RDC : Le poste du Porte-parole de l'Opposition réservé à «Joseph KABILA»

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image Aubin MINAKU - Le président de la Chambre basse du Parlement congolais et Secrétaire général de la Majorité Présidentielle (MP)

En démocratie, l’Opposition a rôle à jouer. Face à tout pouvoir établi, c’est cette opposition dont les critiques devaient, en principe, corriger les dirigeants. Le Président de l’Assemblée Nationale l’a reconnu, c’est la raison pour laquelle il a, du reste, invité l’Opposition à se prendre au sérieux, en se désignant son Porte-parole. Selon Eugène Diomi Ndongala, un des fidèles alliés de Etienne Tshisekedi, ce poste devrait être logiquement réservé à la famille politique du Chef de l’Etat. Car, d’après plusieurs rapports des missions d’observations tant nationales et qu’internationales, la Majorité Présidentielle avait perdu les élections du 28 novembre tant au niveau de la présidentielle que des législatives nationales.

En démocratie, l’Opposition a rôle à jouer. Face à tout pouvoir établi, c’est cette opposition dont les critiques devaient, en principe, corriger les dirigeants. Aubin Minaku l’a reconnu, le vendredi dernier, au Palais du Peuple, à Lingwala. C’est la raison pour laquelle il a, du reste, invité l’Opposition à se prendre au sérieux, en se désignant son Porte-parole.

Le Président de l’Assemblée Nationale qui, au fait, clôturait la session de mars, a également convoqué la session extraordinaire, en indiquant qu’elle sera articulée essentiellement sur l’examen du Budget 2012. Il a salué, en outre, les prouesses réalisées à la suite du travail abattu par les élus du peuple, pour cette première session ordinaire de la deuxième législature de la troisième République. 

C’était en présence du Premier Ministre et de quelques membres du Gouvernement, du Deuxième Vice-Président du Sénat, des Ambassadeurs et Chefs des missions diplomatiques, des chefs des confessions religieuses et forces vives de la Nation. C’était donc une occasion, pour Aubin Minaku, Président de la chambre basse du Parlement de brosser en quelques lignes ce que l’Assemblée Nationale a fait comme travail, depuis le mois de mars dernier.

« L’Assemblée Nationale a voté depuis le mois de mars, deux lois, et ces lois-là, ont été votées aujourd’hui même. Hormis les votes de ces deux lois, la Chambre Basse, par l’entremise des questions écrites et orales avec ou sans débat des Honorables Députés, a procédé au contrôle parlementaire du gouvernement, des entreprises publiques, a-t-il fait savoir. Situation sécuritaire à l’Est Aubin Minaku a reconnu que l’Assemblée Nationale s’est vivement concentrée sur la situation sécuritaire à l’Est. « C’est l’occasion pour moi de féliciter nos vaillants Héros des forces armées de la République pour les opérations qu’ils sont en train de mener dans le Nord et Sud-Kivu », a-t-il déclaré. 

A en croire les dires de ce dernier, sous les applaudissements de l’opposition, la situation sécuritaire reste encore inquiétante dans le Nord-Kivu. « Nous devons aider l’opposition à devenir responsable… » Au sujet relatif à la désignation du Porte-parole de l’Opposition, le Président de l’Assemblée Nationale a également parlé de la loi sur l’Opposition qui a été instituée depuis la première législative en 2007. Se référant à cette affaire, l’homme a stigmatisé l’incapacité de l’opposition à se trouver un Porte-parole. « Nous devons, sans nul doute, aider l’opposition à bien vouloir prendre ses responsabilités en mains, pour se trouver un porte-parole dans les jours à venir », a-t-il soutenu.

Débat sur le porte-parole de l’Opposition : Diomi renvoie la balle à la MP

La désignation du porte-parole de l’Opposition politique en République Démocratique du Congo n’arrête pas de soulever des vagues. La dernière réaction en date est celle du président de la Démocratie Chrétienne, Eugène Diomi  Ndongala, un des fidèles alliés du président national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social).

Au cours d’un point de presse qu’il a animé hier mardi 12 juin 2012 à l’hôtel Cana, dans le périmètre de l’immeuble Royal, dans la commune de la Gombe,  il a fait savoir que leur plate- forme, la « Majorité Présidentielle Populaire » considère Tshisekedi comme le président élu et légitime de la République Démocratique du Congo. Par conséquent, elle n’est pas intéressée par les querelles actuelles portant sur le choix du porte-parole de l’Opposition.

Selon lui, ce poste devrait être logiquement réservé à la famille politique du Chef de l’Etat. Car, d’après plusieurs rapports des missions d’observations tant nationales et qu’internationales, la Majorité Présidentielle avait perdu les élections du 28 novembre tant au niveau de la présidentielle que des législatives nationales.

Il a appelé ses pairs de l’opposition à se concentrer sur les voies et moyens  de permettre au président Tshisekedi d’avoir l’effectivité du pouvoir en tant que président élu de la République au lieu de selaisser distraire par cette comédie de mauvais  goût  mise en place par les acteurs du hold up électoral qui dirigent le pays par défi, contre la volonté de la majorité de nos concitoyens.

Parlant du Sommet de la Francophonie, prévu au mois d’octobre à Kinshasa, Diomi a réclamé sa délocalisation, étant donné que la RDC connait une crise de légitimité au sommet de l’Etat.

S’agissant de la situation qui prévaut à l’Est de la RDC, il a fustigé  la déstabilisation de la République Démocratique du Congo par le Rwanda, en complicité avec la communauté internationale.

Tout en déplorant la faiblesse et la passivité du pouvoir en place face au Rwanda, qui recrute les mutins pour le compte du CNDP, en vue de réaliser son plan d’annexion de la partie Est de la RDC, Diomi a exhorté les patriotes congolais à se mobiliser pour faire échec au plan de la balkanisation du Congo soutenu par Haute Finance Internationale.

L’ancien ministre des Mines sous le régime 1+4 a par ailleurs condamné la mise en circulation imminente des coupures de franc congolais  à valeur faciale élevée (1000, 5000,10.000 et 20.000  Fc) par  le gouvernement Matata. Ce lancement de nouvelles coupuresramène le pays progressivement à l’époque des « Dona Beja » (billets de 5 millions de Zaïres) et des Mikumbusu » (billets de 1 million de Zaïres), a-t-il  souligné.

[avec Eric WEMBA et La Pros.]


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