G7 : Le rapporteur du Sénat congolais démissionne

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image Modeste MUTINGA

Le rapporteur du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC), Modeste Mutinga, a déposé le vendredi 18 septembre 2015 sa démission  au bureau de la Chambre haute du Parlement. L’annonce de cette démission a été faite par son cabinet quelques heures avant la plénière du jour au Sénat.

Cette décision est la suite logique de la révocation du Conseiller spécial Pierre Lumbi, président du Mouvement social pour le renouveau (MSR), parti de Modeste Mutinga.

Fort de ses convictions sur le respect de la Constitution qui limite à deux, le mandat d’un chef de l’Etat en République démocratique du Congo, le sénateur Modeste Mutinga s’inscrit donc sur la liste de cette nouvelle réalité introduite dans les mœurs politiques congolaises : la démission en cas de divergence sur les options fondamentales de la conduite des affaires de l’Etat.

« Si nous demandons au chef de l’Etat de respecter les deux mandats constitutionnels, pourquoi, moi, je m’accrocherai alors que j’ai accompli pratiquement deux mandats comme rapporteur du Sénat ? », a-t-il déclaré, à l’issue de la rencontre jeudi 17 septembre avec le secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku. Ce dernier avait signifié à chacun des personnes concernées de faire le choix entre le désaveu de leurs leaders respectifs pour garder le poste ou la démission.

Pour rappel, Modeste Mutinga Mutuishayi  a été élu rapporteur du Sénat lors de l’élection des membres du bureau du Sénat en mai 2007.

Le groupe de frondeurs des sept partis politiques de la Majorité présidentielle (MP) surnommé « G7 » est dorénavant une plate-forme politique dont le fonctionnement sera établi et rendu public prochainement. L'un des membres de ce groupe, Charles Mwando Simba, l'a annoncé jeudi 17 septembre, lors d'un point de presse organisé à Kinshasa.

Charles Mwando a précisé que G7 est déterminé à continuer à défendre les valeurs fondamentales, notamment le respect de la constitution.

À son tour Olivier Kamitatu a plutôt appelé les membres de leurs différents partis de tirer les conséquences de cette prise de position.

« Ils doivent le faire en âme et conscience», a insisté Kamitatu.

[avec lePotentiel]

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