Opposition : Misez sur la conjonction des étudiants et des jeunes des banlieues pour chasser « KABILA »

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image Opposition - Les opposants de "Joseph Kabila"

Dans cette période d'une exceptionnelle gravité où la nation congolaise risque de vivre des turbulences politiques à cause de l'hystérie d'un seul homme voulant s'accrocher mordicus au pouvoir comme un chien qui tient à son os, il nous revient de renforcer des réponses face à la tempête qui se dessine, et comme les inquiétudes sont plus profondes qu'elles ne l'ont jamais été, notre détermination de préparer des relais au sein des certaines forces vives de la nation ne doit souffrir d'aucune faille et surtout ne pas fermer les yeux en se résignant à "  Agir ". Aujourd'hui Kabila et sa famille politique s'amusent au bord de la falaise. Ils sont devenus  plus amnésiques et ne  font pas la bonne lecture de l'histoire politique africaine en général et congolaise en particulier . Il y a certes une singularité congolaise , le poids des jeunes étudiants dans la mobilisation populaire en faveur de la démocratie a souvent été considérable. Et c'est pour cette raison nous allons démontrer que  la radicalisation des étudiants  et des jeunes laissés -pour- compte de la société doit servir à l'opposition l'outil de finir  le travail et d'ailleurs la réalité fait que ces forces vives en s'organisant pour des manifestations importantes constituent des forces de résistance à toute forme d'usurpation du pouvoir et lorsqu'elles se liguent pour un même objectif, rien ne leur résiste.

Quelles que soient les différences qui peuvent subsister entre les Instituts supérieurs ou Universités de la Rdc dans les formes que les manifestations prennent, les problèmes de fond mis en évidence par les étudiants congolais  lors  des manifestations sont similaires: l'augmentation des frais académiques, l'insalubrité des résidences universitaires, les coupures d'eau et d'électricité récurrentes . Et quand le gouvernement fait durer cet handicap, à cette incurie du pouvoir  d'améliorer les conditions de vie des étudiants, viennent se greffer d'autres revendications  à la principale préoccupation des étudiants qui est l'amélioration de leur sort. Aujourd'hui, tous les ingrédients sont réunis pourque les manifestations des étudiants virent aux motifs politiques comme il en est été ainsi dans les annales de l'histoire universitaire congolaise. Depuis plus de trois décennies, les étudiants congolais se sont impliqués dans la vie de leur cité et ont pris conscience  d'appartenir à  une nation . Absolument abondant , le flux des médiaux sociaux vient   aujourd'hui apparaître comme le catalyseur de l'action  révolutionnaire des étudiants  puisque les réseaux sociaux deviennent à  fortiori le lieu  de mobilisation pour les revendications des étudiants.

Pour  l'opposition, il est   clair que les étudiants congolais constituent l'arme  dévastatrice pour faire tomber Kabila. Par l'apport de l'internet ou d'autres formes de réseaux sociaux, à  mesure que les objectifs vont se radicaliser et qu'aux manifestations de rues ,les masses populaires, les élèves ,les chômeurs viendront  s'associer, les  étudiants et les jeunes des banlieues  contribueront activement à  la chute  de Kabila .En semant les germes de contestation populaire par les fractures sociales dues à la mauvaise redistribution des richesses nationales, le président congolais se retrouve dans une nasse. Même  si  le gouvernement à travers son chantre  de porte-parole et son ministre de l'Enseignement supérieur s'est  défaussé   dernièrement  sur les étudiants de l'Institut national du bâtiment et travaux publics et ceux de l' Institut supérieur d'architecture et d'urbanisme les traîtant des fauteurs de troubles manipulés par l'opposition lors des récentes manifestations  , les étudiants de nos universités et instituts supérieurs doivent être perçus comme une avant-garde  de la démocratie , ils peuvent bel et bien servir des relais  et influencer davantage leurs familles , leurs collectivités en décrivant leurs conditions de vie à  l'université afin que ce lien s'inscrive  explicitement dans la volonté populaire de changement. 

Quant  aux jeunes des quartiers populaires, ils  contribuent à la transmission  d'une mémoire  des  luttes. Face  aux échecs des politiques du développement  durable, les jeunes des banlieues sont désenchantés à  l'égard  du pouvoir en place . Et   comme le côté vide  du régime de Kabila est tellement si fort   à  telle  enseigne   que les bases d'une économie saine n'ont pas  été construites, les jeunes  des quartiers populaires sont  les premières victimes de la  mafia  économique érigée  en système politico-économique . Si  médiatisés  que soient  les " fameux "  taux de croissance , ces derniers n'ont malheureusement pas entraîné de résultats positifs quant    à l'amélioration   des conditions de vie des  populations des quartiers populaire.Ainsi   donc la tâche pour l'opposition s'avère  plus aisée que la déception  générée   par  des  résultats négatifs peut devenir un électrochoc  à la détermination d'en découdre  avec Kabila  , un  président qui a échoué  malgré les moyens que détient la Rdc  à  répondre aux demandes sociales  et   à construire   un Etat fort.

Il y a plus intérêt  pour l'opposition de miser davantage sur les  étudiants congolais  et  les jeunes des quartiers populaires qui sont capables de s'organiser pour monter des manifestations importantes Les manifestations de rues sont une arme  fréquemment employée  et quand les masses populaires ,les élèves, les parents s'associent, le bulldozer est  lancé   et  tout est permis    pour l'alternance  politique de manière forte. Pour renforcer la réponse face aux différents  stratagèmes  que Kabila    veut utiliser pour se maintenir  autant que possible au pouvoir,nous devons créer des relais auprès  de la jeunesse. Quand les bouffons dirigent le pays, ce ne sont que des sycophantes qui  leur font allégeance et les ministres ne sont que des vrais baltringues. Les congolais ne doivent pas laisser à un  grimacier qui  amuse les citoyens et la communauté internationale pour organiser un énième dialogue , car l'expérience montre que Kabila   n'a jamais respecté  les résolutions prises  lors des  précédents dialogues,  la solution est celle pour que l'opposition offre aux  étudiants, aux jeunes des quartiers populaires certains outils de relais pour  l'efficacité des  mobilisations   afin de  relever le défi de chasser Kabila du pouvoir.

[professeur Florent Kaniki]


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