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RDC : 3 étudiants enlevés par l’ANR déférés devant la justice

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image Kalev Mutond - Patron de l'ANR

Trois étudiants de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), enlevés le 28 mars 2015 par l’Agence nationale de renseignements (ANR), ont été déférés devant le Tribunal de Paix de Matete à Kinshasa (RD Congo), qui a fixé son audience publique au 15 janvier 2016.

Selon un communiqué de l’ONGDH La Voix des Sans Voix (VSV), reçu mardi 12 janvier 2016 à la rédaction., l’ANR  accuse les étudiants Bukuru Namulinda Joël (1ère  Licence, Faculté de Droit), Bagomisa Nzinga Jirès (3ème  Graduat, Faculté des Sciences Sociales/Relations Internationales) et Nguwa Wososa Léon (3ème  Graduat, Faculté d’Economie) d’avoir commis l’infraction d’« offense au Chef de l’Etat ».

Alors qu’il leur aurait été reproché sur le site universitaire, entre autres, leur  appartenance au parti politique de l’opposition « Union pour la Nation Congolaise »  (UNC), la conception et la distribution des tracts exigeant la justice en faveur de M. Vital Kamerhe, président dudit parti dans le procès l’opposant à Mme Wivine Moleka, députée nationale de la Majorité présidentielle.

La première audience renvoyée au 15 janvier 2016

Le Tribunal de Paix de Matete, qui est saisi du dossier,  a fixé la première audience au vendredi 08 janvier 2016. Il poursuit les trois étudiants pour «offense au Chef de l’Etat ».

« Pour défaut de composition, le Tribunal de Paix  a renvoyé son audience au 15 janvier 2016, au moment où les étudiants attendaient impatiemment « leur libération pure et simple en vue de poursuivre leurs études », précise  la VSV.

L’organisation de la défense des droits de l’homme exige « un procès juste et équitable en faveur des trois étudiants, un dédommagement conséquent des trois victimes pour les préjudices subis ; le respect du délai de 48 heures de garde à vue par l’ANR conformément à l’alinéa 2 de l’article 18 de la Constitution de la République Démocratique du Congo qui dispose que la garde à vue ne peut excéder quarante-huit heures ».

A l’expiration de ce délai, la personne gardée à vue doit être relâchée ou mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente, dispose cet article.

La  VSV  a réitéré  son appel urgent  à la fermeture, en RD Congo, de tous les cachots parallèles, qui ne dépendent pas de parquets.


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