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Condamnation d'EWANGA : Honte à une justice caporalisée et caricaturale en RDC

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image Jean-Bertrand EWANGA ISEWANGA IWOKA - Secrétaire Général de l'Union pour la Nation Congolaise, UNC

La justice de la RDC a condamné jeudi Jean-Bertrand Ewanga Isewanga Iwoka, à un an de prison ferme pour outrage au chef de l'Etat. Je n'en pleure donc pas, mais n'en ris pas non plus, parce que cette dramatique forfaiture est signée par une Cour suprême de justice, la plus haute institution judiciaire du pays et ce, sur base d'un droit introuvable. Aussi, puis-je encore affirmer que si je crois toujours en la vertu du droit, ai-je en revanche honte de la justice caporalisée et aux ordres de mon pays. Une justice caricaturale qui se mue en instrument d'oppression et de perversion des règles du jeu démocratique. Honte, car je ne pense pas qu'on puisse ainsi bafouer le droit et prétendre rendre justice dans un État même virtuellement de droit!

Un an de prison ferme pour crime de lèse-Kabila ! Tout devait être bouclé avant la rentrée parlementaire! Il fallait faire vite! Passer par la case prison, tel est le lot commun de l'Opposition authentique. Jean Bertrand Ewanga Isewanga qui vient d'être certifié Opposant non conforme est passé à la trappe. C'était écrit et attendu. C'est donc sans surprise que le verdict est tombé. Ils arrivent toujours où on les attend. Ils sont prévisibles. C'est ce qu'il y a de bien dans la Kabilie. Ce n'est donc pas un scandale.

On en a pris l'habitude. Je n'en pleure donc pas.

Je n'en pleure donc pas, mais n'en ris pas non plus, parce que cette dramatique forfaiture est signée par une Cour suprême de justice, la plus haute institution judiciaire du pays et ce, sur base d'un droit introuvable. Aussi, puis-je encore affirmer que si je crois toujours en la vertu du droit, ai-je en revanche honte de la justice caporalisée et aux ordres de mon pays. Une justice caricaturale qui se mue en instrument d'oppression et de perversion des règles du jeu démocratique. Honte, car je ne pense pas qu'on puisse ainsi bafouer le droit et prétendre rendre justice dans un État même virtuellement de droit!

Ce n'est pourtant pas la justice congolaise qu'il faut blâmer, mais tout l'environnement institutionnel que l'on doit réformer du sommet à la base. Car, ainsi que je l'ai toujours répété, on ne résout pas le problème d'une toiture ébréchée en essuyant le parquet. Et, on ne défend pas l'objectif dans l'objectif. En l'état, la justice congolaise est irréformable. Par delà la justice qui en souffre de la désarticulation, c'est la gouvernance institutionnelle qu'il faut revisiter de fond en comble. C'est tout le sens de mon combat politique. Pas de démocratie sans justice, une justice qui est la gardienne des promesses de la République.

Dans l’entre-temps, puisque toutes les prisons ne suffiraient à contenir ceux qui s'opposent véritablement à ce régime de terreur multiforme et la terre à les engloutir tous, la lutte se poursuit jusqu'à ce que cette nouvelle brute dictature qui s'installe au pays soit vaincue. Et, avec la détermination qui est celle de notre Peuple quant à ce, on pourrait en compter les jours!

[Par Honorable Sam Bokolombe]


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