Le Parlement de RDC s’engage dans la lutte contre la corruption

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image Aubin MINAKU et Leon KENGO

Les  Présidents de deux chambres du Parlement, Léon Kengo wa Dondo du Sénat et Aubin Minaku de l’Assemblée nationale vont apporter leur appui aux initiatives de la lutte contre la corruption qui seront menées en République démocratique du Congo par le Réseau des Parlementaires Africains Contre la corruption. 

Une structure créée à Kampala, en Ouganda, en 1999 et qui milite pour l’éradication de la corruption sur le continent africain.

En effet, après 15 ans d’existence dans certains pays d’Afrique, le chapitre RDC de cette structure est enfin opérationnel. Il a été porté sur les fronts baptissimaux vendredi dernier au Palais du peuple en présence de deux personnalités citées ci-haut.

Mais c’est le Président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku qui a eu l’insigne honneur de procéder au lancement officiel des activités dudit réseau en RDC, autrement appelé APNAC-RDC (African Parlementarian Against Corruption).

Dans son mot de circonstance, Aubin Mnaku a prodigué quelques conseils aux membres de cette structure à qui il a demandé entre autres de cibler les principaux axes de lutte contre la corruption et de savoir conjuguer leurs efforts avec les autres acteurs nationaux et internationaux.

Le président de l’Assemblée nationale a terminé son allocution en prenant l’engagement de soutenir l’APNAC-RDC dans son combat contre la corruption.

Bien avant cette allocution, le président de l’APNAC-RDC, le député Jean-Pierre Pasi Zapamba Buka, dans son mot de circonstance, est revenu sur l’historique de cette structure ainsi que ses objectifs, sans oublier de définir la corruption et de déplorer ses effets dévastateurs qui impactent négativement sur le développement des Etats africains.

S’attardant sur le cas de la République démocratique du Congo où la corruption se décline sous plusieurs appellations (Madesu ya bana, Mbote ya likasu, Kata makolo…), l’honorable Pasi Zapamba s’est basé sur une interpellation du président Joseph Kabila faite à l’époque aux quatre vice-présidents de la République du Gouvernement 1+4 à travers laquelle il avait fustigé l’indifférence de hauts dirigeants du pays face aux méfaits de la pratique de la  corruption et de la concussion  » Ceci constitue une preuve éloquente de l’existence et de la pratique de la corruption en RDC surtout dans les milieux de ceux auprès de qui (c’est-à-dire politiciens, agents publics de l’Etat, Fonctionnaires), la population attend qu’ils respectent, de manière beaucoup plus rigoureuse que d’autres groupes professionnels, les standards éthiques en matière d’honnêteté et agissent pour l’intérêt commun  » a indiqué le président de l’APNAC-RDC qui a, par la suite, énuméré quelques faits de la corruption qui contribuent d’un côté, à l’enrichissement illicite de certains gestionnaires et de l’autre, à la misère de la population.

Parmi les faits fustigés, Jean-Pierre Pasi Zapamba a épinglé notamment : des objectifs et rubriques obscurs lors de l’élaboration du budget de l’Etat ; la mauvaise affectation du peu de ressources collectées sans tenir compte des besoins réels de la population ; le non respect des procédures dans la chaîne de dépenses favorisent les détournements ; la non observance des lois dans la passation des marchés ; l’insuffisance des contrôles et l’impunité manifeste ; la pratique honteuse des opérations retour et le clientélisme.

S’agissant du bilan de la lutte contre la corruption menée depuis que la RDC a adhéré à certains instruments juridiques internationaux en cette matière, le président de l’APNAC-RDC a qualifié ce bilan de mitigé  » Car, le contraste entre d’un côté, les richesses naturelles innombrables, du sol et du sous-sol de la RDC, et de l’autre, le niveau de pauvreté criante dénote une véritable problématique de la gouvernance qui, dans une large mesure, reste minée par la corruption et tous les faits assimilés.

C’est dans ce contexte que mu par le sentiment d’apporter sa contribution aux efforts sa contribution aux efforts de lutte en cours, et dans la recherche des valeurs fondamentales, de l’honnêteté, du sens de responsabilité, de la transparence, l’équilibre de la justice pour tous, bref, dans la recherche d’un Etat de droit, que les élus du peuple de la RDC ont créé le chapitre APNAC-RDC depuis le 9 décembre 2013, lequel s’inscrit dans la logique de prévention et de lutte contre la corruption.

L’APNAC vient donc s’ajouter aux côtés des artisans de la transparence pour combattre les antivaleurs, la mauvaise gestion de la chose publique par la remise en état d’une nouvelle société.

L’APNAC vient donc arriver pour parler de ce fléau et de ses conséquences dans le salon.

Il va s’adresser plus aux décideurs.

Son objectif général consiste à renforcer le système de responsabilité, de transparence et à augmenter l’implication du public au processus de la gouvernance participative » a expliqué Pasi Zapamba.

[Freddy Longangu]


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