RDC : Vital KAMERHE porte-parole de l’opposition à l’Assemblée nationale ?

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image Vital KAMERHE - Président national du parti l'UNC.

L’UNC ne cache pas son ambition de voir son chef Vital Kamerhe être désigné porte-parole de l’opposition politique, cependant que le MLC semble dubitatif. De son côté, l’UDPS brandit ses 42 députés pour se présenter comme la «première force» de l’opposition au sein de l’Assemblée nationale où elle assume la présidence du groupe parlementaire UDPS/Forces alliées pour le changement (55 députés) par l’entremise du député Samy Badibanga, conseiller spécial du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi dont il a été l’homme-orchestre de sa campagne électorale à la présidentielle du 28 novembre 2011, en tête de liste des députés élus dans la circonscription électorale du Mont Amba. Les députés de l’UDPS pensent qu’il «réunit toutes les conditions, notamment celle d’être ressortissant du centre du pays, pour respecter l’équilibre entre animateurs des institutions (est-ouest, centre)» pour être le porte-parole de l’opposition politique.

L’Assemblée nationale et le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) devraient organiser «dans le mois» la désignation du porte-parole de l’opposition politique, conformément à la loi qui la régit, apprend-on de sources parlementaires.

Aux termes de l’article 19 de la loi portant Statuts de l’opposition politique, « le porte-parole est désigné par consensus, à défaut, par vote au scrutin majoritaire à deux tours dans le mois qui suit l’investiture du gouvernement par les députés nationaux et sénateurs de l’opposition politique».

Le gouvernement du Premier ministre Augustin Matat Ponyo ayant été investi le 9 mai 2012, les Bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat devraient fixer la désignation du porte-parole d’ici au 10 juin prochain, en application des dispositions légales.

«Le Parlement ne souhaite pas renouveler la triste expérience de la législature 2006-2011, au cours de laquelle les Bureaux des deux Chambres n’ont pas réussi à amener l’opposition politique à procéder à la désignation de son porte-parole», expliquent les mêmes sources.

En effet, ce poste est resté vacant du fait que le Mouvement de libération du Congo (MLC) a fait valoir son poids politique (une centaine de députés et de sénateurs) pour exiger que son leader Jean-Pierre Bemba – quoique détenu à La Haye (Pays-Bas) par la Cour pénale internationale (CPI) – soit le porte-parole.

A ce propos, des analystes politiques jugent la situation «différente», dans la mesure où la configuration politique de l’Assemblée nationale présente un renversement des forces politiques. «En même temps que le MLC a perdu son leadership, l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) et l’UNC (Union pour la nation congolaise) ont fait leur entrée à l’Assemblée nationale en position dominante», notent-ils.

Toutefois, l’opposition politique pourrait avoir du mal à trouver un «consensus», du fait que les ambitions affichées par ces trois partis - qui ont enregistré d’excellents résultats aux élections législatives du 28 novembre 2011 - renforcent l’impression de «division» et de «fracture».

Ainsi, l’UNC ne cache pas son ambition de voir son chef Vital Kamerhe être désigné porte-parole de l’opposition politique, cependant que le MLC semble dubitatif.

De son côté, l’UDPS brandit ses 42 députés pour se présenter comme la «première force» de l’opposition au sein de l’Assemblée nationale où elle assume la présidence du groupe parlementaire UDPS/Forces alliées pour le changement (55 députés) par l’entremise du député Samy Badibanga, conseiller spécial du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi dont il a été l’homme-orchestre de sa campagne électorale à la présidentielle du 28 novembre 2011, en tête de liste des députés élus dans la circonscription électorale du Mont Amba,

Les députés de l’UDPS pensent qu’il «réunit toutes les conditions, notamment celle d’être ressortissant du centre du pays, pour respecter l’équilibre entre animateurs des institutions (est-ouest, centre)» pour être le porte-parole de l’opposition politique. Aussi, exhortent-ils l’ensemble de l’opposition parlementaire à privilégier la «cohésion plutôt que la recherche d’un leader alors que Tshisekedi l’est incontestablement» pour la défense de ses droits constitutionnels.

L’article 6 de la Constitution stipule que «les partis politiques concourent à l’expression du suffrage, au renforcement de la conscience nationale et à l’éducation civique (…). Les partis politiques peuvent recevoir de l’Etat des fonds publics destinés à financer leurs campagnes électorales ou leurs activités, dans les conditions définies par la loi».

[Angelo Mobateli]


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