RDC : Bras de fer à la secrétariat général de l’ESU

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image Marie-Jeanne Alula Nyota

L’ancienne secrétaire générale à l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Marie-Jeanne Alula, permutée au ministère du Genre et de la Famille, n’entend pas quitter son poste et en fait voir de toutes les couleurs à son remplaçant Kabuya. Deux camps se sont même constitués parmi les agents et cadres de l’administration centrale de l’Enseignement supérieur et universitaire. Après l’échec du scellé des bureaux de directeurs pro Kabuya par les inspecteurs de la Brigade criminelle. Des menaces seraient proférées contre les agents gagnés à la cause du directeur Kabuya. A qui on promettrait la révocation s’ils ne rallient pas le camp de Mme Alula.

Les activités du secrétariat général de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) et de la Recherche scientifique sont toujours à l’arrêt. Sept jours après l’entrée en fonctions du ministre Bonaventure Chielo Lushima. C’est dire que le bras de fer Marie-Jeanne Alula Nyota - Kabuya wa Kabuya se poursuit. L’ancienne secrétaire générale à l’ESU, Alula, permutée au ministère du Genre et de la Famille, n’entend pas quitter son poste et en fait voir de toutes les couleurs à son remplaçant Kabuya.

Deux camps se sont même constitués parmi les agents et cadres de l’administration centrale de l’Enseignement supérieur et universitaire. Après l’échec du scellé des bureaux de directeurs pro Kabuya par les inspecteurs de la Brigade criminelle, on a procédé dernièrement à la casse des serrures et cadenas, vers 20 heures, la nuit du 10 mai 2012. C’est ainsi que les intérimaires choisis par la secrétaire générale Alula seront installés.

Des menaces seraient proférées contre les agents gagnés à la cause du directeur Kabuya. A qui on promettrait la révocation s’ils ne rallient pas le camp de Mme Alula. Il nous revient qu’en date du 15 mai 2012, des agents du secrétariat général de l’ESU ont été arrêtés après une filature. Les agents et cadres «lésés» imputent cela à l’ancienne secrétaire générale. Ils lui reprochent ce qui s’apparente vraiment au gangstérisme.

Ils font remarquer que «ce qui les étonne, c’est l’implication et l’instrumentation inexpliquées de la Police d’intervention rapide (PIR)» lors du sit-in qu’ils ont voulu organiser devant le cabinet du ministre de l’ESU et de la Recherche scientifique. Dans l’objectif d’amener celui-ci à mettre un terme à la confusion instaurée avec une administration à deux têtes. Cela, bien que l’ordre public n’ait pas été troublé.

En tout état de cause, le ministre Chielo Lushima est appelé à décanter cette situation qui le dessert de par sa feuille de route perturbée. En effet, pour les 100 jours traditionnellement reconnus pour juger une action au cours d’un mandat public, sept sont déjà consommés pour rien. C’est tout le pays qui en accuse aussi le coup.

[Diosso OLIVIER]


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