Home» RDC» Justice»

CPI : L'oncle de « Joseph KABILA » plaide en kinyarwanda

Font size: Decrease font Enlarge font
image Bosco NTAGANDA - TERMINATOR

Le procès du seigneur de guerre de l’Ituri, Bosco Ntaganda dit "TERMINATOR ", ancien commandant en chef de l’UPC, la milice de Thomas Lubanga Diyilo a commencé mardi à La Haye, aux Pays Bas. Comme il fallait s’y attendre, l’homme plaide, en kinyarwanda - sa langue maternelle du Rwanda - et pourtant, ce criminel de guerre se faisait passer pour un citoyen congolais, avec la bénédiction d'Hypolite kanambe alias " Joseph Kabila ", l'imposteur tutsi rwandais au pouvoir à Kinshasa.

Il ne reconnait donc aucun fait de 18 préventions de crimes de guerre et crimes contre l’humanité alignés à sa charge par le Parquet près la CPI commis en Ituri en RDC entre 2002 et 2003. 

C’est cela, sa stratégie de défense espérant tomber dans le cas de Matthieu Ngujolo, autre criminel de guerre de l’Ituri, acquitté faute de preuves au premier degré et en appel à la CPI. 

Or, on sait bien ce que Ngujolo a commis comme crimes en Ituri. Car une chose est d’accuser avec une kyrielle d’infractions, maïs une autre et la plus difficile est celle de donner des preuves inattaquables. C’est là où le Parquet près la CPI a toujours eu du mal à rassembler les faits de manière indiscutable. 

Visiblement, le " TERMINATOR " compte sur ces failles au niveau de l’instruction du Parquet pour se tirer d’affaire. Ce qui explique que sur la quarantaine de détenus de la CPI, qu’il soit le seul à s’être livré volontairement à partir du Rwanda. Il pouvait pourtant continuer à se cacher au pays des mille collines qui ne reconnait pas la CPI.

DES PROCES QUI LAISSENT UN GOUT D’INACHEVE

Ce procès de Bosco Ntaganda, comme ceux d’autres seigneurs de guerre qui sont à ce jour à la CPI laisse toujours un goût d’inachevé. 

Au fait, il n’y a là que des " seconds-couteaux ", c’est-à-dire des exécutants de ces crimes internationaux cycliques qui ont fait près de 100.000 (cent mille) morts au bas mot, en Ituri. 

Les commanditaires, c’est-à-dire les auteurs intellectuels, ceux qui ont planifié de leurs bureaux feutrés tous ces massacres n’ont jamais été inquiétés. Ces procès ne séviront pas d’exemple. Pas du tout, dans la mesure où les vrais responsables de ces crimes continuent à se la couler douce. C’est ce qui est injuste. 

Comme on le sait, tous les conflits communautaires en Ituri qui ont connu des massacres à répétition étaient instrumentalisés par Paul Kagame, le Président rwandais et son ancien mentor, le rusé Kaguta Yoweri Museveni, le Président ougandais. Ce sont eux les tireurs de ficelles de l’ombre, comme nous allons le démontrer. 

Mais ils continuent à se tourner les pouces en toute impunité alors qu’ils avaient mis à dessein cette région qu’ils contrôlaient à feu et à sang par des milices tribales à leur solde. Quelle est la configuration militaire de la région au cours de la période des faits, de 2000 à 2003 ? Sous l’agression, la Province Orientale est occupée par les deux armées rwandaise et ougandaise. 

L’Ouganda est chassé de la métropole Kisangani par les troupes rwandaises qui l’acculent dans le tréfonds de la province. La guerre entre ces deux pays voisins qui occupent une bonne partie de la RDC se poursuit en Ituri par des milices interposées. 

Paul Kagame arme et soutient les " Hema " de Thomas Lubanga tandis que Museveni Kaguta soutient la communauté rivale, les Lendu qu’il arme aussi à l’excès. Ce sont ces deux Etats qui soutiennent cette guerre des plus meurtrières entre ces deux communautés d’Ituri.

DE PETITS EXECUTANTS COMME NTAGANDA, NGUJOLO, KATANGA, LUBANGA

En plus, leurs propres troupes étaient présentes sur le terrain. Les deux pays ont donc laissé faire ces carnages. Ce sont eux les donneurs d’ordre. Ce sont eux qui devraient en répondre et non seulement et non seulement de petits exécutants comme Ntaganda, Ngujolo, Garmain Katanga et autres Thomas Lubanga Diyilo. Kagame et Museveni se frottent les manches. 

En tout cas aucune enquête de la CPI n’a jamais été conduite pour dénicher le planificateur du massacre de près de 100.000 morts en Ituri. C’est à Kigali et à Kampala qu’ils ont juchés. Il faut les débusquer. 

Pour Bosco Ntaganda plus particulièrement, c’est bien Paul Kagame, son ancien chef dans l’APR, l’armée du FPR qu’il faut mettre en cause. Comme on le sait Ntaganda est un Rwandais pur sang, ancien soldat de l’APR de Paul Kagame.

UN HOMME D’UNE RARE CRUAUTE

Il est détaché en RDC lors de la création du RCD/Goma pour combattre le gouvernement. Il est reconnu comme un tueur froid. C’est ce qui lui valu son nom de guerre de " TERMINATOR ", c’est-à-dire l’exterminateur lorsqu’il a tout rasé à Kisangani lors de la guerre Ouganda-Rwanda dans cette ville-martyr en 2000.

C’est bien Paul Kagame qui donne des ordres au " TERMINATOR " pour donner une gifle à Kaguta Museveni. On ne sait pas comment un homme d’une aussi rare cruauté peut se retrouver à la tête de l’armée-Hema de Thomas Lubanga, UPC en Ituri. 

S’en suivent des tueries aveugles et des massacres en chaînes. On n’avait encore jamais vu cela : des villages rasés au feu, des habitants brulés vifs…c’est cela le lot quotidien des populations. Lorsque Kagame crée encore une autre rébellion, celle du CNDP, il la confie à Laurent Nkunda, autre Rwandais, ancien de l’APR, autre ancien du RCD-Goma et à son colistier de toujours, le " TERMINATOR " Ntaganda. 

Partout, il y a toujours l’ombre d’un homme qui s’appelle Paul Kagame, le Président rwandais. En 2012, celui-ci sort de ses manches une nouvelle rébellion, le M23. Il en confie les rênes au même " TEMINATOR " avec un certain Sultani Makenga, ancien de l’APR, ancien du RCD-Goma…bref même itinéraire. Partout, la responsabilité pleine et entière du Rwanda est engagée.


Cet article a été lu 4894 fois



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Inscrivez-vous, c'est gratuit !

Subscribe to comments feed Comments (0 posted):

total: | displaying:

Post your comment comment

  • Bold
  • Italic
  • Underline
  • Quote

Please enter the code you see in the image:

  • email Email to a friend
  • print Print version
  • Plain text Plain text
Newsletter
Email:
Rate this article
0