Dialogue avec UDPS et alliés : La Majorité présidentielle boude Kombo NKISI

Font size: Decrease font Enlarge font
image Timothée KOMBO NKISI - Préside le bureau provisoire de l'Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Timothée Kombo Nkisi, a préconisé l’inclusion de tous les élus du peuple aux travaux préliminaires. L’élu de Madimba, au Bas-Congo, entend ainsi oeuvrer pour rapprocher les élus de l’UDPS et alliés aux fins de crédibiliser dit-il, l’institution Assemblée nationale. Au sein de la majorité présidentielle, la démarche du président du bureau provisoire de la Chambre basse ne fait pas l’unanimité.

Le président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale, Timothée Kombo Nkisi, propose d’amorcer un dialogue « constructif » en vue d’aboutir à la participation de tous les élus du peuple dans cette première étape des travaux.

Au cours de la plénière d’hier lundi 20 février, consacrée à l’approbation du document relatif à la répartition des Commissions spéciales par provinces, chargées de valider les pouvoirs de députés, le président de l’Assemblée nationale a préconisé l’inclusion de tous les élus du peuple aux travaux préliminaires.

La démarche du dialogue proposée par Timothée Kombo Nkisi fait suite au boycott constaté depuis l’ouverture de la session extraordinaire le 16 février 2012 des députés issus de son parti (UDPS/Tshisekedi) et ceux des partis alliés.

A cette séance inaugurale, Timothée Kombo Nkisi, doyen d’âge, désigné par ce fait au regard de la Constitution président du bureau provisoire, a été le seul élu sous le label UDPS/Tshisekedi, présent dans l’hémicycle. L’élu de Madimba, au Bas-Congo, entend ainsi oeuvrer pour rapprocher les élus de l’UDPS et alliés aux fins de crédibiliser dit-il, l’institution Assemblée nationale. « J’estime que nous devons privilégier l’harmonie de l’Assemblée nationale en cherchant à ce que tout le monde participe à cette première étape des travaux. La crédibilité de notre institution dépendra de ce que nous allons faire dans cette période transitoire », a dit le président du bureau provisoire de la chambre basse du Parlement.

Sa démarche, soutient-il, est basée sur l’expérience. « A chaque fois qu’il y a crise, crise de mésentente…, le dialogue a toujours été une solution », a-t-il rappelé à ses collègues députés, jugeant, à cet effet, de « constructif » le dialogue qu’il entend amorcer.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Au sein de la majorité présidentielle, la démarche du président du bureau provisoire de la Chambre basse ne fait pas l’unanimité.

Réactions controversées

Ramazani Shadari, élu de Kambabare, refuse, dit-il, de voir le président du bureau provisoire dépasser les limites autour des missions lui assignées par la Constitution. « Ce bureau, au regard de la Constitution, n’a pour tâche que de vérifier et de valider le mandat des députés nationaux. Aussi de faire adopter le règlement intérieur et de mettre en place le bureau définitif.

Le bureau provisoire n’a aucun autre mandat en dehors de ce qui est défini par la Constitution. Nous pensons que le président n’a pas ce pouvoir-là. Quand il veut se lancer au dialogue pour ramener ceux qui ne sont pas dans la salle de venir siéger, il va outre ses missions. Et encore que l’Assemblée nationale ne souffre aucunement d’un quelconque problème de quorum de siège au regard toujours de la Constitution. Ce qui aurait, peut-être, pu justifier sa démarche », affirme Ramazani Shadari.

Par contre, Aubin Minaku, député national et secrétaire général de la Majorité, ne trouve aucun inconvénient dans la démarche proposée par Timothée Kombo Nkosi. « Il a parlé du dialogue, je ne peux qu’encourager cela. Déjà, il y a une frange de l’Opposition dans la salle. Si le président du bureau veut apporter un plus pour que tous les autres élus de l’Opposition siègent, cela ne dérange en rien la poursuite de nos travaux. Au sein de la Majorité, nous nous en féliciterons parce que cela ne fera qu’améliorer la marche des travaux au sein de l’Assemblée nationale », a déclaré le député national Aubin Minaku.

Du côté de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), la position reste la même. Pour Me Daniel Asselo, secrétaire et chef des missions à la présidence de l’UDPS, le parti n’entend pas recevoir Timothée Kombo, président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale. Ce dernier est déjà frappé de la sanction au niveau du parti, à savoir l’exclusion. Motif : il n’a pas respecté le mot d’ordre, soutient-il. « L’Assemblée nationale n’est qu’un forum résultant de nominations décidées par Daniel Ngoy Mulunda », a déclaré le secrétaire et chef des missions de l’UDPS. Et d’ajouter : «La démarche proposée par Timothée Kombo Nkosi, c’est du théâtre. Pour nous, il n’existe pas, du fait que les résultats des élections législatives nationales du 28 novembre 2011 ont été annulés. Le président Tshisekedi et la direction politique de l’UDPS restent ferme ».

Vérification de dossiers des députés

Par ailleurs, les travaux parlementaires se poursuivent en 11 Commissions spéciales constituées selon les provinces du pays.

Ces Commission spéciales, constituées d’un président, le doyen d’âge des élus de la province et de deux moins âgés comme secrétaires, vérifient la conformité des dossiers de chaque député et sont tenues d’approuver leurs rapports respectifs endéans cinq jours.

Il ressort de la répartition lue par le secrétaire du bureau Patrick Muyaya pendant la plénière que les 54 élus de Bandundu verront leurs dossiers examinés par leurs collègues du Kasaï Oriental. Ceux du Maniema par les 23 élus du Bas-Congo, du Sud-Kivu par les 60 élus de l’Equateur et de l’Equateur par les 72 élus du Katanga. Les élus du Nord-Kivu étudieront les dossiers de leurs 39 collègues élus au Kasaï Occidental, ceux de la Province Orientale le feront pour les 38 élus du Kasaï Oriental, et pour les 51 élus de Kinshasa, les dossiers seront soumis aux élus du Katanga.

Quant aux 11 élus du Maniema, 40 élus du Nord-Kivu, 32 élus du Sud-Kivu et 61 élus de la Province Orientale, leurs dossiers seront traités respectivement par les élus de Bandundu, de Kinshasa, de Bas-Congo, et de Kasaï Occidental.

L’issue de ces travaux, a rappelé le président du bureau provisoire, va permettre au bureau d’aborder la deuxième mission, celle de la constitution d’une Commission spéciale chargée d’élaborer le règlement intérieur à soumettre à la plénière.

Pitshou Mulumba


Cet article a été lu 7248 fois



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Inscrivez-vous, c'est gratuit !

Subscribe to comments feed Comments (2 posted):

mnnnqqqptrrrrrrrr on 21/02/2012 22:50:55
avatar
L'UDPS /Tshisekedi a doit mener une lutte globale,en allant bloquer cette machine infernale de l'intérieur et de l'extérieur.
Rester dehors n'est pas recommandée.
Il faut parfois prendre l'adversaire à son propre piège,en récupérant Mr Lion à son avantage.La politique est un combat sans cadeau.
Tshisekedi doit être capable de former le Gouvernement Provisoire,pour se faire des alliés stratégiques de lutte.
Malheureusement,trop de lenteur.
Thumbs Up Thumbs Down
-1
A2LAGUYZE on 21/02/2012 18:10:54
avatar
C'est toujours de l'idiotie au Congo appelle' abusivement Congo Democratique. Bande des voleurs, bande des voyous, bande des tricheurs, bande des vaut-rien et des assoiffes de pouvoir. Attendez, La coleur de Dieu s'abattra sur vous bientot ce n'est que qlque chose de temps. Rira bien qui rira le dernier.
Thumbs Up Thumbs Down
4
total: 2 | displaying: 1 - 2

Post your comment comment

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Newsletter
Email:
Rate this article
0