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Affaire Diomi NDONGALA : Parodie de justice en RDC

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image Eugène Diomi Ndongala

L'audience prévue le lundi 26 août 2013, dans le cadre du procès de l'opposant Eugène Diomi Ndongala, a été renvoyée au 16 septembre prochain. Il s'agit en effet du troisième report du procès du président national de la Démocratie chrétienne et porte-parole de la Majorité présidentielle populaire (MPP), poursuivi sans preuves pour un prétendu viol sur mineures.

La principale raison de ce énième report est que l'accusé n'a pas pu se rendre à temps à l'audience. Me Honoré Yala Tutu, l'avocat de l'homme politique, explique ce qui s'est passé : " Le procureur n'a pas pris les dispositions pour le faire comparaître devant la Cour.

A 14 heures, mon client m'a fait parvenir le message dans lequel il lui a été demandé de louer un taxi par lui-même. Nulle part au monde, un détenu ne pourvoit lui-même à son déplacement pour le lieu de son jugement.

On n'a pas pu l'extraire à temps, le client n'ayant pas suffisamment d'argent pour les 2 taxis et pour les policiers de l'escorte au nombre de 5. Et entre-temps, faute de comparution de  Diomi Ndongala, la Cour a dû renvoyer l'affaire à une prochaine audience ". Pour Me Honoré Yala Tutu, c'est une preuve de plus de l'acharnement des autorités contre son client : " Depuis le début, les détails les plus élémentaires sont négligés. Au départ, il y a eu des problèmes de saisine.

A ce jour, on ne sait pas transporter les clients. Entre-temps, il doit être soigné  à l'hôpital (…) C'est tout cet ensemble qui montre que le but poursuivi était tout simplement l'arrestation de l'honorable Diomi Ndongala. Voilà la mise hors compétition politique de l'honorable Diomi, et non pas la recherche d'une vraie justice.

La défense d'Eugène Diomi Ndongala réclame dans un premier temps l'exécution des arrêts de la Cour suprême de justice ayant ordonné la mise en résidence surveillée de l'accusé. Mais également la possibilité pour lui de se rendre à l'hôpital pour suivre des soins médicaux. Selon Me Honoré Yala Tutu, " tous les documents médicaux dans ce sens ont été signés.

Ce qui démontre que c'est plus un problème de volonté. Le pouvoir public s'oppose à ce qu'il soit soigné. Et je pense qu'au-delà de la volonté de le priver de la liberté, il a la volonté de le torturer physiquement. Et cela peut aller au-delà des tortures ".


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