnons le tout dernier dictateur! La liberté n’a pas de prix!

RDC : Vivre libre ou mourir.

Zéphyrin Zabo,

LL.L.; LL.M.; M.A; Doctorant en droit

T: @MisterZabo

Facebook : Zeph Zabo

E: zeph.zabo@hotmail.com


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