Danger : L’université congolaise dans le coma depuis un quart de siècle

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image Etudiants Congolais

Au pays des slogans, pourquoi ne pas en lancer un qui vaille le coup ? A savoir "Sauvons l’Université". Au seuil de cette nouvelle année académique, la meilleure résolution à prendre serait, à n’en point douter, celle de voler au secours de l’enseignement supérieur et universitaire.

Dans le coma depuis pratiquement un quart de siècle, l’université congolaise nécessite une cure de cheval. Sinon, après ce long état comateux viendra la mort. Un décès qui sera synonyme d’inanition de tout un pays. C’est cela le danger qui guette la RDC. 

Comment imaginer l’avenir et le devenir de la RDC avec un enseignement universitaire au mieux faisandé et au pire incinéré ? Dans les deux cas, on aurait à affaire à une université…morte. 

Face à une telle perspective, l’opération " Sauvons l’université " n’aurait plus à voir avec ces slogans opportunistes et désincarnés qui rythment le quotidien des Congolais depuis des lustres. Pour nos grandes écoles, c’est donc une question de vie ou de mort. Combien d’entre nous en sont conscients ? Là est toute la question.

Il y a quelques années, Dr Mashako Mamba s’était mis au chevet de l’Enseignement supérieur. Les intrigues politiciennes et autres intérêts bassement mercantilistes ont eu raison de la détermination salvatrice du ministre Mashako. On connaît la suite…et le sort de " pauvre " Mashako.

Voilà qu’un autre locataire sur l’avenue ex-Haut Commandement est mû par le même souci de sauver l’enseignement supérieur et universitaire. Comme son devancier, Théophile Mbemba est professeur d’université formé durant l’âge d’or de nos universités. C’est donc quelqu’un qui sait de quoi il retourne.

Lorsqu’il amorce la croisade contre les universités et autres instituts supérieurs pirates, il met le doigt dans la plaie. Seulement, le mal est trop profond pour estimer que la guérison du grand malade qu’est l’ESU dépend du seul ministre du secteur. 

Il s’agit là d’une affaire de tout le gouvernement. Et par - delà l’Exécutif d’une cause nationale. Sinon, adieu l’émergence !

[José NAWEJ]


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