RDC : « KABILA », l'homme qui agit lorsqu’on ne l’attend pas

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image Joseph KABILA - President sortan de RDC

Les média ont annoncé de manière quasi certaine la date du 15 novembre 2015. Aujourd’hui nous sommes le 17 novembre. Jusqu’à cette heure aucune nouvelle n’est venue de la présidence de la République. Mais d’où est venue la rumeur selon laquelle le dialogue national allait débuter le 15 novembre ? Kabila a montré à plusieurs reprises depuis qu’il a pris les rênes de la RDC qu’il agit lorsqu’on  ne l’attend pas.

La tension est montée d’un cran dans le microcosme politique rd congolais et même au sein de l’opinion populaire depuis l’annonce par le président de la République, de la convocation imminente du dialogue national. Du coup, les rumeurs de tous genres ont commencé à circuler jusqu’à toucher même les tabloïds les plus crédibles de la capitale.

Des informations ont circulé sur la date du début du forum qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis plusieurs mois. Les média ont annoncé de manière quasi certaine la date du 15 novembre 2015. Aujourd’hui nous sommes le 17 novembre. Jusqu’à cette heure aucune nouvelle n’est venue de la présidence de la République. Mais d’où est venue la rumeur selon laquelle le dialogue national allait débuter le 15 novembre ?

Kabila a montré à plusieurs reprises depuis qu’il a pris les rênes de la RDC qu’il agit lorsqu’on  ne l’attend pas. Le dernier remaniement ministériel est venu confirmer ce que l’on dit de lui. Alors que la météo politique annonçait la chaleur, Kabila a démenti ses prévisions.

Autre annonce qui a échoué est celle de la désignation du médiateur international sur lequel la Mouvance présidentielle  (MP) et l’Udps se seraient mises d’accord. Des informations les plus plausibles ont fait croire aux média que le choix de deux parties était tombé sur Saïd Djinnit, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU dans les Grands Lacs.

S’agissant du lieu des assises, l’on nous a fait croire que la cité côtière de Muanda au Kongo Central a été retenue pour ce faire, tandis que les points retenus à l’ordre du jour concernent exclusivement le processus électoral. On parlerait de la sécurisation du processus électoral, du calendrier électoral, de l’enrôlement des nouveaux majeurs, et que sais-je encore.

Pourquoi 100 personnes ?

Une autre information qui a circulé avec persistance est celle faisant état du nombre des participants arrêté à 100. Faut- il un nombre aussi élevé des personnes pour débattre des matières aussi claires ? Tel que nous connaissons les acteurs politiques de ce pays depuis la mémorable Conférence nationale souveraine (CNS), la plus longue d’Afrique, nous parions qu’avec un si grand nombre de  » dialogueurs  » il est impossible d’évacuer tous ces points en dix jours de travail.

Pour mieux faire, si les uns et les autres sont réellement animés de bonne foi, les trois composantes à savoir, la Majorité présidentielle, l’Opposition et la Société civile peuvent s’entendre pour déléguer chacune dix personnes. Au maximum, nous aurions 50 personnes pour défendre l’opinion de chaque partie.Ainsi, animés de patriotisme et suspendus au respect des délais constitutionnels comme ils aiment bien claironner sur tous les toits, les participants feraient très bien l’affaire dans l’espace d’une semaine.

Outre la date, le nom du médiateur, le lieu et le nombre des participants, la rumeur la plus récente fait croire qu’au terme du dialogue il y aura dissolution de l’actuel parlement. Il y a là de quoi mettre dans tous ses états la très sérieuse et frondeuse église catholique qui, dans sa dernière déclaration datée du 12 novembre  dit :  » …ni dans son déroulement, ni dans ses conclusions, recommandations, le dialogue ne peut énerver directement ou indirectement la lettre et l’esprit de la Constitution de la République, ni ignorer les institutions républicaines prévues par elle….Cela implique notamment qu’aucune institution extraordinaire ne soit créée ; les délais constitutionnels concernant l’organisation des scrutins soient respectés.

Pourquoi toutes ces manipulations de l’opinion alors qu’il n’en est rien dans tout cela ? Le dindon de la farce dans ce dangereux jeu c’est la presse qui, dans sa mission d’informer la population, est souvent induite en erreur par des personnes de mauvaise foi.

En vue de mettre fin une fois pour toutes à toutes ces rumeurs, le chef de l’Etat est invité à fixer l’opinion tant nationale qu’internationale sur le dialogue national. Sa déclaration sur ce forum va fixer ses concitoyens qui ne vont plus se fier à n’importe quel prophète (de malheur).

[RombautOt]


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