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RDC : Les prisonniers politiques DIOMI, CHALUPA, MOKIA et KIKUNDA font l'objet de tortures du régime «KABILA»

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image Sit-in Londres - Libere DIOMI, CHALUPA, MOKIA et KIKUNDA

A cause d'une photo publiée sur le net… les prisonniers politiques Diomi Ndongala, Chalupa, Mokia et Kikunda font l'objet de tortures et durcissement du régime carcéral à cause de la publication sur le net d'une photo qui est en train d'être brandie dans toutes le capitales d'Europe par la diaspora congolaise dans des manifestations demandant la libération des prisonniers politiques de la  RDC. Sur cette photo, on peut voir Diomi, Chalupa, Mokia et Kikunda assis sur des chaises en plastique au CPRK, en tenue décontractée et visiblement affaiblis. Il sied de souligner par ailleurs que la loi congolaise interdit l'incarcération préventive d'un député national en fonction. Mais quand il s'agit d'un opposant qui a lutté pour la " Vérité des urnes ", le  serment de fidélité aux lois de la République est vite oublié par certains magistrats.

A quelle porte un citoyen congolais peut-il frapper lorsque ses droits les plus élémentaires sont foulés aux pieds par un haut magistrat ou une personnalité influente du régime en place ? Les citoyens congolais chosifiés n'ont aucune porte où frapper pour faire valoir leurs droits violés par un haut magistrat qui piétine les garanties constitutionnelles d'un député de l'opposition.

A Kinshasa, les enlèvements d'Etat sont devenus monnaie courante dans l'indifférence générale d'une communauté internationale plus intéressée à signer des contrats léonins avec le régime en place à Kinshasa  plutôt qu'à dénoncer les violations gravissimes des droits de l'homme dont les Congolais sont victimes.

Que dire d'une Mission de l'Onu de stabilisation (Monusco) qui se limite à son rôle passif d'observation de la dérive totalitaire en place à Kinshasa et limitant son action à la compilation de rapports internes sans impact sur la vie des congolais?

Voilà des questions que les Congolais se posent désormais dans un Etat où la notion de responsabilité ainsi que les garanties fondamentales de la personne se diluent au jour le jour.

Au lendemain de la promulgation de la Constitution du 18 février 2006, adoptée par referendum, les Congolais  avaient cru qu'un chapitre de l'histoire de leur pays venait d'être tourné et qu'un "Congo nouveau", fondé sur les valeurs démocratiques et le respect des droits humains allait enfin naître.

La nouvelle charte fondamentale ne proclame-t-elle pas en son article 16 que "la personne humaine est sacrée" et que "l'Etat a l'obligation de la respecter et de la protéger"?

Sept années après, la désillusion est totale. Pourquoi?

Charcutée et inappliquée, la Constitution de la RDC ne peut pas rivaliser avec la parole des hommes forts du régime au pouvoir.

A cause de l'intolérance politique, les opposants au régime qui luttent pacifiquement en RDC pour l'instauration d'un Etat de droit sont arrêtés. Des montages sont multipliés pour justifier ces actes, les uns le plus invraisemblables que les autres.

Aux quatre coins du pays, les droits et libertés se portent mal. Très mal. Le pays ressemble de plus en plus à une jungle où les "animaux les plus féroces" passent le temps à "bouffer" les plus faibles. 

Au lieu de se comporter en dernier rempart de l'ordre et de la paix sociale, la justice congolaise est devenue complice du délitement de l'Etat.

Le cas le plus flagrant de l'instrumentalisation politique de la justice congolaise est certainement celui du député national de l'opposition et président national de la Démocratie chrétienne, Eugène Diomi Ndongala, détenu au secret, enlevé et maintenant détenu illégalement en prison en violation de deux décisions de la Cour suprême de justice l'assignant à résidence, à cause  de la " rébellion avec récidive " d'un procureur qui refuse d'appliquer la décision de la haute Cour pour des raisons strictement  politiques.

L'Etat congolais est donc incapable de garantir à chacun et à tous une égale protection devant la loi et des conditions minimales de sécurité pour les personnes et leurs biens.

A cause d'une photo publiée sur le net…

Selon le journal La libre Belgique dans son édition du 9 mai 2013 sous la signature de Marie-France Cros, depuis une semaine, les prisonniers politiques Diomi Ndongala, Chalupa, Mokia et Kikunda font l'objet de tortures et durcissement du régime carcéral à cause de la publication sur le net d'une photo qui est en train d'être brandie dans toutes le capitales d'Europe par la diaspora congolaise dans des manifestations demandant la libération des prisonniers politiques de la  RDC.

Sur cette photo, on peut voir Diomi, Chalupa, Mokia et Kikunda assis sur des chaises en plastique au CPRK, en tenue décontractée et visiblement affaiblis.

Il sied de souligner par ailleurs que la loi congolaise interdit l'incarcération préventive d'un député national en fonction. Mais quand il s'agit d'un opposant qui a lutté pour la " Vérité des urnes ", le  serment de fidélité aux lois de la République est vite oublié par certains magistrats.

Pourtant, il y a seulement une semaine de cela, à l'occasion de la cérémonie d'ouverture de l'année judicaire, le président de la Cour suprême de justice a rappelé l'obligation pour les juges et magistrats congolais de respecter toujours et en toute circonstance la " primauté du droit "…. Ce qui ressemble de plus en plus à un discours " protocolaire " manifestement sans lendemain.

[Stone/LatempeteDesTropiques]


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