Antoine GIZENGA : Un allié encombrant pour «Joseph KABILA»

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Antoine Gizenga n’arrive pas encore à digérer la perte du poste de 1er vice-président du bureau définitif de l’Assemblée nationale en République Démocratique du Congo (RDC). A en croire nos sources, il y aurait une véritable cabale politique destinée à réduire le nombre des députés élus du PALU à la chambre basse. En fait, il s’agirait, à travers ce complot qui ne dit pas son nom, de réduire sensiblement le poids de ce parti en prévision de la redistribution des cartes. De telle sorte qu’au bout du compte, le PALU ne réunissant pas le poids politique exigé, qu’il soit facile de se défaire d’un allié jugé encombrant. Apparemment, les choses ne feraient que commencer pour le scénario de la descente aux enfers de ce parti qui risque, si des précautions ne sont pas prises, d’être surpris durant l’actuelle législature après avoir pu conserver, en vertu de l’accord signé entre Joseph Kabila et Antoine Gizenga, la Primature pendant les cinq dernières années.

Apparemment, le parti du patriarche Antoine Gizenga Fundji risque de passer des moments difficiles après la controverse autour du poste de premier vice-président du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Alors que le PALU en était encore à digérer la perte d’un poste aussi stratégique, voilà que, dans certains milieux proches de la Majorité présidentielle, des apprentis stratèges tenteraient d’asséner au parti lumumbiste unifié un autre coup et non de moindre. Y aurait-il finalement un complot en gestation contre cette formation politique?

Alors que le parti cher à Antoine Gizenga n’arrive pas encore à digérer la perte du poste de 1er vice-président du bureau définitif de la chambre basse, voilà qu’un autre coup politique portant la signature de quelques alliés politiques serait déjà en gestation dans certains milieux politiques jugés proches de la Majorité présidentielle. Ce qui tendrait à accréditer la thèse selon laquelle le parti de «Yandi ve» serait dans le collimateur des «frères ennemis» au sein de la famille politique du chef de l’Etat au moment, comme par hasard, de grands enjeux qui pointent à l’horizon.

LES RESSORTS DE LA CABALE

A en croire nos sources, il y aurait une véritable cabale politique destinée à réduire le nombre des députés élus du PALU à la chambre basse. En fait, il s’agirait, à travers ce complot qui ne dit pas son nom, de réduire sensiblement le poids de ce parti en prévision de la redistribution des cartes. De telle sorte qu’au bout du compte, le PALU ne réunissant pas le poids politique exigé, qu’il soit facile de se défaire d’un allié jugé encombrant. Apparemment, les choses ne feraient que commencer pour le scénario de la descente aux enfers de ce parti qui risque, si des précautions ne sont pas prises, d’être surpris durant l’actuelle législature après avoir pu conserver, en vertu de l’accord signé entre Joseph Kabila et Antoine Gizenga, la Primature pendant les cinq dernières années.

On se souviendra que ce n’était pas sans peine que le PALU avait gardé la direction du Gouvernement central. Car, à plusieurs reprises, il y a eu des initiatives tendant à pousser le chef de l’Etat à revenir sur sa signature et ainsi céder le Gouvernement à d’autres forces au sein de l’AMP d’alors (Alliance de la majorité présidentielle). Mais, contre vents et marées, le Raïs avait tenu bon jusqu’à la fin du mandat. Une stabilité qui aurait laissé un goût amer à certains partenaires du Parti lumumbiste unifié qui ne jureraient que sur la descente aux enfers du dit parti.

LA COUR SUPREME MISE A L’EPREUVE

Comment, concrètement, parvenir à réduire le nombre des députés du PALU au Palais du peuple? Il ressort ainsi du recoupement de certaines informations que c’est à la Cour suprême de justice que des ennemis du parti de Gizenga tenteraient de réussir leur coup. En fait, confie-t-on, certains membres de la Majorité présidentielle chercheraient à user de leur «pouvoir» pour que les arrêts attendus de la haute Cour tendent à secouer le parti en accordant la victoire à ses adversaires dans le règlement des contentieux électoraux. Pour qu’en fin de compte, de 18 députés dont il dispose à ce jour, le parti du patriarche de Gungu descende plus bas.

C’est là que des observateurs soutiennent que, face à ce défi, la Cour suprême de justice est mise à l’épreuve. Car, elle joue sa crédibilité dans les arrêts attendus. En effet, même si le ministère public a jugé irrecevables certaines requêtes, la Cour n’est pas obligée de s’aligner sur cette thèse. Mais, ce qu’on attend de cette cour, indiquent les observateurs, c’est qu’elle rende ses arrêts sans aucune pression et en toute objectivité pour tirer tous les dossiers lui soumis au clair et ainsi clore les contentieux électoraux à la satisfaction générale.

[M. M.]


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