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RDC : Le souhait de « Joseph KABILA » est de voir Diomi NDONGALA mourir en prison

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image Eugène Diomi Ndongala - Liberez Diomi

Sérieusement malade depuis plus de deux semaines au Centre Pénitentiaire de Rééducation de Kinshasa (CPRK), l’opposant congolais, Eugène Diomi Ndongala, en détention toujours sans aucun suivi médical. La 1ère audience du procès d’Eugène Diomi Ndongala programmée  lundi 8 juillet 2013 à la Cour suprême de justice a été reportée à une date ultérieure. Comme motif, l’opposant n’a pas été notifié de la tenue de ce procès.

Dans un communiqué publié lundi 8 juillet et signé par son porte-parole Marc Mawete, la Démocratie Chrétienne (DC) informe l'opinion tant nationale qu'internationale de la détérioration de l'état de santé de son président national, Diomi Ndongala, à qui on refuse toute assistance en dehors de soins palliatifs sans suivi médical, l'exposant ainsi  à une menace grave et imminente pour son intégrité physique.

Ce " prisonnier politique ", poursuit le communiqué, est présentement dans un état fébrile très grave qui vient de s'ajouter aux autres pathologies dont il souffre depuis deux semaines, en plus de la paralysie des membres supérieurs et inferieurs. Aucune prise en charge sérieuse malgré tout cela, si ce n'est une injection du produit Dipyrone. Actuellement, cet opposant est pour l'instant toujours dans sa cellule sans aucun suivi médical. Le Directeur de la prison  qui a été contacté, à en croire la même source, soutient que le cas du prisonnier Diomi Ndongala ne relève pas de sa compétence, mais de celle du procureur général de la République.

C'est ce même procureur qui l'a placé " arbitrairement " en détention préventive, malgré trois ordonnances de la Cour suprême de justice l'assignant à résidence.

Le directeur de la prison, poursuit le communiqué de la Démocratie chrétienne, dit avoir écrit depuis plusieurs jours au PGR pour demander son "autorisation" afin que Diomi Ndongala soit hospitalisé comme cela est demandé dans un rapport du médecin de la prison. Curieusement, le PGR ne répond pas à cette requête.

" Le déni de soins médicaux constitue une atteinte grave au droit de la personne à son intégrité physique, en toute circonstance ", rappelle le communiqué, relevant que c'est de la non assistance à personne en danger.

Il sied de souligner qu'il ne s'agit pas de la première fois que le droit aux soins de santé puisse être refusé à cet opposant. En octobre 2012, plus précisément le 18, une pression avait été exercée sur les responsables de l'hôpital de l'Amitié sino-congolaise de Ndjili, rappelle la DC, pour qu'Eugène Diomi Ndongala ne soit pas opéré alors qu'il souffrait d'une grave pathologie nécessitant une intervention chirurgicale en urgence.

Le fait que cela se reproduise maintenant à la veille de son procès politique lancé dans la précipitation sans aucune notification, suscite une vive inquiétude pour sa vie.

La Démocratie Chrétienne tient à dénoncer la responsabilité du pouvoir par rapport à la détérioration de l'état de santé du président de ce parti et rappelle aux autorités du parquet général de la République et à celles du centre pénitentiaire CPRK leur responsabilité individuelle et collective par rapport à la mise en danger de la vie du prisonnier Diomi Ndongala, tant sur les plans civil, pénal et politique, " en persistant dans leur volonté d'empêcher l'administration des soins urgents à un opposant politique, manifestement sur injonction politique malveillante ".

La 1ère audience du procès Diomi Ndongala reportée

La 1ère audience du procès d’Eugène Diomi Ndongala programmée  lundi 8 juillet à la Cour suprême de justice a été reportée à une date ultérieure.

Ce report a été annoncé par la Cour dans la salle d’audiences de cette instance judiciaire située à Kinshasa-Gombe.

Comme motif du report, l’opposant ne s’est pas présenté à l’audience, parce qu’il n’a pas été notifié.

Pour rappel, le président national du parti « Démocratie chrétienne » (DC) et porte-parole de la plateforme politique « Majorité présidentielle

populaire », une structure de soutien à Etienne Tshisekedi, est poursuivi, depuis 2012, pour une affaire de viol présumé sur mineures.

Il n’a jamais reconnu ces accusations, affirmant qu’il s’agit plutôt d’un montage destiné à faire taire un homme politique très proche de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

En plus, il n’y a jamais eu de preuves matérielles attestant cet acte de viol, au point que la Cour suprême de justice a, à travers plusieurs arrêts, décidé de sa sortie de la prison pour être assigné à résidence. Malheureusement, Diomi se trouve toujours à la prison centrale de Makala, et son état de santé s’aggrave du jour au lendemain.

Eugène Diomi Ndongala avait même disparu de la circulation pendant trois mois. Sa famille politique et sa famille  biologique ainsi que ses proches avaient signalé qu’il avait été enlevé et gardé en secret dans les locaux de l’Agence nationale des renseignements (ANR).

Selon la police et le porte-parole du gouvernement, par contre, l’opposant était plutôt en cavale. Quelques mois après sa réapparition, Eugène Diomi a été empêché de traverser vers Brazzaville pour des soins. La police est allée l’arrêter dans son hôtel quelques semaines plus tard.

Puis, les instances du pays ont pris la décision d’une détention préventive en résidence surveillée, à cause de l’immunité parlementaire du prévenu.

Cependant, cet arrêt de la Cour suprême de justice n’a pas été respecté. L’opposant a été envoyé à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Son mandat de député national a ensuite  été invalidé. Ce que l’Union interparlementaire a décrié.

[Lefils Matady, Asiye shindwa]

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE DU 08/07/2013 : LE REGIME KABILA NIE, POUR LA DEUXIEME FOIS, LE DROIT DU PRESIDENT DIOMI NDONGALA, PRISONNIER POLITIQUE EN RDC, AUX SOINS DE SANTE.

La Démocratie Chrétienne, DC, informe l’opinion tant nationale qu’internationale de la détérioration de l’état de santé de Diomi Ndongala auquel on refuse toute assistance en dehors de soins palliatifs sans suivi médical, l’exposant ainsi à une menace grave et imminente pour son intégrité physique.

Malgré un état fébrile très grave qui vient de s’ajouter aux autres pathologies dont il souffre depuis deux semaines, dont un épisode de paralysie des arts supérieurs et inferieurs, âpres 4 heures sans aucune prise en charge,le responsable de la prison où l’opposant au régime Kabila est détenu se sont décidés de lui injecter du dipyrone. Au moment où nous écrivons Diomi Ndongala est toujours dans sa cellule sans aucun suivi médical.

Le Directeur de prison contacté tient un discours irresponsable soutenant que le cas du prisonnier politique Diomi Ndongala ne relève pas de ses compétences mais de la compétence du Procureur Général de la République qui l’a placé arbitrairement en détention préventive malgré 3 ordonnances de la Cour suprême de Justice l’assignant en résidence.

Le directeur dit avoir écrit depuis plusieurs jours au PGR pour demander son "autorisation" pour que Diomi Ndongala soit hospitalisé comme il est demandé dans un rapport le médecin de la prison, mais le Procureur Général de la République, le katangais Flory Kabange Numbi, parent de Joseph Kabila, ne répond pas à cette requête en refusant ainsi qu’il soit soigné.

Le déni de soins médicaux constitue une atteinte grave au droit de la personne à son intégrité physique, en toute circonstance.

De plus, le fait qu’ un directeur de prison se considère comme "irresponsable" par rapport à un prisonnier politique est particulièrement dangereux surtout après la militarisation en cours de la prison CPRK et les derniers actes de violence qui ont eu lieu dernièrement au CPRK, avec la mort de de prisonniers par balles, il est incompréhensible que le responsable de la prison se déclare "incompétent" par rapport au sort d’un opposant malade et maintenu irrégulièrement en détention préventive au moins qu’on vise à l’éliminer dans un contexte de non-assistance à personne en danger.

Il sied de souligner qu’il ne s’agit pas de la première fois que le régime Kabila essaye d’empêcher que Diomi Ndongala puisse être soigné: en octobre 2012, le 18 du mois, le pouvoir Kabila était arrivé à faire pression sur les responsables de l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise de Ndjili pour que le Président ne soit pas opéré alors qu’il souffrait d’une grave pathologie nécessitant une intervention chirurgicale en urgence.

Le fait que cela se reproduise maintenant – à la veille de son procès politique lancé dans la précipitation sans aucune notification officielle à l’intéressé au point que la Cour s’est declarée non saisie - signifie viser son élimination physique.

La Démocratie Chrétienne tient à dénoncer la responsabilité du régime Kabila par rapport à la détérioration de l’ état de santé du Président Diomi Ndongala et rappelle aux autorités du parquet général et celles du centre pénitentiaire CPRK leur responsabilité individuelle et collective par rapport à la mise en danger de la vie du prisonnier politique Eugène DIOMI NDONGALA, tant sur le plan civile, pénale et politique, en persistant dans leur volonté d’empêcher l’administration de soins urgents à un opposant politique, manifestement sur injonction politique malveillante.

Fait à Kinshasa, le 08/07/2013

Marc Mawete,

Porte-parole de la Démocratie Chrétienne, DC


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