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RDC : Assassinat d'un cadre de l’UDEMO, une enquête exigée

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image Guillaume Kahasha

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l'homme, VSV en sigle, est vivement choquée et proteste énergiquement contre l'assassinat dans la nuit de samedi 07 à dimanche 08 septembre 2013 vers une heure du matin, de Me Guillaume Kahasha Ka Nashi. La VSV condamne avec véhémence cet acte de barbarie qui frise non seulement le règlement des comptes mais aussi la banalisation de la vie humaine pourtant sacrée. La VSV invite les autorités Congolaises à diligenter toutes affaires cessantes une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur l'assassinat de Guillaume Kahasha, en vue d'identifier et de sanctionner les coupables conformément à la loi.

Avocat au barreau de Kinshasa-Gombe et ancien président du Conseil d'Administration de la société commerciale des transports et des ports (SCPT, ex ONATRA), Guillaume Kahasha était secrétaire général chargé des questions politiques, administratives et juridiques du parti politique de l'opposition dénommé "  Union des Démocrates Mobutistes (UDEMO) ".

Il a été abattu par six hommes armés habillés en civil et ce, devant la résidence de son père sise, avenue Makelele n° 03, quartier Mama Yemo, commune de Ngaliema/camp Munganga. L'incident macabre a eu lieu au moment où l'intéressé en compagnie de ses deux frères, en l'occurrence MM. Jean Kahasha et Patrick Kahasha, venait rendre une visite de réconfort moral à leur père en état de convalescence, car rentré récemment à Kinshasa après des soins médicaux lui administrés en Afrique du Sud.

L'agression à main armée a été orchestrée au moment où Me Guillaume Kahasha et ses deux frères attendaient l'ouverture du portail de la parcelle familiale.

Ils ont été subitement surpris par l'irruption des hommes armés qui, après avoir demandé aux intéressés de descendre du véhicule et identifié Me Guillaume Kahasha, ont abattu ce dernier d'une balle à bout portant et sans sommation. Pour mettre les rescapés dans l'impossibilité de secourir la victime qui gisait par terre et baignait dans son sang notamment en l'acheminant à une institution hospitalière pour des soins requis, les assaillants ont confisqué les clés de contact de la jeep de marque Toyota Prado à bord de la quelle les précités étaient venus, y compris leurs téléphones portables.

Sur ces entrefaites, Me Guillaume Kahasha a rendu l'âme devant le portail d'entrée de la parcelle familiale en présence de ses frères placés dans l'incapacité de l'assister. La dépouille mortelle a été acheminée peu après à la morgue de la clinique Ngaliema où elle est gardée en attente des obsèques.

En tout état de cause, la VSV condamne avec véhémence cet acte de barbarie qui frise non seulement le règlement des comptes mais aussi la banalisation de la vie humaine pourtant sacrée.

De ce qui précède, la VSV invite les autorités rd Congolaises notamment le vice premier ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants, le ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des  Affaires coutumières, le ministre de la Justice et Droits humains, le chef d'Etat Major général des FARDC, le commissaire général a.i. de la Police Nationale Congolaise (PNC) et les instances judiciaires compétentes à :

-    Diligenter toutes affaires cessantes une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur l'assassinat de Guillaume Kahasha, en vue d'identifier et de sanctionner les coupables conformément à la loi ;

-    Prendre en charge les soins médicaux de deux frères  de la victime blessés par des coups de trousses d'armes à feu de la part des assaillants ;

-    Procéder à l'indemnisation de la famille pour les préjudices subis ;

-    Renforcer la sécurité dans la ville de Kinshasa en général avec des patrouilles mixtes, en vue de mettre hors d'état de nuire tous les criminels et leurs complices, et aussi, les intensifier plus particulièrement au camp Munganga, dans la commune de Ngaliema actuellement confrontée à la recrudescence de l'insécurité.


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