Honte à la MP de « KABILA » : Des inconnues à la CNDH

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image Aubin MINAKU - president de l'assemblee Nationale de RDC

Immédiatement après la présentation de la liste des membres la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), soumise à l’entérinement de la plénière de l’Assemblée nationale, des voix se sont levées dans la salle pour contester la composition ainsi rendue publique par le bureau de cette institution. Des députés nationaux aussi bien de l’opposition comme de la majorité ont remis en cause la liste présentée, estimant que cette désignation des membres de la CNDH n’a pas tenu compte de l’indépendance de la Société civile. Certains députés se sont dit désagréablement surpris de ne pas retrouver sur la liste le nom de Me Mwila en lieu et place de M. Fernandez Muhola pour le compte des Ong des droits de l’homme. Pour Henry Thomas Lokondo, l’Assemblée nationale ne devrait pas entériner des personnes inconnues, demandant à ce qu’au préalable il soit procédé ne fut ce qu’à la lecture de leurs CV. Chose qu’il n’a pu obtenir.

C’est la fin de l’épilogue et du suspens au sujet de la composition de la toute nouvelle Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) attendue pendant des mois. 

La liste des nouveaux membres qui doivent présider aux destinées de cette nouvelle institution d’appui à la démocratie, prévue dans la constitution du 18 février 2006 a finalement été rendue publique au cours de la séance plénière de l’Assemblée nationale d’hier mercredi 1er avril, consacrée à son entérinement par les députés nationaux.

 Ceci, après que le président de la chambre basse Aubin Minaku ait expliqué à la plénière le difficile et long processus de désignation des membres de cette commission sous l’arbitrage de l’Assemblée nationale, suite à l’incapacité des différentes composantes de la société civile de s’accorder sur la question.

Ils sont au total, neuf membres dont quatre femmes, issus de huit composantes de la Société civile et originaires des neuf provinces de la République démocratique du Congo.

Il s’agit de : M. Fernandez Muhola, originaire du Sud Kivu, issu des Ong des droits de l’homme, Docteur Chantal Nenvunzu de la Province Orientale, issu des Ordres professionnels ;M.Ebusa Endole de l’Equateur, issu des syndicats ; professeur Omba du Kasaï Occidental, issu des universités, M.Hamuri du Maniema, issu des confessions religieuses ; M. Mwamba Mushikonkwe Mwamus du Katanga, issu des confessions religieuses ; Madame Astride Bilonda Makengo du Kasai oriental, issu des Ong spécifiques de la femme ; Mme Belinda Luntadila du Bas Congo, issue des Personnes vivant avec handicap ainsi que du Dr Olivier Walawala du Bandundu, représentant les personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Des voix contre

Immédiatement après la présentation de cette liste soumise à l’entérinement de la plénière de l’Assemblée nationale, des voix se sont levées dans la salle pour contester la composition ainsi rendue publique par le bureau de cette institution.

Des députés nationaux aussi bien de l’opposition comme de la majorité ont remis en cause la liste présentée, estimant que cette désignation des membres de la CNDH n’a pas tenu compte de l’indépendance de la Société civile.

Certains députés se sont dit désagréablement surpris de ne pas retrouver sur la liste le nom de Me Mwila en lieu et place de M. Fernandez Muhola pour le compte des Ong des droits de l’homme.

Pour Henry Thomas Lokondo, l’Assemblée nationale ne devrait pas entériner des personnes inconnues, demandant à ce qu’au préalable il soit procédé ne fut ce qu’à la lecture de leurs CV.

 Chose qu’il n’a pu obtenir.

De son côté, l’élu de la ville de Goma dans la province du Nord Kivu, l’honorable Konde Vila Kikanda a qualifié la composition de la CNDH d’insulte à l’endroit de cette province compte tenu de l’absence de ses représentants sur la liste.

Il ne s’explique pas le fait que Kinshasa soit largement représenté au sein de la CNDH au détriment sa province.

Le Nord Kivu, a indiqué Konde Vila Kikanda, est non seulement la seule province de la RDC où se trouve une grande partie de la société civile du pays, mais aussi la province qui a subi beaucoup d’injustices notamment en terme de viol des femmes.

En réponse à ces préoccupations des députés nationaux, le président de l’Assemblée nationale a rejeté les accusations d’interférence à la désignation des membres de la nouvelle institution d’appui à la démocratie.

Pour Aubin Minaku, le bureau de l’Assemblée nationale n’a fait qu’assurer ce qu’il a appelé  » un petit arbitrage  » qui, selon lui, n’a pas remis en cause l’indépendance de la société civile.

Concernant la préoccupation de l’honorable Konde Vila Kikanda, il a tenté de le rassurer en promettant de combler  cette lacune au niveau du poste de secrétariat exécutif de la CNDH qui, a-t-il dit, va revenir aux provinces non représentées.

Signalons par ailleurs en dehors de la salle des congrès du Palais du peuple où se sont dégagées les premières contestations contre la composition de la CNDH, il faut s’attendre à des réactions, cette fois de plusieurs structures de la société civile qui ne manqueront pas d’exprimer leur désapprobation après la publication de la liste.

S’agissant de l’installation du nouveau bureau de cette institution, elle interviendra au cours des prochaines séances plénières de la chambre basse, a promis son président Aubin Minaku qui n’a avancé aucune date.

[Freddy Longangu]


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