RDC : Le régime « KABILA » ne ménage aucun effort pour la formation des jeunes

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image Enfants porteur de Goma

L’avenir d’un pays repose sur la formation des jeunes, des ses jeunes afin qu’ils soient capables d’assumer la relève avec efficacité, compétence et responsabilité demain. Le gouvernement Matata sous l’impulsion du chef de l’Etat, Joseph Kabila, l’a certainement compris et ne ménage aucun effort pour réaliser cet idéal. En programmant par exemple la construction et la réhabilitation de 1.000 (mille) écoles par année, à dater de 2013.

Selon des sources bien informées, le Gouvernement central a déjà réussi ce jour à réhabiliter près de 700 (sept cents) écoles à travers le territoire national. Ces ouvrages pour nombre de Congolais, traduisent la ferme volonté du Pouvoir de faire du Congo démocratique, un pool d’intelligence, un vivier du savoir et un centre névralgique de recherches scientifiques.

Ce qui en soi, n’est pas mauvais comme ambition. Mais la question qu’on est en droit de se poser est celle de savoir si construire ou aménager les infrastructures suffit ? Non répondent des spécialistes qui pensent que l’Etat devra aussi songer à l’amélioration des conditions salariales et sociales des enseignants.

A ce jour le métier d’enseignant bien que très noble n’attire plus les jeunes comme ce fut le cas il y a 30 ans, 40 ans. Ils ne gagnent rien ou pas en tout cas grand-chose. Ce qui fait que les préfets et directeurs d’école primaires et secondaires s’organisent en complicité avec les comités des parents de leurs établissements à exiger des frais plus élevés que le minerval officiel qu’on aligne dans la rubrique contribution des parents.

C’est là finalement où les Romains s’empoignent. Certains établissement exigent 150.000 FC, d’autres 65.000 FC, 50.000 ou plus d’autres encore le fixent en dollars américains qui va jusqu’au-delà de 180 à 200 dollars US. Et au moment où nous parlons, certains écoliers du primaire et élèves des humanités et du Cycle d’orientation sont chassés faute d’avoir payé.

Dans certaines écoles où nous sommes passés, l’on renvoie même les enfants qui ont payé un acompte. En ce deux premiers mois de l’année, où les finances se font rares dans les poches des parents, les enfants restent à la maison. C’est à partir de ce moment que commence la déperdition scolaire. Surtout si les parents ont 5 à 4 enfants à scolariser pendant l’année, un ou deux seulement vont poursuivre, et les autres devront attendre. Les exemples sont légion des élèves même de 6ème des humanités qui ont arrêté les études à 2 mois des examens d’Etat.

Il est écœurant de constater que les autorités de l’enseignement primaire, secondaire et initiation à la nouvelle citoyenneté n’osent lever leurs petits doigts pour s’interposer. Et même quand elles parlent, quand elles font des communiqués invitant les chefs d’établissement à ne pas chasser les élèves pour cause des frais scolaires, aucun suivi ne se fait et les autorités scolaires tant du public que du privé s’entêtent.

Les autorités compétentes ont la responsabilité de veiller à la formation, à la scolarisation des enfants. Sinon le taux de déperdition scolaire qui se situe de 25 à 30 % chaque année selon des spécialistes, ira croissante. Un pays qui n’a pas des jeunes formés et bien formés, garde en réalité une bombe à retardement qui va exploser un jour. Et les conséquences sont incalculables. Vaut mieux prévenir que guérir dit un adage. Réveillez-vous.

Jean-Pierre Seke


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