Inscription : Magouille à l'Education nationale congolaise

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image Ecole - Elèves du lycée Bolingani

Les inscriptions dans les écoles de la RDC sont loin d’être gratuites, et ce, en dépit de tous les efforts fournis par les gouvernements successifs, soucieux de soulager tant soit peu les difficultés des candidats et de leurs parents par la gratuité des inscriptions. Au secondaire et à l’ESU, de façon presque systématique, ces frais sont instaurés et payés par tout candidat sollicitant une inscription à quelque degré que ce soit. C’est ici l’occasion de se demander si ces frais sont récupérables pour le candidat au cas où l’inscription ne serait pas assurée.

Au secondaire, excepté les élèves orientés après la 6ème primaire, tous ceux qui viennent pour une inscription dans école qui ont un certain statut doivent passer par la voie obligée : verser un montant quelconque Ici, le payement de ce montant au titre de frais d’inscription fait automatiquement que le candidat est accepté, donc inscrit. C’est aussi à partir de ces frais prohibés qu’on voit certains chefs d’établissement rouler carrosse. Comme on peut le constater, ici, le problème de remboursement ne se pose pas.

Au supérieur et à l’université au contraire, il y a à boire et à manger. Le candidat qui sollicite heurte un mur : le versement au préalable de X montant comme frais d’inscription, montant qui varie de 20 à 30 dollars selon chaque institution. Mais seulement, au final, il se fait que certains candidats ne sont pas acceptés. C’est ici que se pose un problème : le candidat va-t-il oui ou non récupérer l’argent déposé au titre de frais d’inscription ? Logiquement oui mais  » non « , répondent les autorités des établissements supérieurs et universitaires de la RDC. Et ce, de l’Unikin à l’ISC en passant par l’UPN, l’ISTA, l’IBTP, l’ISP/Gombe, établissements du reste publics. Lorsque le candidat dont le nom n’est pas affiché demande le remboursement, il s’entend répondre :  » Les frais d’inscription ne sont pas remboursables « . Mais comment ne pas rembourser puisque le candidat n’a pas obtenu ce qu’il cherchait, ce pourquoi il a versé les frais ? Ce candidat à qui on n’a remis ni farde,  ni formulaire, ni quoi ce soit pouvant justifier ces frais ? Le cas se comprendrait si le candidat avait été  soumis à un test. Et puisque tout cela n’a pas été fait, ne pas rembourser l’argent versé par un candidat non admis au final n’est ni plus ni moins que de l’escroquerie de la part de ces établissements.

Autres temps, autres mœurs

A une certaine époque, le candidat qui sortait du secondaire n’avait pas à se battre pour une place au supérieur ou à l’université. Le problème de son  inscription était d’avance réglé par l’établissement. Et même son logement et sa restauration. Cette époque merveilleuse où les candidats venant d’autres provinces débarquaient à Kinshasa pour l’Unikin ou l’IPN, à Lubumbashi our l’UOC, à Kisangani pour l’Université libre du Congo ! Il fallait vivre ces beaux moments avec des étudiants qui débarquent à l’aéroport comme des  » Nègres à Paris  » et qui trouvent chacun un véhicule devant les conduire jusque dans leurs chambres, au campus. De quoi s’écrier :  » O mores, O tempora  » !

Devant ce cas de conscience qui frise l’escroquerie, Théophile Mbemba Mfundu doit ouvrir l’œil, et le bon. C’est le moment de songer à la réglementation des inscriptions dans les établissements de l’ESU, et ce, pour que les candidats non inscrits ne tombent plus victimes de l’escroquerie de leurs frais d’inscription.

[Baseke Magister]


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